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Le management par les vœux par Gérard Rodach

25 Décembre 2009 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Passer du management par objectifs au management par les vœux, une nouvelle approche plus motivante.

 

Nous avons l’habitude en cette période de l’année de faire des vœux. Ceux-ci peuvent être indépendants de notre volonté (« les vœux pour la paix dans une région du monde »),  porter sur quelqu’un d’autre (« je souhaite qu’untel réussisse ») ou bien avoir une valeur d’objectifs pour nous-mêmes (« réussite matérielle ou sentimentale »).

 

Les vœux sont un peu comme les promesses, ils n’engagent que ceux qui y croient. Toutefois, ils ont un avantage : ils peuvent être émis par nous-mêmes ou par des gens qui nous sont proches, qui nous veulent du bien et ils sont, si ce n’est totalement atteignables, du moins réalisables pour partie.

 

Les vœux que nous intégrons dans notre mental sont ceux qui vont nous guider dans l’atteinte de nos objectifs. Les vœux, c’est une forme de soutien morale pour la réussite de ces derniers. C’est le principe des champions sportifs : y croire, c’est une partie de la réussite. C’est là en quoi ils différent des objectifs. Un objectif dans notre monde aujourd’hui de l’économie  est atteint ou pas : c’est 100% ou pas grand-chose à gagner (voire beaucoup à perdre).

 

Le management par objectifs a été développé dans les années 60 pour justement galvaniser les énergies dans une même direction. Cela fonctionne si les objectifs sont « SMART » : Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et fixés pour une limite de Temps. Tant que les objectifs répondent à ces critères tout va bien. Dès que la règle est changée, les objectifs deviennent « SMURT », c'est-à-dire « Utopiques » et dans ce contexte jouent le rôle inverse : ils démotivent au mieux.

 

La généralisation du management par objectifs, les tensions sur les marchés, la pression sur les managers et la financiarisation de la société ont conduit à un abus des méthodes SMURT. Tôt ou tard, en ce début d’année, vous recevrez vos objectifs dans votre entreprise. Certains vous motiveront, d’autres vous rendront anxieux (peur de perte de primes, voire du travail) et d’autres encore simplement indifférents.  

 

Par contre, vous avez toute latitude pour faire des vœux pour vous et vos collègues ou équipes. Un vœu est plus facilement SMART et ne nécessite pas 100% d’atteinte. Que pouvez-vous émettre comme vœux ?  Par exemple, des vœux de développement personnel ou professionnel, en bref des vœux  pour le futur de ceux qui vous entourent. Faire le vœu que quelqu’un développe son leadership ou sa confiance en lui, c’est lui montrer votre confiance et lui donner un capital d’estime qui va l’aider tout au long de cette année (et ainsi atteindre tout ou partie de ses objectifs).

 

Alors, quels vœux souhaiteriez-vous entendre de la part de ceux qui vous entourent ? Et vous-mêmes, quels vœux allez-vous adresser à ceux qui vous entourent ? Qu’allez-vous faire pour aider à leur réalisation ?

 

Pour ma part, je fais le vœu que vous réussissiez pleinement sur le plan du développement de vos compétences personnelles et professionnelles. Mes blogs (www.herculemartinmanager.com et www.trouversavoie.org  joueront leur rôle pour y contribuer).

 

Bonnes fêtes !  Tous mes vœux de développement personnel et professionnel ! Que l’année à venir vous aident à devenir pleinement ce que vous êtes, ce qui fait votre Valeur Ajoutée, votre différence !                    

 

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La méthode NEWS est-elle faite pour vous ?

19 Décembre 2009 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Une réflexion pour les fêtes de fin d'année

Vous pouvez toujours considérer que vous n'avez pas le choix en 2010 : vous avez pris le moins mauvais travail, celui qui vous assure de la sécurité et que la protection de votre revenu, de votre famille, de votre statut, de votre lieu de résidence, de votre futur et j'en passe... vous oblige à rester dans la situation où vous êtes. Alors cette vidéo est pour vous.    




Scène anthologique de management


Vous pouvez aussi penser que travailler dans cet environnement est tout sauf motivant, que travailler ainsi ne passionne guère et que souvent vous faites au mieux et que vos résultats vous causent du stress. 

Peut-être que 2010 vous ouvrira vos yeux et que vous réfléchirez à "vous" : si je fais ce qui me convient, ce pour quoi je suis fait, je serai alors motivé et obtiendrai alors de biens meilleurs résultats. La méthode NEWS est là pour vous.    


Bonnes fêtes de fin d'année

Gérard Rodach
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Estimez-vous les uns les autres (Gérard Rodach)

10 Décembre 2009 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Un scoop : le collaborateur dans l'entreprise n'est pas une simple ressource pressurable à volonté, mais un être humain sujet à des émotions. La phrase vous surprend ? Rappelez-vous la signification du sigle "DRH" qui côtoie au comité de production le Directeur de production, en charge des machines.

Ce que la notion de "Ressources Humaines" ne traduit pas, c'est que le travail est un lieu où nous jouons notre identité et plus encore l'estime de nous-mêmes. Lorsque nous ne nous y plaisons pas ou que nous ne sommes pas reconnus, notre démotivation n'altère pas seulement notre relation à l'entreprise, mais aussi nous-mêmes.

D'abord, quelques définitions (source : les ouvrages de Rosette Poletti):
 L'estime de soi est le résultat du regard qu'une personne porte sur elle-même.
 La confiance en soi repose sur l'identification des ressources nécessaires pour faire face à la diversité des situations.
 L'image de soi, c'est ce que la personne perçoit d'elle-même.
 L'idéal de soi, ce que la personne souhaiterait être. L'estime de soi se construit à la fois dans le regard de l'autre et dans la comparaison entre ce que nous imaginons être et ce que nous souhaiterions être.

Votre niveau d'estime de soi va dépendre d'une part des signes d'affection (amour, reconnaissance) que vous renvoient les autres, d'autre part de votre reconnaissance légale en tant sujet de droit, avec des droits et des devoirs et enfin de votre sentiment d'appartenance à une communauté (solidarité).

Si cette estime de soi se construit tôt dans la vie, elle n'est jamais pleinement stabilisée. Elle est le résultat d'une interaction entre le sujet et le monde. Or, nous n'avons pas la même résistance et la répétition de situations d'échecs, le manque de récompense ou de feedback peuvent conduire à une perception négative de soi-même, de son environnement et de son avenir.

Or, des études faites par Gallup aux USA ou EADS récemment en France ont révélé que 70% des personnes ont le sentiment de subir leur travail : elles sont, pour la plupart, dans un modèle de survie : "pour gagner ma vie, je n'ai pas le choix et je travaille là où je ne suis pas trop mauvais". Quand vous entrez dans ce schéma, non seulement vous diminuez votre estime de vous-même, mais en même temps vous projetez votre "négativité" sur les autres, d'où l'importance de sortir de ce système tant pour soi que pour les autres.

C'est là où le modèle NEWS vous apporte un "plus", puisqu'il vous fait entrer dans un modèle d'épanouissement basé sur vos talents et vos motivations. Vous inversez alors la spirale. Oui, mais comment faire ? Nous en reparlerons la semaine prochaine

Gérard Rodach
grodach.dalett@gmail.com

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Un remède contre le mal de mer ? par Gérard Rodach

3 Décembre 2009 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Le mal de mer n’affecte pas seulement ceux qui vont en bateau. Cela peut vous arriver sur des montagnes russes dans un parc d’attraction, en voiture, comme passager d’un chauffeur un peu rude (ou sur une mauvaise route)ou bien encore…lors des changements de cap permanents de votre entreprise.  Ce n’est pas le plus recherché, mais dans ce cas la sensation dure des semaines, voire des mois.

Dans sa dernière publication, le cabinet de conseil Mc Kinsey a interviewé quatre responsables de la stratégie de grandes entreprises (Boeing , Estée Lauder, Smith et Visa).

Quelques verbatim :

  • « maintenant, il faut prendre en compte l’impossible. Je pensais qu’il y avait des scénarios qui ne pouvaient se produire. Je dois les classer en probables »
  • « prédire le taux de croissance d’un marché est illusoire »
  •  « la stratégie est remise en cause tous les trimestres lors des révisions budgétaires »
  •  « une stratégie doit être en ligne avec l’évolution de votre organisation qui elle-même impacte vos processus. Ces derniers sont-ils suffisamment flexibles pour répondre à nos nouvelles orientations stratégiques ? »
  • « nous devons revoir la notion de long terme »
  • « il devient impossible de motiver des collaborateurs sur une ligne stratégique qui est basée sur le changement continuel »
  •  

Je vous rappelle qu’il ne s’agit pas de Pme ou d’entités capables d’orienter leur production à court terme, mais de Boeing par exemple. Dans ce contexte, vous deux possibilités :

Soit  vous vous raccrochez tant que bien que mal à la barre de votre bateau et « souffrez » en silence en attendant une hypothétique mer calme (la retraite ?
 
Soit vous faites la part des choses entre le destin de votre entreprise et le votre (ou celui de votre équipe). Il est possible pour vous de vous fixer une ligne de progrès, de montée en compétences par exemple, qui  vous permet de développer vos compétences pour rebondir sur des opportunités (au sein de votre entreprise ou ailleurs). Cela nécessite d’y consacrer 5 à 10% de votre temps par semaine (de toutes façons, vous ne pourrez jamais tout faire) et de lire « Trouver sa voie » (non remboursé à date par la Sécu, mais cela peut venir) .  

La méthode ne s’applique pas seulement dans des changements de carrière, mais plus pragmatiquement dans tous les croisements de la vie professionnelle. Il y a de bonnes chances que vous soyez à l’un d’entre eux et, malheureusement, il n’y a guère de chances que la mer se calme de sitôt. Votre  entreprise survivra sûrement, mais le bateau va être secoué. Alors rappelez-vous : en voiture ou bateau, celui qui conduit, même s’il ne maîtrise qu’un peu plus les choses que ses passagers est en général celui qui a le moins le mal de mer.

Si la lecture du livre et son éventuel prolongement ne vous passionne pas, rassurez-vous, il reste les stages sur les risques psycho-sociaux.

Gérard Rodach

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