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Jouer collectif

12 Février 2016 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Jouer collectif

Nous avons abordé dans un billet précédent (http://www.dalett.com/casser-ses-peurs/ ) , les échanges lors d’une table ronde des Anciens de l’Insead sur la résilience.

Toujours issus de cette même réunion, quelques mots sur l’importance de collectif dans la résilience.

Mais d’abord, un extrait de notre livre « Partageons comme.. » sur la coopération chez les animaux (disponible en format Kindle sur Amazon)

Un merveilleux exemple de la puissance de la diversité et de la complémentarité est la coopération entre gnous, zèbres, autruches et girafes dans la savane africaine. Ils font le meilleur usage des forces de chacun. Le gnou a un bon odorat mais entend moins bien. Le zèbre a une bonne ouïe. Les autruches et les girafes y ajoutent une bonne vision en hauteur.

Non seulement, ils peuvent coexister autour d’un même point d’eau, mais aussi, ils ne recherchent pas tous les mêmes plantes ou la même partie de ces plantes, certains préférant les pousses tendres, d'autres les tiges plus robustes ou les larges feuilles, d’autres encore les feuilles en hauteur plutôt que l’herbe.

Quel lien avec la résilience ?

La résilience n’est pas un don ou une maladie, c’est quelque chose que chacun a en soi, avec plus ou moins de force. En fait, la résilience dépend d’abord de son caractère et de son tempérament à réagir, mais aussi et surtout sur ses expériences passées qui peuvent nous y avoir préparé. Si vous avez déjà eu des problèmes plus ou moins importants, vous avez eu l’occasion de réagir et de développer, à l’imitation d’un vaccin, des « anti-corps » qui vont développer votre capacité à la résilience.

Un des orateurs expliquait qu’il avait eu un parcours linéaire de 20 ans en entreprise, puis avait créé sa propre entreprise (avec l’appui de sa maison-mère, avant de tout perdre suite à un retournement brutal de conjoncture en 2008. Habitué au succès constant, il avait d’autant plus mal vécu le « choc ». Il s’en sorti d’une part en acceptant de faire le point et de se faire aider (c’était l’objet du billet précédent), et d’autre part grâce à l’environnement qu’il s’était construit autour de lui.

Nous vivons aujourd’hui dans un environnement qualifié de « VACU » par les anglo-saxons (Volatil, Uncertain, Complexe et Ambigüe). Nous ne sommes pas seul à le vivre ainsi. Pour mieux l’affronter et le supporter, nous devons développer notre jeu d’équipe.

Comment ?

  • Développer votre attitude de collaboration, que ce soit en la pratiquant ou en la favorisant (lorsque vous êtes responsable d’un projet, par exemple) ;
  • Créer du lien en partageant avec autrui : sachez dépasser l’attitude purement professionnelle et intéressez-vous aux autres.
  • Faites preuve de solidarité. Cela veut dire avoir un esprit d’équipe et d’entraide.
  • Respectez vos collègues, tant que dans leurs forces que dans leurs limites (nous en avons tous). N’entrez pas dans les jeux de ragots négatifs qui peuplent notre quotidien.

Cela peut vous paraître banal et pourtant nous n’avons pas appris cela à l’école et la montée de l’individualité ces dernières années, tant dans la vie sociale que professionnelle, font paraître ces attitudes comme naïves.

Dans le cas de la personne citée plus haut, qu’elle n’a pas été sa surprise, quand il était au fond du trou, de voir des personnes de son entourage, avec lesquels il avait développé ces attitudes, venir le soutenir et l’aider à en soutenir.

Alors, que pouvez-vous faire, à l’issue de la lecture de ce billet pour développer vos actions dans ces domaines ?

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