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L’écoute est-elle encore une compétence à développer ? (Gérard Rodach)

26 Novembre 2009 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

 Les théories sur le leadership proclament que le futur est à ceux qui sont à l’écoute des autres, de l’environnement, … Savoir repérer les signaux faibles, favoriser la gestion de l’information et aller à l’extérieur plus qu’avant seraient les nouvelles clés du succès des leaders. Oui, peut-être et comment alors gérer le trop plein d’informations ? Comment trouver sa voie sans ce capharnaüm ?

 

Nous croulons tous face au volume d’information à traiter. Vous avez 100 à 200 chaines de télévision à portée de main sur le câble, quelques milliers de radios (si vous y incluez celles sur le net) et des dizaines, voire des centaines d’emails par jour. Si cela ne vous suffit pas, un IPhone ou un Blackberry vous permettent de les avoir au fil de l’eau. Sans compter les multiples réunions d’échanges d’informations  qui vous permettent d’être informé.

 

Bref, écouter aujourd’hui n’est pas une sinécure : le montant d’informations à portée de mains change non seulement la manière dont votre entreprise est gérée, mais aussi votre art d’écouter.

 

Voici trois exemples de circulation de l’information dans des entreprises (liste non exhaustive) :

 

·        dans cette entreprise, plus personne ne lit les mails à l’exception de ceux de son chef direct et du chef de ce dernier. Seules arrivent encore à surnager les techniques originales (pour combien de temps ?) comme Twitter ou le message vidéo. Etes-vous surpris ? Et vous-même combien de messages lisez-vous réellement chaque jour ?  La question n’est plus d’écouter, mais de se faire entendre.

·        le deuxième exemple porte sur la gestion des connaissances (« knowledge management »). Cette approche fort à la mode ces dernières années correspond à un besoin croissant des entreprises avec l’importance accordée tant à l’innovation qu’à celui du départ des papy-boomers. A date, la majorité des entreprises ont réduit voire supprimé ces programmes, laissant chacun libre…de se débrouiller pour récupérer de l’information. Ecouter devient poser des questions. Et vous, comment gérez-vous votre transfert de connaissances ?

·        Le troisième exemple est tiré de l’expérience actuelle d’une grande entreprise qui a donné à 500 managers clés à titre de test un Blackberry. Le résultat est intéressant : les réunions sont moins productives et le volume d’emails a doublé ! La direction envisage de reprendre les appareils… Et vous, votre smartphone vous a-t-il fait gagner ou perdre du temps ?

 

En bref, l’image de l’entreprise autiste où seul le leader en circulant pouvait capter de l’information est bien morte. En effet, peut-être que vous devez écouter plus qu’auparavant, mais comme le nombre de personnes qui parlent a cru exponentiellement, le résultat est une cacophonie pleine de signaux contradictoires.

 

Cela signifie que vous devez développer deux compétences pour mieux écouter :

 

·        vous devez apprendre à devenir un sourd sélectif : ignorer volontairement certains messages devient une compétence clé (au même titre que savoir aller à l’essentiel dans son flot d’e-mail)

·        vous avez aussi à devenir plus philosophe sur les critiques et remarques acerbes que vous pouvez entendre ou lire sur internet. Comme précédemment, il ne s’agit pas de toutes les entendre ou de toutes les ignorer, mais plus simplement de savoir en tirer parti : peut-être y a-t-il dedans des messages qui peuvent vous aider à progresser.

 

Ecouter, oui mais moins et mieux.  C’est cela aussi trouver sa voie pour progresser.      

Gérard Rodach  

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Progression de carrière, reconversion, …pour réussir, faut-il de la chance ? (Gérard Rodach)

20 Novembre 2009 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

 

Comme vous pourrez l'entendre dans la vidéo ci-jointe, oui, il faut de la chance. Cette chance-là, c'est une compétence et une compétence qui se travaille.

 

Elle se travaille de quatre manières : faire preuve de curiosité, développer un réseau, savoir tirer parti d'un échec et rebondir et anticiper.  

 


 

Vous en voulez savoir plus ? Plongez-vous dans "Trouver sa voie".  Ce livre aborde tous ces thèmes (et bien d'autres) !

Bonne lecture

Gérard Rodach

Gérard Rodach

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Le bilan de compétences, outil du passé ou de l’avenir ? (Gérard Rodach)

11 Novembre 2009 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Le bilan de compétences est un processus normé qui vous permet de faire le point sur vos compétences acquises et ainsi de pouvoir identifier des pistes de développement professionnel au sein du même métier ou dans un autre univers.

 

En entreprise, nous constatons souvent que le bilan de compétences est associé à un constat de semi-échec : échec de l’entreprise, qui n’a rien à vous proposer et / ou réduit ses effectifs ; échec du postulant, qui est dans une impasse et doit rechercher d’autres voies.

 

Bien sûr, il peut être aussi un outil de développement, de projection sur l’avenir, de progression professionnelle. C’est le cas dans certaines entreprises qui l’habillent d’un autre nom : « coaching de développement », « parcours de réussite », …

 

Alors, vous hésitez à demander à faire un bilan de compétences pour ne pas vous voir taxer de pessimiste ou d’insatisfait. Pourtant, il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

 

Un bilan vous aide à faire le point sur vos compétences tant innées qu’acquises, et de pouvoir élargir votre horizon : cela peut être au sein même de votre activité, de votre département, de votre entreprise ou bien encore à l’extérieur.

 

C’est juste une question d’approche. Le bilan traditionnel est plus axé sur l’expérience passé : à partir de cela, le consultant vous accompagne dans vos réflexions sur l’avenir. C’est en général bien fait et par des professionnels qui sont intègres. Ces bilans ont toutefois une limite. Si vous savez où aller, cela vous aide à vérifier si vous en avez les capacités et les moyens.

 

Dans le cas contraire (vous êtes insatisfait de là où vous êtes, mais vous ne savez pas où aller), cela ne vous avance guère. En tant que consultant habilité FONGECIF, nous entendons ces frustrations de la part de personnels qui ont mal vécu des expériences bilan.

 

C’est pour répondre à ce besoin que nous avons développé une approche basée sur la méthode NEWS  qui part non pas du passé mais du futur, vous permet d’examiner les activités potentielles possibles et ensuite fait le point sur vos compétences, lève les freins (réels ou psychologiques) et vous aide à tracer la route pour y parvenir.

 

Voici l’histoire d’Anatole (nom fictif, mais histoire réelle) : «je suis devenu ingénieur parce que mon père est ingénieur et que j’adore la technique. Me voici aujourd’hui, à 35 ans, responsable d’une équipe. Je suis apprécié dans mon travail et mon entreprise passe bien la crise. Donc pas de soucis de ce côté. C’est moi qui me pose des questions : je passe de plus en plus mon temps à animer des hommes, à faire des prévisions budgétaires, … alors que c’est la technique, le maniement des outils, la pratique, le travail en équipe qui me passionnent. Mes parents et mes amis me disent de rester au chaud et de bricoler le week-end. Mais moi, je ne me vois pas jusqu’à la retraite manier des papiers quand j’aime créer et produire. Que faire ? »

 

Anatole n’aura pas nécessairement la réponse avec un bilan classique, non pas parce que le consultant ne saura pas l’y conduire, mais tout simplement parce qu’il n’entrera pas dans le jeu du déroulement classique (parler du passé avant de parler du futur).

 

En savoir plus ? Nous en reparlerons la semaine prochaine…  

Gérard Rodach (grodach.dalett@gmail.com)

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Pourquoi lire notre livre ?

5 Novembre 2009 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Aviad Goz et Gérard Rodach ont le plaisir de vous offrir en avant-première l'introduction de notre livre.

Trouver sa voie ? Pourquoi ? Vous êtes sur un chemin, bon ou mauvais selon votre appréciation, et c’est votre chemin. Vous êtes déjà passé par d’autres croisées des chemins, des moments où vous avez dû faire des choix qui vous engageaient à plus ou moins long terme : vos études, vos stages, votre mariage, votre logement, votre premier
emploi… et vous voilà, là où vous êtes.


Vous pouvez toujours penser qu’une fois sur ce chemin, vous allez continer votre route cahin-caha. Toutefois, la vie vous rattrape, avec ses aspects positifs et négatifs : nouveaux métiers, nouvelles opportunités, mais aussi divorce, licenciement…


Alors, un jour, à l’occasion d’une croisée des chemins un peu plus âpre (une pression trop forte au travail, un divorce, une fatigue du quotidien), vous réalisez que vous n’êtes pas là où vous devriez être. C’est ce que s’est dit un jour Alfred Nobel.


Connaissez-vous la véritable histoire d’Alfred Nobel ? C’était un chimiste suédois, passionné d’inventions et qui devint milliardaire grâce à ses découvertes de la dynamite et du détonateur. Lorsque son frère mourut, le journal fit une confusion et publia sa nécrologie (et non celle de son frère). Il découvrit alors qu’il était perçu comme un marchand de morts. C’est ce qui le décida à créer le prix portant son nom. Aujourd’hui, Alfred Nobel est célèbre, mais pour d’autres raisons que ses découvertes « explosives ». Ainsi, même s’il vous est impossible de faire marche arrière, vous êtes libre, à partir du moment où vous le décidez, de repartir et d’écrire une nouvelle fin à votre histoire. Quelle nouvelle histoire voulez-vous
 écrire ? Celle qui vous a conduit là où vous êtes, celle qui laisse la part belle au hasard ou bien encore la vôtre ?


Tout le propos de ce livre est de vous aider à trouver « votre » voie. Que votre croisée des chemins soit personnelle ou professionnelle, son approche structurée autour de la méthode
N.E.W.S. vous permettra non seulement de trouver votre direction, mais aussi de lever les freins qui peuvent entraver votre chemin, de vous assurer que cela est en rapport avec vos valeurs et de bâtir un plan d’actions pour y parvenir.

Vous ne ferez pas ce voyage seul. Vous suivrez les parcours  de Michèle, Jean-Luc (dans cette première partie) et Stéphane (dans la deuxième partie) qui illustreront les étapes et outils contenus dans cet ouvrage.

Un ouvrage pratique qui vous conduira à trouver votre voie.

A bientôt !

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Gestion des priorités ou multitâche ? (Gérard Rodach)

4 Novembre 2009 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

 Une étude* récente des chercheurs de l’université de Stanford (Californie, USA) révèle que les accrocs du multitâche ont souvent un mauvais rendement dans nombre de leurs activités : ils ont du mal à se concentrer, ils sont distraits plus facilement et ils ont plus de mal à organiser l’information. L’étude, ici,  est basé sur 100 étudiants classés plus ou moins multi-tâches. 

 

Ce qui est paradoxal  c’est que les chercheurs cherchaient ce qui rend les  « multi-tâcheurs » plus efficaces ; Ils pensaient découvrir quelque qualité rare et ils ont trouvé le contraire. 

 

Pour un non adepte du multitâche, les études ne sont guère étonnants. Tout un chacun est soumis aujourd’hui à un état de stress, des déluges d’informations contradictoires et de multiples sollicitations. Le plus vous êtes multitâches, le plus vous vous interrompez dans ce contexte. C’est le principe comptable du LIFO : « Last in, First out » c’est ce qui vient en dernier qui est traité de suite. Malheur aux longs projets.    

 

Le cœur du problème, disent les chercheurs, c’est que les multitâches pensent qu’ils excellent dans ce qu’ils font et qu’ils font tout pour convaincre leur entourage qu’ils le sont. 

 

Les mono-tâches en retirent un complexe d’infériorité.  Un des interviewés mono-tâche, lors de l’étude,  déclare : « je ne peux faire qu’une chose à la fois, et quand je vois un collègue écrire tout en répondant au téléphone et en classant ses papiers, j’ai l’impression d’être lent.» 

 

Rappelez-vous la fable du lièvre et de la tortue. Même si vous savez que la tortue gagnera à la fin, qui ne préfère pas être le lièvre, vif et agile ? 

 

« Alors, docteur, comment guérir ? » me diriez-vous ? C’est là où il est important de repartir sur ce que vous voulez vraiment. Subissez-vous plus ou moins ce que vous vivez ou pensez-vous que vous pouvez agir pro-activement ? Si vous subissez, attendez-vous  à la fatigue, au stress et à la désillusion. Si vous agissez (même pour une part), vous y gagnerez confiance en vous ? Comment ? J’y reviendrai la semaine prochaine. Si c’est trop long, écrivez-moi ou…lisez le livre

 

Gérard Rodach

grodach.dalett@gmail.com  

 

*Etude publiée dans les annales de l’Académie National des Sciences (24 août).   

 

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