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Votre cerveau n’est pas celui que vous croyez

30 Octobre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Nous pouvons croire que nous avons progressivement programmé notre cerveau et que le faire changer, voire même simplement évoluer peut être un exercice difficile. Une personne de mon entourage s’insurgeait récemment que son entreprise demandait à des gens de plus de 50 ans de se remettre à l’anglais (contexte professionnel oblige) : « A leur âge ! » disait-elle. Pourtant, nous avons plus d’atouts et de souplesse d’esprit que nous le croyons.  Voici deux exercices. Après, vous êtes libre de déterminer votre part de responsabilité dans votre capacité d’adaptation.

 

Texte 1

Si vuos  pvueoz lrie ccei, vuos  aevz asusi nu dôrle  de cvreeau. Puveoz-vuos lrie ceci? Seleuemnt  56  porsnenes sur cnet en snot cpalabes.Je  n'en cyoaris pas mes yuex que je  sios  cabaple de cdrpormendre ce que je liasis. Le  povuoir phoémanénl du  crveeau huamin.  Soeln une rcheerche fiat à l'Unievristé de  Cmabridge, il  n'y a pas d'iromtpance sur  l'odrre dnas luqeel les lerttes snot, la  suele  cohse imotprante est que la  priremère et la derènire letrte du mot siot  à  la bnone palce. La raoisn est que le  ceverau hmauin ne lit pas les mtos  par  letrte mias ptuôlt cmome un tuot. Étonannt  n'est-ce pas? Et moi qui ai  tujoours psneé  que svaoir élpeer éatit ipomratnt! Si vuos  poevuz le lrie,  fitaes le svirue  !

Un deuxième texte ? Si vous réussissez à lire les premiers mots, le cerveau déchiffre les autres.

UN B34U JOUR D'373, J'37415 5UR L4 PL4G3 37 J3 R3G4RD415 D3UX J3UN35 F1LL35 JOU4N7 D4N5 L3 54BL3. 3LL35 CON57RU15413N7 UN CHÂ734U D3 54BL3, 4V3C 7OUR5, P4554G35 C4CH35 37 PON7-L3V15. 4LOR5 QU'3LL35 73RM1N413N7, UN3 V4GU3 357 4RR1V33 37 4 7OU7 D37RU17, R3DU154N7 L3 CH4734U 3N UN 745 D3 54BL3 37 D'3CUM3.J'41 CRU QU'4PR35 74N7 D'3FFOR7, L35 F1LL37735 COM3NÇ3R413N7 4 PL3UR3R, M415 4U CON7R41R3 3LL35 COURRUR3N7 5UR L4 PL4G3, R14N7 37 JOU4N7 37 COMM3NÇ3R3N7 4 CON57RU1R3 UN 4U7R3 CHÂ734U. J'41 COMPR15 QU3 J3 V3N415 D'4PPR3NDR3 UN3 GR4ND3 L3ÇON. NOU5 P455ON5 UN3 GR4ND3 P4R713 D3 NO7R3 V13 4 CON57RU1R3 D35 CHO535 M415 LOR5QU3 PLU5 74RD UN3 V4GU3 L35 D3MOL17, L35 53UL35 CHO535 QU1 R3573N7 5ON7 L'4M1713, L'4MOUR 37 L'4FF3C71ON 37 L35 M41N5 D35 G3N5 QU1 5ON7 C4P4BL35 D3 NOU5 F41R3 5OUR1R3. 

Qui a dit qu’on ne peut changer ? Vos émotions peut-être, mais pas votre cerveau intellectuel ! 

Gérard Rodach

 

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Avez-vous une posture de leader ?

23 Octobre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

La très sérieuse revue HBS (« Harvard Business School »)  a publié une étude sur les effets que procure la prise de posture d’un leader. Même si ce type d’étude conduit à s’interroger sur l’utilité d’un tel travail par une institution aussi réputée, elle a le mérite de poser de poser quelques questions sur le succès de l’apparence.

 

HBS a publié une étude (« Power posing : brief nonverbal displays affect neuroendocrine levels and risks tolerance ») qui développe le thème suivant : prendre une pose de leader élève le taux de testostérone de 20% et diminue les hormones du stress d’un pourcentage similaire.

 

Imaginez-vous donc mettre les pieds sur votre bureau et travaillez avec votre clavier sur les jambes. L’attitude n’est peut-être pas confortable longtemps, mais cela peut vous permettre (dixit la théorie) d’apparaître encore plus « imposant » aux yeux des autres (et par ricochet à vous-même).

 

Pas convaincu ? Faites le test contraire : avachissez-vous sur votre bureau, croisez les jambes et les bras et faites la tête (pour rester poli) : il est fort possible que les mêmes paroles prononcées dans les deux cas n’aient pas le même impact.

 

Plus sérieusement, cette étude nous rappelle que nous trahissons dans notre attitude et notre comportement la confiance que nous avons en nous et l’estime que nous nous portons.

 

Alfred Mehrabian a démontré, il y a une cinquantaine d’années, que nos gestes comptent pour 50%,  le ton pour 35% et nos mots pour 15% seulement dans la crédibilité que les autres nous accordent.

 

Une des vraies questions que vous devez  vous poser est celle-ci : suis-je en accord avec moi-même et mes valeurs lorsque je dis ceci ou cela ?

 

Nous sommes tous des leaders en puissance à condition que nous soyons en parfaite cohérence avec nous-mêmes. Nous sommes tous des génies et nous pouvons se révéler dans la voie qui nous correspond. La difficulté est que les hasards des routes prises, des opportunités ou des contraintes font que nous ne fassions peut-être pas ce à quoi  nous excellons. Un consultant américain, Marcus Buckingham, qui a beaucoup travaillé sur ce sujet, estime que 70% des cadres et collaborateurs des entreprises US sont dans cette situation.

 

Si certains le compensent par des postures « artificielles », la grande majorité ne se sent pas en position de s’affirmer comme leader. C’est d’ailleurs le cas de nombre de femmes qui non seulement peuvent difficilement mettre les pieds sur leur bureau, mais aussi ne sont pas éduqués à s’affirmer en utilisant la gestuelle du pouvoir. 

 

Cela change : le succès de mon livre (« trouver sa voie », co-écrit avec Aviad Goz, ESF, 2009) fait que je reçois nombre de mails ou d’appels à ce sujet. Des personnes de 40, 50 ans, avec parfois des statuts protecteurs, se remettent en cause et ne supportent plus d’attendre la retraite dans cette situation inconfortable  

 

Et vous ?

 

 

Gérard Rodach

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Les 5 caps à passer de la croisée des chemins

16 Octobre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Vous trouverez ci-après un extrait d’un article de Myriam Levain publié dans « Be » de septembre auquel votre serviteur a contribué. Si l’article traite de la croisée des chemins à la trentaine, il peut servir à tout âge.

 

Premières déceptions professionnelles combinées a une plus grande confiance en soi, arrivée d'un enfant ou révélation tardive la trentaine est un cap qui peut avoir l'effet d'un détonateur décomplexant et fécond. Une étape décisive que l'on aborde avec angoisse ou excitation Une date butoir aussi, qui peut servir de tremplin pour réaliser des rêves enfouis "Les trentenaires font face a un marché du travail déclinant qui, paradoxalement, les encourage a prendre plus de risques, car ils savent qu'ils peuvent se faire jeter a tout moment, analyse Gérard Rodach, coauteur de Trouver sa voie (ESF Editeur). Par ailleurs, les jeunes générations ont grandi avec des valeurs plus individualistes que leurs aînés pour eux, il est plus important de se réaliser que de s'assurer une position à tout prix.

 

Les cinq caps à passer

 

1. Identifier sa lassitude

Fatigue permanente, paresse intellectuelle ou somatisation récurrente font partie des symptômes d'un ras-le-bol général. Quand on ne se sent plus à sa place et qu'on a constamment l'esprit ailleurs, c'est le moment d'envisager un changement.

 

2. Prendre une décision

À 30 ans, on prend conscience qu'on n'a pas toujours fait les choix qui nous convenaient. Mais, avant de tout chambouler, mieux vaut mûrir sa décision et définir les causes profondes du malaise.

 

3. Passer à la pratique

Avant de passer à l'action, il est essentiel d'avoir identifié ses atouts. Faire un bilan de compétences, s'investir dans une association ou prendre le large quelque temps peuvent accélérer la réflexion. Une fois qu'on a pris conscience de ses motivations et de ses capacités, on entame les premières démarches.

 

4. Assumer son choix

II y aura toujours des gens pour voir la bouteille à moitié vide. En s'entourant de personnes au regard positif et en allant à la rencontre de ceux qui ont eu une démarche similaire, on gagne en confiance. Enfin, dans les moments de doute, il faut faire le bilan des gains et des pertes liés au changement : j'ai peut-être perdu en confort, mais j'ai gagné en liberté, etc.

 

5. Ne pas craindre l’échec

Tout nouveau projet prend du temps à se mettre en place. Il est donc impératif d'être patient, le succès peut venir au bout de quelques mois ou de quelques années. Même en cas d'échec, toute expérience est un enrichissement, et un futur employeur saura apprécier votre capacité à prendre des risques et à innover.

 

Gérard Rodach

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Savez-vous goûter au plaisir de ne rien faire ?

9 Octobre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Bien sûr, nous rêvons tous de prendre des vacances. Je dirais même que dans le pays des 35 heures et des RTT, nous n’avons jamais autant aspiré à nous reposer. Mais savons-nous vraiment nous arrêter ? Trouvons-nous du plaisir dans le fait de ne rien faire ou bien remplissons-nous nos moments hors travail de mille et unes activités ? Dans son livre « Mange, prie, aime » (Le livre de Poche, 2010) Elizabeth Gilbert nous fait une intéressante comparaison entre le mode de vie américain (son pays natal) et celui de l’Italie (où elle séjourne depuis quelques mois).

 

 

Elle nous explique qu’elle est une « WASP » (White Anglo-Saxon Protestant) et qu’elle a été élevée dans une culture du travail et que les valeurs transmises étaient basées sur la fiabilité, l’organisation et la réussite : « nous avons pris beaucoup de plaisir en famille, au milieu des rires, mais les murs étaient tapissés de listes de tâches à accomplir et jamais je ne suis adonné à l’oisiveté ».

 

Elle estime que ses compatriotes, en général, ne sont pas doués pour la détente. Ils travaillent dur et cela leur plaît puisque nombre d’études montrent qu’ils se sentent plus heureux et plus épanouis au bureau que chez eux. Ils dépensent des millions de dollars en distractions (casino, parcs à thème) mais ce sont rarement des distractions tranquilles. Quand ils ne sortent pas, ils traînent chez eux en regardant machinalement la télévision. E. Gilbert nous présente le stéréotype du cadre archi stressé qui n’arrive pas à décompresser en vacances.

 

En Italie, les Italiens lui expliquent que si en Italie, on a toujours et on continue à travailler dur, les Italiens ont toujours entretenu l’idéal du « bel farniente » (la beauté de ne rien faire). C’est pour eux le but suprême, celui qui révèle que vous avez réussi dans la vie quand vous savez vous en délecter. C’est à la portée de tous  et nullement réservé aux riches.

 

Elle comprend mieux alors que lorsqu’elle a décidé de s’accorder une année sabbatique et de partir à travers le monde, lâchant mari et boulot, les Américains la traitèrent d’irresponsable alors que les Italiens la félicitaient et l’encourageaient dans sa démarche.

 

Etes-vous donc plus proche des Américains ou des Italiens ? La question peut être posé différemment : vous donnez-vous, par moments, la permission de faire ce qui vous fait plaisir ou vous sentez-vous tenu de faire des choses, même pour le plaisir, par culture, obligation sociale ou devoir ? Savez-vous arrêter et ne penser à rien et renvoyer (pour quelques minutes) ceux qui vous entourent au plan privé en leur disant : « laisse-moi ne rien faire ! » Un bon exemple aussi est celui des enfants : laissez-vous vos enfants s’ennuyer ? Ou leur organisez-vous des activités pour meubler leur temps libre ? 

 

Peut-être devrions-nous à ré apprendre à ne rien faire…

 

Gérard Rodach

 

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Etes-vous éthique avec vous-même ?

2 Octobre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

 Il y a l’éthique dans les affaires, dans la politique, dans l’environnement…et il y a surtout (et d’abord) l’éthique avec soi-même.

 

Qu’est-ce qu’être éthique avec soi-même ? C’est être en ligne entre son objectif de vie, ses valeurs et les moyens d’y parvenir.

 

Comment l’apprécier ? Voici un questionnaire de mise en bouche :

 

Pour chaque question, demandez-vous

-          Dans quelle mesure cela devrait se faire ?

-          Dans quelle mesure le faites-vous ?

 

1.      j’ai fais en sorte de choisir un métier en accord avec mes valeurs

2.      mon métier est un facteur d’épanouissement et de plaisir pour moi

3.      je suis attentif à la cohérence entre mes discours et mes actes

4.      j’encourage chacun à prendre conscience de ses talents et de les développer

5.      je prends le temps régulièrement de faire le point avec chacun de mes collaborateurs / collègues / amis sur nos relations

6.      je sais prendre du recul et vérifier la cohérence de mes choix avec leur mise en œuvre

7.      je sais m’opposer à une autorité professionnelle qui transgresse des valeurs importantes

8.      j’exprime à l’autre les qualités que j’apprécie chez lui

9.      je sais poser des limites et affirmer mon autorité personnelle

10.  je sais prendre soin de ma santé et mon équilibre personnel

 

(Questionnaire librement inspiré du livre  d Alain Setton, gagner sa vie sans perdre son âme, Presses de la renaissance, 2007)

 

Souhaitez-vous aller plus loin ? Reportez-vous à mon lire « Trouver sa voie » (ESF, 2010)

 

Gérard Rodach

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