Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Etes-vous prêt à être un manager de NEWS man (ou woman) ?

30 Janvier 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Quel est le profil de ceux qui ont tiré profit de la méthode NEWS autour du livre « Trouver sa voie » ou mieux, d’un coaching ?
Je me suis inspiré pour ce texte à la fois de mon expérience et de ceux de mes confrères coachs.

Le NEWS man (ou woman) a une nouvelle définition de l’équilibre vie privée / vie pro. L’une et l’autre sont mêlées, mais ont chacune un sens complémentaire. Ainsi, la place du travail, le sens de celui-ci, la famille et la diversité des rapports sociaux sont étroitement liés.

Sur le plan professionnel, ils recherchent un job qui ait du sens, une rémunération équitable et des encadrants et pairs à l’écoute. Ils ne cèdent pas facilement aux chants des sirènes qui leur font un numéro pour les embaucher puis les oublient sur le plan de leurs aspirations individuelles. Ils ne sont pas des numéros et ne savent pas travailler juste pour l’alimentaire en attendant la fin de la journée pour commencer la vraie vie. Il est clé pour eux de travailler et d’avoir une vie sociale avec des gens qu’ils apprécient et ont un côté franc et direct.

Quand ils ne savent pas, ils demandent. Quand ils savent, ils partagent. Ils attendent de leurs responsables de savoir les éduquer dans toute nouvelle fonction et les aider à comprendre ce qui est attendu d’eux. On n’est plus avec eux dans le « comment faire », mais dans le « pourquoi faire ».

Ainsi, il faut savoir leur présenter les règles, expliquer ce qui est attendu et pour communiquer avec eux, être authentique. Ils ont appris au travers de la boussole NEWS à prendre conscience de leurs envies et de les assumer, à en parler et à développer leur singularité. Leur cadre de vie vous paraîtra étrange, mais il vous fera développer, à leur contact, votre quotient émotionnel.

Vous grandirez avec eux.
Lire la suite

Cas de coaching n° 1

23 Janvier 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Progressons par l’échange ! Je vous propose un cas de coaching. Quelles réflexions vous suscite-t-il ?  

 

Mon client travaille dans un cabinet international de stratégie.  En 2009, nombre de ses collègues sont partis volontairement ou non. Depuis, il est conduit à travailler très tard le soir, voire le week-end. Le reste du temps, il est incapable de parler à sa famille et se vautre devant la télévision en zappant. Il se dit qu’il devrait chercher un autre travail, mais estime ne pas avoir de temps disponible. De plus, il est entré dans ce domaine pour s’enrichir et craint son échec social. Enfin, il ne sait pas quoi faire, sa profession étant sinistrée.

 

Ma réflexion

 

Voilà un excellent exemple de spirale négative. Sa situation en termes de charge de travail ne devrait guère s’améliorer, ce qui limite le temps de sa recherche et de réflexion. Au final, cela l’arrange peut-être parce que ce mode de vie de vie lui évite de remettre en cause les valeurs qu’il s’est choisi. En fait, il y a deux situations : une à court terme = trouver un mode  de fonctionnement plus approprié et une à moyen terme = se donner un nouvel horizon et se reconstruire.

 

Sur l’horizon à court terme, il y a deux façons de traiter la question. La première, à priori la plus simple est de travailler moins et de mettre des limites. J’ai bien dit « à priori la plus simple », parce que si le contrat de stratégie n’est pas exécuté  dans les temps, il peut craindre de perdre son emploi.

 

La deuxième est d’inverser les priorités en se donnant 5 à 10 % de son temps officiel (rappel : 35 heures !) soit 5 heures environ pour chercher un nouveau travail. Cela ne sera peut-être pas suffisant, mais le but à court terme est de le sortir de sa spirale infernale (« quand j’aurai le temps, je ferai ceci ou cela ») et de le rendre proactif. L’envoi de CV à des chasseurs de têtes peut le conduire à rencontrer des interlocuteurs extérieurs qui l’aideront à sortir de son isolement et à restaurer sa confiance en soi parce qu’il n’est pas forcément dans un cul-de-sac : ils lui indiqueront des axes auxquels il ne pense pas à date.

 

Il lui sera loisible de réfléchir en écho de ce qu’il entendra sur ce qu’il veut vraiment faire à terme et de reconstruire sa vision.

 

Et sa charge de travail, me direz-vous ? Quand il y consacre 80 heures par semaine, cinq heures de moins ne pèsent pas lourd (Loi des rendements décroissants : plus on travaille, moins on fait bien les choses.)

 

La méthode NEWS vous donne les outils pour décortiquer cette situation.

 

Et  vous qu’en pensez-vous ?     

Lire la suite

Management lessons : values and leadership

17 Janvier 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Some people asked for a translation of my previous article. Here it is. 

 Abstracts of an Mc Kinsey Quaterly article : Paul Polman's interview 

 Adam Bird: If you were to isolate a lesson—a key lesson—that you’ve learned as a manager, what would it be and how did you learn it?

Paul Polman: There are different lessons, I think, to be learned. I think the first thing is [to be] purpose driven and [to have] values—that, I think, is very important. And [what] I think over my career is, if your values, your personal values, are aligned with the company’s values, you’re probably going to be more successful longer term than if they are not.

If they are not, it requires you to be an actor when you go to work or to be a split personality. If these values are totally aligned … We all know that work–life balance has more and more become a life balance of which work is part of. So, it’s very, very important.

The second lesson, I think, that permeates all of this is the importance of people. At the end of the day, especially where we are sitting right now in positions of leadership, it is the quality of the people, the investment in people. And long ago—I think I have understood perhaps a little bit later in my career than you normally want—in the beginning, you’re self-centered. But at the end, you understand that if you invest in people, they invest in you, and your business is going to be successful.

[...]
Adam Bird: And that is how you would define leadership? That’s your personal definition that has emerged for you?

Paul Polman: Well, I don’t have a personal leadership definition, because, as I said, there are different styles of leadership. But actually, everybody is a leader, as far as I’m concerned.

And my definition of leadership is very simple: if you positively influence someone, you are a leader. I was in Kenya last week, and there was a girl—12 years old— starting a program in her school for the HIV-infected students, which there were quite a lot of. She was a leader.

This is all what you 'll find in NEWS method, which is developped in our book.
Lire la suite

Vos motivations et valeurs sont-elles en ligne avec celles de votre activité professionnelle ?

14 Janvier 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

 « McKinsey Quartely », revue du cabinet de conseil Mc Kinsey publie cette semaine une interview du PDG d’Unilever. 

 

En voici un extrait :

 

Adam Bird: Si vous ne deviez ne retenir qu’une leçon de ce que vous appris en tant que manager,  quelle serait-elle et comment l’avez-vous appris?

 

Paul Polman:. Je pense que la première chose est d’être motivé par un but en cohérence avec ses valeurs. Je pense, en regardant ma carrière, que si vos valeurs, vos valeurs personnelles, sont alignées sur les valeurs de l'entreprise, vous allez probablement avoir plus de succès sur le long terme que si elles ne sont pas. Si elles ne sont pas, cela vous oblige à jouer un rôle quand vous allez au travail ou bien d’avoir une double personnalité...

Nous savons tous que la conciliation travail-vie a de plus en plus de chance de devenir un choix de  vie dont le travail fait partie. Donc, c'est très, très important.

 

La deuxième leçon, je crois, qui imprègne tout cela est l'importance des gens qui travaillent avec vous.  À la fin de la journée, surtout lorsque nous sommes dans un rôle de leader, c'est la qualité de vos collaborateurs et l'investissement que vous avez fait pour eux (qui fait la différence). Je crois que j'ai compris cela, peut-être un peu tard dans ma carrière. Au début de celle-ci, vous êtes autocentré sur vous-même. Plus tard, vous réalisez que si vous investissez dans les gens, ils investissent en vous, et votre entreprise sera couronnée de succès.

[…]

 

Adam Bird: comment définissez-vous le leadership?  Quelle est votre propre définition ?

 

Paul Polman:  […]il existe différents styles de leadership. En réalité, tout le monde est un leader. Ma définition du leadership est très simple: si vous avez une influence positive sur quelqu'un, vous êtes un leader. J'étais au Kenya la semaine dernière, il y avait une jeune fille de 12 ans, qui lançait un programme dans son école pour les élèves infectés par le VIH (il y en a de nombreux). Pour moi, elle était un leader.

 

Je pense que la clé est que les gens soient eux-mêmes. Il faut pour cela avoir une bonne boussole intérieure. C'est plus important que tout.

 

Que dire de plus ? C’est tout cela la philosophie de NEWS : vous proposer une boussole qui vous permette d’aligner vos valeurs, votre vie professionnelle et vous-même.   

 




Lire la suite

Alors, heureux (au travail) ? Par Gérard Rodach

9 Janvier 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Le mot travail (du latin « tripalium » = instrument de torture) n’évoque pas forcément le plaisir, mais plutôt stress, fatigue, ennui. Comment rendre notre activité professionnelle la plus profitable possible ?

 Le mot « heureux » n’est pas un mot simple à définir. Pour certains, cela signifie le plaisir à avoir à se lever le matin, pour d’autres le sens de la mission… pour vous faire une idée de votre niveau de satisfaction, voici un questionnaire à remplir en prenant en compte votre ressenti.

Indiquez pour chaque question votre degré de satisfaction. En notant chacune de vos réponses de 1 à 7 (1 = totalement insatisfait, 7, = totalement satisfait) et faites-en la moyenne :

1. Conditions physiques et matérielles
 2. Liberté de choix des méthodes de travail
3. Rapports avec collègues et collaborateurs
4. Reconnaissance du travail effectué
5. Rapport avec le supérieur direct
6. Etendue de vos responsabilités
7. Niveau de rémunération
8. Mobilisation de vos compétences
9. Relations entre équipe et management
10. Perspectives d’évolution

La première étape pour en tirer parti est d’analyser votre score. Si celui-ci est inférieur à 4,5, il se situe en dessous de la moyenne (Etalon de mesure : 50.000 personnes en U.K avec un score moyen de 4,47. Source : « Measures of job satisfaction » de Stride, Wall et Catley, éditeur Wiley). 

La deuxième n’est pas de justifier le pourquoi de telle ou telle réponse, mais plutôt de reprendre le contrôle de la situation. Selon l’approche NEWS (développée dans « Trouver sa Voie »), il vous faut définir votre « NORD », c'est-à-dire ce qui est clé pour vous, ce qui vous correspond en termes d’objectifs. Nous reviendrons ultérieurement sur la façon de définir son NORD.

En attendant, voici quelques questions de réflexion autour de ce questionnaire :
- Globalement, êtes-vous suffisamment heureux dans votre travail pour vouloir vous y sentir encore mieux ?
- Si oui, lesquels de ses aspects actuels sont à la fois les plus problématiques et les plus importants à vos yeux ?
- Si non, jusqu’à quel point vous voyez-vous comme victime ?
- Avez-vous déjà été aussi heureux ou malheureux dans d’autres postes ? - Etes-vous plutôt de nature positive ou tendez-vous à l’insatisfaction permanente ?
- Au final, vous sentez-vous responsable de votre propre bonheur ?

 Améliorer sa situation implique de modifier les paramètres qui ne vous satisfont pas. Cela peut nécessiter de travailler sur vous, de changer de fonction, voire de quitter votre entreprise. Prenez le temps d’analyser ce qui rendra plus heureux : un meilleur rapport aux autres, un contexte avec du sens pour vous ou la levée de certains freins en vous…
Lire la suite

2010, l’année des petits pains au chocolat !

4 Janvier 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

-Savez-vous interpréter les rêves ?
- Ceux des enfants, bien sûr, c’est ma spécialité. Ceux des adultes parfois. Allez-y, racontez-moi votre rêve.

C’est en ces termes qu’Hercule Martin* interpelle le Père Noël. Ils sont assis chez Hercule devant un bon feu de cheminée. Depuis quelques années, le Père Noël a pris l’habitude de venir saluer son ami Hercule, une fois le rush du 25 décembre passé. Au fil des ans, une relation faite de connivence et de confiance s’est établie entre eux.

 -J’ai fait cette nuit le rêve suivant : je suis dans une petite ville animée avec plein de commerces actifs. Je baguenaude tout à mon aise. C’est curieux : il fait jour, le ciel est bleu, mais les immeubles et pâtés de maison sont plus ou moins visibles. J’arrive devant un pâté de maison complètement opaque. J’ai beau essuyer mes lunettes, rien n’y fait. Je me renseigne auprès des badauds : ils ne semblent pas y prêter attention. Je vois pourtant des gens entrer et sortir de ce brouillard. Je suis l’un d’entre eux qui y entre et, surprise, je me retrouve dans un commerce éclairé par la lumière naturelle où les gens s’activent. De là, je vois bien l’extérieur, là où j’étais quelques minutes auparavant. Je m’enquiers discrètement si c’est un lieu secret. Mes interlocuteurs sont surpris et ne comprennent pas. Ils ont des échanges actifs avec les autres habitants et commerces de la ville et s’étonnent qu’ils soient invisibles. A la réflexion, ils disent que leur activité a un peu baissé depuis que la ville a connu de grandes transformations. Peut-être que les nouveaux habitants ou étrangers comme moi ne les connaissent pas ou plus. Je ressors facilement dans la rue, me retourne et à nouveau, je ne les vois plus. J’interroge les passants : certains les voient, d’autres non. Je leur crie : « regardez, regardez », tout le mode rit et me prend pour un fou, cela m énerve et…je me réveille.
- « Hum, hum » dit le Père Noël. « Quelle est votre interprétation ? »
- Je ne sais pas. On dirait que les gens sont frappés par un charme.
 - Dites-moi, Hercule, vous m’avez bien dit que la ville a connu quelques transformations et qu’il y avait de nouveaux habitants ?
 -Oui, effectivement. - « Il était myope, voilà tout, il vivait dans un monde flou où les nuages volaient bas ». Avez-vous déjà entendu cette phrase ?
 - Euh, non ! Nietzsche ? Confucius ? Pascal… ?
- « Joe Dassin » lui dit le Père Noël en riant aux éclats. « C’est extrait de la chanson : le petit pain au chocolat » et il lui sifflote quelques mesures.
- « Ah oui », dit Hercule, un peu penaud. «Quel est le rapport ? »
 - Vous essayez de voir avec vos lunettes du passé et cela ne fonctionne pas. Vous voyez ce que vous connaissez, mais vous ne voyez pas ce qui est nouveau, différent ou ne vous convient pas : alors, vous préférez ne pas le voir, tout comme les autres habitants de cette ville. Il y a quelque temps, mes lutins et rennes m’ont accueilli avec cette chanson et ils m’ont offert de nouvelles paires de lunettes. Je n’en voyais pas sur le moment l’utilité, mais quand je les ai chaussées, j’ai compris.
- ???
- Mes lunettes précédentes me permettaient de voir loin, mais j’ai réalisé que ma vue de près était brouillée et que je ne voyais pas ce qui avait changé autour de moi. J’ai compris qu’il ne suffit plus de comprendre et de décider, mais qu’il fallait aussi partager.
-Je me vois mal passer mon temps à discuter avec tout un chacun ! On va me prendre pour un orgueilleux ou quelqu’un qui doute.
 - Hercule, cela n’intéresse personne ce que vous faites. Ce que vos interlocuteurs veulent, ce sont des passerelles d’échanges : que pouvez-vous leur apporter en réponse à leurs besoins ? Qu’attendent-ils de vous ?
-Vous voulez donc dire que dans mon rêve, il ne suffisait pas dire aux habitants ce qu’il y avait à voir, mais qu’il fallait aussi leur donner envie de le voir : ils verront les commerces qui les entourent s’ils y trouvent un intérêt.
- Tout à fait. En 2010, plus que jamais, nous devons aller vers les autres et faire savoir en quoi nous pouvons mieux collaborer au lieu d’imaginer qu’ils nous connaissent ou d’attendre qu’ils nous le demandent.
-J’ai tout compris ! Avec de nouvelles lunettes, nous nous verrons mieux les uns les autres et nous partagerons les petits pains au chocolat ! Alors bon appétit et bonne année 2010 !

* retrouvez l’historique des histoires d’Hercule Martin sur http://www.herculemartinmanager.com/index.php/2009/01/04/235-soyez-bons-et-l-annee-sera-bonne
Lire la suite