Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Chroniques du Japon 4. Jardins et croyances

27 Août 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Les jardins japonais sont bien connus pour leur beauté, leur organisation et les images qui y sont associés (vous en avez un bel exemple à Boulogne Billancourt). Nous pensons bien les connaître, pourtant, vus de près, ils vous remettent en cause nombre de vos croyances. N'est-ce pas un beau symbole de la remise en cause de nos croyances (ou paradigmes) ?

 

Première croyance : la mousse. En France, nous avons de beaux jardins bien verts et nous combattons hardiment la mousse. La majorité des engrais contiennent de l'anti-mousse. Au Japon, dans les jardins, il n'y a pas d'herbe ou de gazon, mais de la mousse. Celle-ci est un symbole de pérennité, de résistance au temps et au vent et de longévité. Elle ne s'entretient pas, mais se contient. Nous lui préférons le court terme, la couleur vive,  ce que nous pouvons façonner et remplacer facilement ?   

 

Votre culture d'entreprise ou d'équipe, tient-elle plus de la mousse ou du gazon ?    

 

Deuxième croyance : l'organisation du jardin. En France, nous aimons bien voir l'ensemble du jardin, même si quelques arbres ou arbustes créent des zones d'ombre. Au Japon, tout l'art de l'organisation du jardin est de ne jamais être capable de voir le jardin d'un seul regard. Mieux, la perspective change selon les angles de vue. Cela oblige à se remettre en cause en permanence, à se déplacer et/ou à accueillir le point de vue de l'autre puisque nous savons d'emblée qu'il n'a pas la même perspective.

 

Votre mode de communication favorise-t-il le point de vue de l'autre ou pensez-vous avoir une vue globale du sujet ?

 

Troisième croyance : les pavés japonais. Ceux-ci, en France sont en général faits de pierres similaires (dans leur texture, voire leur taille. Ils sont noyés dans le gazon, d'où quelques difficultés pour bien les mettre en valeur. Au Japon, les jardiniers utilisent des pierres de nature différente. Comme ils sont cernés par la mousse, l'entretien est facile.

 

Acceptez-vous la différence et la variété ?

 

Un jardin peut en cacher un autre…et une autre culture !  

 

Gérard Rodach

       

Lire la suite

Chroniques du Japon : 3. La courtoisie en toutes circonstances ?

21 Août 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Au Japon, on ne se serre pas la main, on fait une courbette plus ou moins prononcée selon le statut accordé à l’interlocuteur. Les vies professionnelles et sociales sont tout aussi pleines de difficultés qu’en France, mais les japonais n’haussent pas la voix : leurs émotions passent par le ton donné à la parole et les mots. En France, pouvons-nous être à la fois courtois et clair sur nos opinions ?

 

Quelques exemples vécus :

         Dans les gares, le personnel de nettoyage salue les personnes qui descendent du train avant de monter faire leur travail

         Dans les magasins, le personnel vous salue à votre entrée et à votre sortie

         Même sur les panneaux de chantiers dans la rue, il y a un japonais qui s’excuse du désagrément causé par les travaux

        

 

Nous y prenons goût en France. Depuis quelques temps, les contrôleurs de la SNCF (pardon ! Les agents commerciaux) disent « bonjour » en entrant dans un wagon, les préposés des centres d’appel vous saluent au début et à la fin de l’entretien, …

 

Pourtant, cela paraît encore, à nombre de personnes,  assez artificiel. Cette courtoisie n’est de mise que dans des relations commerciales ou équilibrés. Notre côté latin « émotionnel » fait que nous nous passons de cette courtoisie lorsque nous avons des choses à dire pas forcément agréables. 

 

Pourtant, à bien y regarder, il y a un enseignement à en retirer : savoir distinguer les faits des sentiments, la personne de la situation. Lorsque nous sommes en désaccord avec quelqu’un, notre tendance est de l’attaquer verbalement en mêlant faits et émotions. Il en ressort un conflit où tout le monde est perdant.

 

La courtoisie n’exclut pas dire ce que l’on ressent. L’approche peut être plus proche de la Communication Non Violente (CNV) de Marshall Rosenberg : respecter l’autre en tant que personne, séparer les faits des émotions et exprimer ses émotions sous forme de son ressenti. Vous exprimez ainsi ce que vous pensez et ressentez sans agresser l’autre.

 

J’ai eu l’occasion de travailler sur des plateaux de centre d’appels téléphoniques. La clientèle particulière qui appelle, mêle très souvent les faits et les émotions (elle est impliquée au 1er degré) et la conversation a tendance à déraper. La clientèle professionnelle prend déjà un peu plus de distance entre les faits et les émotions. Celles-ci restent néanmoins présentes, puisque c’est leur argent ou leur outil de travail qui est en cause. Avec la clientèle des entreprises, le ton est plus courtois, plus feutré, même si c’est le même degré d’exigence. Simplement, l’appelant a une certaine distance vis-à-vis de sa demande parce qu’il n’est pas le premier concerné (mais est responsable du résultat pour ses collègues).

 

Dans la vie en groupe (vie privée, sociale ou professionnelle), nous devrions nous inspirer de cette courtoise. Cela passe  par des règles de vie où nous séparerions faits et émotions. Nous pouvons nous inspirer de la méthode DESC (un dérivé de la CNV) où nous communiquons en Décrivant d’abord des faits, puis en Exprimant ce que l’on ressent, avant de rechercher des Solutions et une Conclusion. Cela nous permettra d’être plus authentique en exprimant nos besoins.

 

Bien sûr, il y aura toujours des personnes qui rechercheront le rapport de forces. A nous de refuser d’entrer dans leur jeu.  

 

Gérard Rodach     

Lire la suite

Chroniques du Japon : 2. La propreté, bien collectif ?

16 Août 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Au Japon, vous ne trouvez guère de poubelles dans les rues, même dans les lieux touristiques. En France, les poubelles sont légions, mais les détritus sont aussi bien dedans qu’à côté. Au-delà de cette image, il y a tout un aspect de la vie collective qui peut être intéressant à prendre en compte dans la vie en équipe au travail.

 

Quelques éléments collectés sur place :

 

Il y a 125 millions de Japonais sur un territoire grand comme les 2/3 de la France. Bien plus, seules 20% de la superficie est habitable. Il en résulte que depuis longtemps les Japonais ont appris à vivre de manière plus dense que nous.

 

ü      Très jeune les enfants apprennent le sens de la propreté : dès l’école maternelle et jusqu’à la fin de leur lycée, les japonais apprennent à nettoyer chaque jour leur coin de travail.

 

ü      L’esprit collectif est très développé : alors qu’en France nous considérons l’espace public comme du ressort de l’Etat (un monstre froid, qui n’est pas nous) et que nous ne nous en sentons pas responsable à titre individuel, le japonais de son côté se sent responsable de sa contribution à l’esprit collectif

 

ü      Il est mal vu de boire ou de manger dans la rue. C’est un paradoxe dans la mesure où il y a des distributeurs de boissons tous les 20 mètres. Les japonais ne mangent que des glaces ou des crêpes dans la rue, souvent devant le magasin, pour pouvoir jeter facilement leurs papiers.

 

Conséquence : malgré l’absence de poubelles (il me fallait marcher parfois pendant 20 minutes pour trouver une poubelle dans des rues pourtant fort fréquentées), les rues et les transports en commun sont propres.

 

Transposons cela à la vie en groupe dans une entreprise : si chacun est propre, l’espace collectif est souvent considéré comme neutre et ne relevant de personne. Pourtant, cela devient de plus en plus important avec le développement des open space.

 

La création de règles de vie communes devient alors nécessaire avec ses bons points et… ses punitions. A titre d’exemple, une entreprise (en France) a fixé comme règle qu’il y aurait un « gendarme » en charge de la bonne observation des règles. Celui-ci serait celui (ou celle) qui a fait le plus de manquement aux règles la semaine précédente.

 

Plus généralement, le mode en travail en commun (« esprit projet ») et la densité d’occupation des locaux vont nous conduire à nous « japaniser » au moins sur ces points :

 

ü      règles communes

ü      dès son arrivée, chaque nouveau doit accepter ces règles

ü      mécanismes de résolution des problèmes et des déviances

ü      tolérance zéro (ou faible)

ü      et surtout, savoir se féliciter pour les bons résultats obtenus.

 

et chez vous, quelles règles avez-vous mis en place ?

 

Gérard Rodach

Lire la suite

Chroniques du Japon : 1. Le service

11 Août 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Les Français n’ont jamais été des chauds adeptes du service en comparaison des pays anglo-saxons. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de service, mais qu’il est donné sur des bases différentes. La comparaison avec le Japon nous fait apparaître encore plus en retard sur une tendance globale à la différenciation par le service. Ma réflexion porte à la fois sur l’attitude personnelle à adopter vis-à-vis des autres : comment faire la différence par le service ?

 

Deux brèves anecdotes qui me sont arrivées au Japon pour commencer :

 

o       Dans la journée, je m’aperçois qu'un verre de mes lunettes de vue est tombé. Je suis dans le quartier de Shibuya (le quartier hyper branché des jeunes de Tokyo) et je m’arrête au premier opticien venu. La réparation est faite immédiatement. Il ne veut pas se faire payer (et en plus il resserre  mes verres de lunettes de soleil). En repartant, je découvre à l'entrée de son magasin un appareil pour nettoyer les lunettes à la disposition de grand public (un bain d'ultra sons à faire pendant 60’ + un bain d'eau claire. J’ai à peine le temps de regarder cela  qu'il est à nouveau à mes côtés et me nettoie mes lunettes (toujours gracieusement).

o       Au rayon traiteur d'un grand magasin (intermédiaire entre Galeries Lafayette et Monoprix), j’achète une part de gâteau (4 euros). Le gâteau est emballé dans une boite cubique et maintenu en place par deux cartons qui contiennent des sachets de glace pour le maintenir au frais. En plus, il y a serviette et une petite cuillère sous emballage.

 

Bien sûr, il existe de nombreux opticiens qui vous auraient rendu ce même service en France. Pour le gâteau, j’en doute (même chez les grandes marques de renom).

 

Ce qui est intéressant,  c’est la différence d’attitude : le service au Japon est fourni sans qu’il y ait de demande de ma part (sauf bien sûr dans le cas où j’ai perdu un verre) et le degré de sophistication du service rendu est bien plus élevé.

 

Cela provient d’une différence dans la conception du client. Au Japon, le client c’est celui qui fait vivre le commerçant et à ce titre, dans un monde de concurrence, il mérite beaucoup d’égards. En France, le sens du mot « client » vient du latin « cliens » : le client, au sens latin, est celui qui est redevable de quelqu’un. Cela s’utilise encore dans le clientélisme politique : vous votez ou vous soutenez celui qui vous obtient des avantages. C’est encore le cas de nombreux commerçants qui privilégient leur clientèle habituelle en échange de leur fidélité (la boulangère qui vous garde votre baguette…). Cela a eu sa bonne époque dans une période de faible concurrence, voire de pénurie. Dans une époque de choix multiple, nous devenons de plus en plus infidèles (que ce soit à nos commerçants, nos médecins ou… nos politiques).

 

Sur un plan professionnel, cela nous invite à réfléchir sur la manière dont nous « offrons » du service en interne ou vis-à-vis de partenaires extérieurs. Il ne s’agit pas seulement de « produire », mais aussi de s’assurer que cela correspond aux besoins de notre interlocuteur. Pour ceux qui cherchent leur voie professionnellement, voilà un axe de réflexion : comment vous différencier ? Quels services pouvez-vous fournir ?  Pour répondre à cette question, vous pouvez consulter vos partenaires internes ou externes, voire vous poser à vous-même cette simple question : qu’est-ce que votre entourage vient chercher spontanément auprès de vous ?

 

Une dernière histoire : mon vol, au départ de Tokyo, est parti avec une demi-heure de retard. Nous (les passagers) avons eu le droit, tant avant le vol qu’au début de celui-ci, à des excuses de la compagnie et à l’explication du retard. Arrivé à Paris, j’ai pris Roissybus pour aller à Paris. Un premier bus est arrivé avec 10 minutes de retard (selon l’horaire d’été) mais ne prenait plus de passagers sans plus de commentaires, ni excuses. Finalement, j’ai attendu 30’ un bus pour partir à Paris. Pourtant, il est écrit sur le panneau RATP qu’elle s’engageait à  un respect des horaires à 5’ près. Je constate que j’étais un client de mon transporteur aérien (une compagnie japonaise) et un simple usager pour la RATP.

 

Qui a parlé de client ?

 

Gérard Rodach

Lire la suite

Votre créativité (et celle de votre équipe) a-t-elle un avenir ?

2 Août 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Depuis une cinquantaine d’années, dans de nombreux pays, les enfants sont testés non seulement sur leur QI, mais aussi sur leur créativité. Dans un univers de plus en plus concurrentiel, cette dernière prend de l’importance. Le paradoxe est que si les entreprises y attachent de plus en plus d’importance, les analyses des tests sur la créativité révèlent un déclin de celles-ci parmi les jeunes (c’est le cas aux USA par exemple). Est-ce une fatalité ou pouvons-nous la stimuler ? Quelques suggestions pour votre équipe.  

 

Une partie des causes de ce déclin est bien connue : les enfants passent de plus en plus de temps devant la TV ou les jeux vidéo plutôt que dans des activités créatrices. De même à l’école, la tendance aux programmes lourds favorise les têtes bien faites, avec l’importance attachée à la mémorisation brute plutôt qu’à la compréhension et les quiz de toutes sortes qui y sont associés.

 

Cela ne signifie pas nécessairement que le remède passe nécessairement par plus d’heures de dessin ou autres activités dites créatrices. Les études conduites à partir des tests aux USA montrent que les étudiants ingénieurs et ceux en musique ont une même capacité de créativité (le spectre des résultats). De même, les recherches montrent que ce n’est la quantité de savoir à transmettre qui est en cause, mais la manière de le dispenser.     

 

En fait, depuis de nombreuses années, une croyance courante est que la créativité dépend uniquement de notre cerveau droit (celui, grosso modo, de l’intuition et de l’émotion). En fait, si c’était réellement le cas, nous aurions plein d’idées sans capacité de les exprimer (un peu comme avoir un mot sur le bout de la langue). En fait, quand nous cherchons à résoudre un problème, nous recherchons d’abord si celui-ci s’apparente à des cas connus (c’est le travail du cerveau gauche, celui de la réflexion). Si ce n’est pas le cas, nous faisons appel au cerveau droit qui va chercher des réponses plus ou moins approchantes, voire plus anciennes (et presque oubliées). Le cerveau gauche les enregistre avant qu’elles ne s’évanouissent. Plus  vous coordonnez l’action des deux cerveaux, plus vous êtes créatifs.

 

Il y a bien sûr des gens plus doués, mais tout comme en sport, chacun peut devenir un bon pratiquant sans être nécessairement un génie.

 

Ce sont souvent des circonstances difficiles ou des moments de tensions fortes qui favorisent  notre créativité.  C’est ainsi que pratiquent les musiciens de Jazz ou les comédiens qui font de l’improvisation théâtrale : ils alternent des moments de divergence avec des moments de forte convergence de leur pensée.  

 

En entreprise, cela peut être le cas si vous travaillez en mode « challenge » (en termes de délais, de résultats ou d’obstacle à surmonter). Les meilleurs résultats sont obtenus quand vous favorisez des travaux de groupe plutôt que des recherches individuelles, tout simplement parce que nous analysons les résultats intermédiaires sous différents angles et cela nous oblige à utiliser les deux cerveaux. 

 

L’important est de le faire ouvertement et de reconnaître les résultats. Cela ne conduira pas forcément à l’application des idées (question de temps, de budget ou d’opportunités), mais cela développera l’esprit d’équipe et la reconnaissance individuelle.  Une limite toutefois : sachez reconnaître et valoriser l’effort dans tous les cas.

Lire la suite

Votre créativité (et celle de votre équipe) a-t-elle un avenir ?

2 Août 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Depuis une cinquantaine d’années, dans de nombreux pays, les enfants sont testés non seulement sur leur QI, mais aussi sur leur créativité. Dans un univers de plus en plus concurrentiel, cette dernière prend de l’importance. Le paradoxe est que si les entreprises y attachent de plus en plus d’importance, les analyses des tests sur la créativité révèlent un déclin de celles-ci parmi les jeunes (c’est le cas aux USA par exemple). Est-ce une fatalité ou pouvons-nous la stimuler ? Quelques suggestions pour votre équipe.  

 

Une partie des causes de ce déclin est bien connue : les enfants passent de plus en plus de temps devant la TV ou les jeux vidéo plutôt que dans des activités créatrices. De même à l’école, la tendance aux programmes lourds favorise les têtes bien faites, avec l’importance attachée à la mémorisation brute plutôt qu’à la compréhension et les quiz de toutes sortes qui y sont associés.

 

Cela ne signifie pas nécessairement que le remède passe nécessairement par plus d’heures de dessin ou autres activités dites créatrices. Les études conduites à partir des tests aux USA montrent que les étudiants ingénieurs et ceux en musique ont une même capacité de créativité (le spectre des résultats). De même, les recherches montrent que ce n’est la quantité de savoir à transmettre qui est en cause, mais la manière de le dispenser.     

 

En fait, depuis de nombreuses années, une croyance courante est que la créativité dépend uniquement de notre cerveau droit (celui, grosso modo, de l’intuition et de l’émotion). En fait, si c’était réellement le cas, nous aurions plein d’idées sans capacité de les exprimer (un peu comme avoir un mot sur le bout de la langue). En fait, quand nous cherchons à résoudre un problème, nous recherchons d’abord si celui-ci s’apparente à des cas connus (c’est le travail du cerveau gauche, celui de la réflexion). Si ce n’est pas le cas, nous faisons appel au cerveau droit qui va chercher des réponses plus ou moins approchantes, voire plus anciennes (et presque oubliées). Le cerveau gauche les enregistre avant qu’elles ne s’évanouissent. Plus  vous coordonnez l’action des deux cerveaux, plus vous êtes créatifs.

 

Il y a bien sûr des gens plus doués, mais tout comme en sport, chacun peut devenir un bon pratiquant sans être nécessairement un génie.

 

Ce sont souvent des circonstances difficiles ou des moments de tensions fortes qui favorisent  notre créativité.  C’est ainsi que pratiquent les musiciens de Jazz ou les comédiens qui font de l’improvisation théâtrale : ils alternent des moments de divergence avec des moments de forte convergence de leur pensée.  

 

En entreprise, cela peut être le cas si vous travaillez en mode « challenge » (en termes de délais, de résultats ou d’obstacle à surmonter). Les meilleurs résultats sont obtenus quand vous favorisez des travaux de groupe plutôt que des recherches individuelles, tout simplement parce que nous analysons les résultats intermédiaires sous différents angles et cela nous oblige à utiliser les deux cerveaux. 

 

L’important est de le faire ouvertement et de reconnaître les résultats. Cela ne conduira pas forcément à l’application des idées (question de temps, de budget ou d’opportunités), mais cela développera l’esprit d’équipe et la reconnaissance individuelle.  Une limite toutefois : sachez reconnaître et valoriser l’effort dans tous les cas.

Lire la suite