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Savez-vous prendre du recul ? par Gérard Rodach

27 Juin 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Nous avons traité la semaine dernière les limites du « multi-tachisme » (au-delà de ses quelques gains). L’une des causes de ce phénomène est la multiplication des outils télécoms et internet qui peuvent vous rendre très vite « dépendant». Ces outils peuvent être aussi bien l’ordinateur avec internet, les Smartphones ou l’Ipad. Quel est votre degré d’addiction ? Comme nous ne sommes pas forcément objectifs avec nous-mêmes, proposez le questionnaire à votre entourage : leur regard est un excellent miroir.    

 

En effet, l’impact sur les relations humaines est une des conséquences premières de cette (ou ces) addiction(s). Les accros de l’internet passent progressivement de moins en moins de temps dans la vie réelle au bénéfice d’un temps en solitaire face à l’écran ou leur Smartphone.

 

Vous pouvez penser (ou espérer) qu’il ne s’agit que d’une phase transitoire de découverte de votre dernier outil. Malheureusement, cela n’est pas souvent le cas, et votre entourage doit faire face à votre colère ou à votre anxiété souvent provoquée par le sentiment d’être « dérangé » dans vos occupations.

 

Voici le questionnaire à soumettre à votre partenaire, ami ou collègue :

 

A quelle fréquence ou dans quelle proportion (notez  chaque réponse de 1 à 5, 1 = rarement ou peu, 5 = toujours ou beaucoup) penses-tu que …

 

1.      je m’isole sur Internet ?

2.      je néglige mes tâches familiales, amicales ou autres pour passer plus de temps sur le net ou mon Smartphone ?

3.     tu te plains du temps passé par moi avec ces outils ?

4.      mon travail est-il impacté par cette relation à l’ordinateur ?

5.      je commence d’abord par regarder mes e-mails avant tout autre tâche ?

6.      je semble détacher de mon environnement extérieur quand je suis sur mon outil ?

7.      je me mets sur la défensive quand on me pose des questions sur ce que je fais en  ligne ?

8.      je crie ou proteste lorsque je suis dérangé ?

9.      je semble préoccuper par l’urgence de retourner sur le net ?

10.  je cache ce que je fais en ligne ?

 

Quelques niveaux d’interprétation

 

Votre entourage vous donne

o       entre 10 et  24 points : vous semblez garder le contrôle sur ces outils.

o       entre 25 et  39 points : attention à l’impact de cela sur sa vie

o       entre  40 à 50 points : danger !!!!

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Les "multitâcheurs", ce sont les autres !

20 Juin 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

La technologie, le mode accéléré du travail aujourd'hui, le plaisir et / ou l'obligation d'être multitâches nous conduisent à émietter de plus en plus nos activités. Au-delà des contraintes ou du plaisir qui y est lié, cela aboutit à une restructuration progressive de notre cerveau. Première étape de notre enquête : quelles en sont les conséquences ?     

 

Une des caractéristiques de notre cerveau est que nous ne pouvons guère traiter plus d’un flux d’informations à la fois. Ce paradigme que l’on a cru longtemps immuable est-il toujours vrai à l’ère de l’internet et des smartphones ?

 

Des études conduites à l’Université de Standford (Etude Ophir, 2004) ont montré que les personnes qui accomplissent fréquemment plusieurs tâches ont plus de mal à rester concentrer sur les informations pertinentes (selon la demande qui leur a été faite), de même ils ont du mal à basculer d’une activité à l’autre, enfin (et la liste n’est pas exhaustive) ils sont toujours à la recherche de nouvelles informations plutôt que de capitaliser sur des anciennes. Au global, les multitâches semblent plus sensibles que les autres aux informations extérieures récentes.

 

Ce comportement perdure même lorsque les personnes multitâches ne font qu’une activité, leur tendance à en faire plusieurs demeure. Cela leur pose des problèmes de concentration, d’autant plus que la technologie les noie sous l’information : chacun d’entre nous consomme trois fois plus d’informations qu’il y a 40 ans. A titre d’exemple, nous consommons en moyenne 12 heures de média par jour (un heure passée simultanément devant la télé et Internet compte pour deux). Une autre étude (Université de Californie) constate que ceux qui consultent leurs mails au fil de l’eau sont plus stressés que les autres.

 

Nous avons tous de bonnes raisons de pratiquer comme cela : peur de rater de l’info, influence de la culture d’entreprise, joie d’être au courant de tout, … les raisons sont nombreuses. Le drame est que nous y perdons le sens du contact humain. A l’instar des réunions où les participants consultent frénétiquement leurs mobiles dès qu’il y a un instant de relâchement sur le sujet qui les concernent, nous ne savons plus prendre le temps de partager et d’être avec les autres, voire les siens, sans (presque) rien faire, juste être ensemble et prendre le temps d’écouter l’autre.

 

Bien sûr, notre cerveau s’habitue à cette gymnastique ; il ne s’agit pas d’addiction comme de la drogue, mais plutôt comme la nourriture, avec le risque à court ou moyen terme de l’excès.

 

En conclusion, même si de nombreuses personnes autour de vous vous affirment que faire plusieurs choses à la fois les rend plus productifs, ne vous leurrez pas, toutes les recherches montrent une baisse de la concentration et une montée de la pensée décousue. Les seuls gains : l’acuité visuelle et la rapidité de recherche d’informations nouvelles. Au final, vous pouvez perdre de vue votre objectif personnel, celui de votre entreprise et vous complaire dans une sur-activité qui consiste à brasser et à s'agiter plutôt que de gérer ses vraies priorités.  Est-ce le bon chemin pour trouver sa voie ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?

 

La semaine prochaine, nous vous proposerons un test pour mesurer votre degré de dépendance. Son originalité ? Il sera destiné à ceux qui vous entourent pour qu'ils apprécient votre niveau d'addiction aux urgences. Après tout, c'est comme en conduite automobile : tout le monde déclare bien conduire, ce sont les autres les chauffards.    

 

Gérard Rodach vient de publier « Mieux gérer ses priorités et son temps » (Eyrolles, 2010) où il développe la méthode « FOCUS » pour savoir mieux gérer ses priorités, gagner du temps et savoir prendre du recul.

 

Mieux-gerer-ses-priorites-et-son-temps-VL.jpg

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Mettez une boussole dans votre parcours professionnel

15 Juin 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

J'aurai le plaisir d’animer le jeudi 24 juin de 18h30 à 20h30 au siège de l'association des anciens INSEAD à Paris un atelier sur le thème « Trouver sa voie » -

Votre parcours professionnel est plus souvent la conjonction d’hasards et d’opportunités que de choix délibérés. Il en résulte que vous pouvez vous trouver aujourd’hui engagé dans une voie qui ne vous motive guère et vous pouvez en ressentir de la frustration et de la démotivation.

Ce sentiment de blocage peut être lié à un manque de vision claire du but, une absence de liens entre vos valeurs et celles de votre entreprise (ou de votre fonction), un manque de savoir-faire pour mettre en œuvre des solutions (en interne ou ailleurs)…

Venez vivre une expérience autour d’une méthode globale de coaching, orientée vers les résultats, qui vous permet, en alignant vos réalités personnelle, interpersonnelle et organisationnelle, de réaliser vos objectifs dans le domaine choisi.

Vous toucherez du doigt durant deux heures, une approche de coaching qui vous aide à mieux définir là où vous voulez aller.

Cet atelier est directement inspiré d'une méthode que j'ai développée dans le livre co-écrit avec Aviad Goz sous le titre "Trouver sa voie" (ESF, 2009)

Plus d'informations sur cette approche sur le blog www.trouversavoie.org

N'hésitez pas à me contacter pour en savoir plus

Gérard Rodach (grodach@gmail.com)

 

  

Pour vous y inscrire,
merci de contacter Béatrice à l’Association au 01 42 12 71 41 (LD) ou par email : beatrice@inseadalumni.fr  (les ateliers sont ouverts aux non-INSEAD)

Participation : 15 euros pour les Anciens de l’INSEAD, 30 euros pour les non-membres

Adresse 19 rue de l'Arc de Triomphe Paris 17

 

 

 

 

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Voulez-vous vous forger un mental de champion ?

11 Juin 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

A  quelques heures de la coupe du monde de football,  toute la presse s’interroge sur le mental de nos footballeurs : ont-ils un mental de vainqueur ? A ce stade de la compétition, c’est ce qui fera peut-être la différence. Et vous ? Avez-vous un tel mental ? Pour le savoir, il faut déjà s’interroger sur ce que cette notion recouvre. Voyage au pays du mental de champion.

Pour cela, j’ai lu quelques interviews données par des sportifs.

 

Premier constat : ils ne sont pas nés avec, mais ils l’ont forgé. Ils l’ont construit en travaillant beaucoup et en cherchant la perfection de leur geste technique. Ils s’attachent plus à leur performance qu’à la rage de vaincre.

Deuxième constat : ils veulent et non pas ils doivent. Ils sont volontaires dans leur démarche, savent qu’ils iront jusqu’à un certain niveau, mais dans tous les cas, ils ne se mettent pas la pression du devoir. La notion de plaisir reste importante.

Troisième constat : ils se bâtissent une vision de ce qu’ils veulent atteindre et le transforment en images. Cette visualisation les aide à se concentrer.

Quatrième constat : Ils font le rapport entre leurs compétences et leur objectif. Le bon équilibre leur donne le flow (concept, élaboré par le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi)  qui leur donne envie d’avancer positivement.

Enfin cinquième constat : s’ils savent se préparer, se concentrer, visualiser leur but, ils savent aussi se relaxer.

 

Bien sûr, l’entreprise dans laquelle vous travaillez vous offre tout cela : vous avez les moyens pour développer votre savoir-faire et vous perfectionner, vos objectifs sont acceptés et reconnus par vous, vous avez une vue claire à la fois du futur de l’entreprise et du vôtre en son sein, vos objectifs sont tout à fait adaptés à vos capacités et cela vous met en confiance, et enfin vous avez la possibilité de vous relaxer pour travailler plus sereinement.

 

Si toutes ces conditions ne sont pas remplies, avez-vous envie de vous en forger un ? Après tout, chacun est appelé à jouer un rôle, si modeste soit-il. Nous sommes tous des champions, chacun dans notre domaine.  A vous de construire votre histoire, si vous n'y trouvez pas votre compte aujourd'hui.

 

Notre livre  « Trouver sa voie » d’Aviad Goz et Gérard Rodach, ESF, 2009, peut vous y aider.

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Deux conseils "CAPITAL'' pour gagner du temps par Gérard Rodach

5 Juin 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

 Dans le cadre de son dossier « Les secrets des managers efficaces », le site  www.capital.fr

m’a interviewé au mois de mai. L’entretien a porté sur des deux des plaies les plus fréquentes : les mangeurs de temps et la gestion des mails. Rien de nouveau, me direz-vous, sauf que ce sont des domaines qui ne dépendent que de votre bon vouloir. Si vous estimez que vous n’êtes pas débordé et que vous avez largement de temps pour tout faire, arrêter votre lecture ici. Dans le cas contraire, avez-vous envie de changer ?  (Extraits de l’entretien).

 

Sachez mieux tirer partie des 60% de votre temps qui dépend plus ou moins de vous

 

Coups de fil, e-mails, déplacements, demandes de collaborateurs A la longue, ces interruptions entament sérieusement la productivité. Il est heureusement possible de limiter leur effet chronophage.

 

La journée s'achève et la pile de dossiers qui s’entassent sur votre table n'a pas diminué d'un pouce. Entre les embouteillages du matin, les innombrables e-mails à traiter, le téléphone qui n'a pas arrêté de sonner et vos collègues qui continuent à prendre votre bureau pour le dernier salon où l'on cause, vous n'avez pas vu le temps passer. Sous leur aspect anodin, ces incontournables de la vie de bureau sont chronophages. Bonne nouvelle : on peut réduire radicalement leur impact. "Si 30 à 40% de l'emploi du temps d'un manager lui est dicté par des contraintes extérieures, le reste dépend de sa capacité à s'organiser", estime le coach Gérard Rodach, directeur du cabinet Dalett et auteur de l’ouvrage "Mieux gérer ses priorités et son temps" (Eyrolles).

 

Vous en doutez ? Analysez sur une semaine les périodes de temps qui dépendent de vous (les réunions que vous fixez, les tâches que vous programmés dans le temps) et celles qui vous sont imposées. ^Le résultat est en général décoiffant.

 

Gérez mieux vos e-mails

 

D'après un cabinet d’études américain, un cadre reçoit en moyenne 93 e-mails par jour. Un nombre bien trop élevé pour qu'il puisse tous les traiter, mais suffisant pour lui faire perdre le fil de ses priorités. Selon Gérard Rodach, seuls 30% des courriers reçus méritent vraiment d’être lus. Pour faire le tri, deux techniques.

 

La première consiste à ne pas lire les messages au fur et à mesure qu’ils arrivent. Non seulement cela vous interrompra dans votre travail, mais vous risquez de vous déconcentrer car il vous faudra peut-être répondre à l’un deux. Adieu le dossier sur lequel vous planchiez !

Pour éviter de céder à la curiosité, désactivez le bip qui signale l’arrivée des courriers. Mieux vaut vous ménager des plages de temps dans la journée (tôt le matin, à l’heure du déjeuner ou le soir) que vous consacrerez exclusivement au traitement de vos e-mails. Commencez par les messages les plus récents : la plupart du temps, ils annulent ou remplacent ceux qui précèdent.

 

La deuxième consiste à gagner du temps en organisant le classement automatique de vos courriers. Paramétrez votre boîte aux lettres de manière à ce que les messages qui arrivent soient classés directement dans des dossiers rangés par sujets, par dates ou par expéditeurs (en utilisant la fonction "Règles" dOutlook). Quant aux e-mails qui n’entrent dans aucune catégorie prédéfinie, efforcez-vous de les traiter immédiatement en y répondant ou en les supprimant.

 

« Rien de nouveau ! » vous direz-vous ? Oui, mais le faites-vous ?

 

Le stress par manque de temps a de beaux jours devant lui.

 

 

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