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Devenez un locavore d’entreprise

26 Novembre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Un locavore est quelqu’un qui s’engage à ne consommer que de la nourriture produite dans un rayon de 100 à 200 km autour de son domicile. Les enjeux sont à la fois d’y trouver un meilleur goût, d’être moins énergétivore et de mieux vivre avec son environnement. Le succès des collectifs locaux autour d’agriculteurs témoigne de la demande. Cette démarche est-elle transposable en entreprise ?  Autrement dit, peut-on sortir de son service, unité, équipe…pour tisser des liens de proximité et se simplifier la vie au quotidien ?

Les gains à en attendre : moins de mail et plus de convivialité, des circuits plus courts et une meilleure ambiance…

 

Les expériences (parfois à grande échelle) d’entreprise le prouvent : l’unité de travail optimale est de 100 à 150 personnes. Lorsque votre unité a cette taille, tout le monde se connaît et les relations au quotidien sont simplifiées. Cette unité peut inclure des services très variés, tant opérationnels que fonctionnels et travailler en bonne entente avec d’autres entités. Chimère ? Des entreprises comme Gore (le producteur, entre autres du Goretex, le tissu respirant) le pratiquent déjà et ce avec succès.

 

Oui, mais pourquoi toutes ne le font pas ? Parce que cela va à l’encontre des symboles du pouvoir. C’est plus impressionnant et exaltant de diriger des entités de quelques milliers de personne (cf. les grands sièges sociaux sous forme de tour), avec sa hiérarchie, ses symboles du pouvoir (en fonction de l’étage et de l’épaisseur de la moquette) et les jeux de pouvoir et d’influence. L’esprit de Versailles et du Roi Soleil n’est pas mort, loin de là.

 

Oui, mais pourquoi votre entourage ne le fait pas ? Facilité, lâcheté, ignorance… toutes les raisons sont bonnes. Chacun joue son jeu. Le résultat (selon un sondage de l’APEC, les Echos du 24/10) est que seuls 22% trouvent que leur investissement dans le travail porte ses fruits,  37%  y voient un jeu à somme nulle et 41% s’y voient perdants.

 

Oui, mais pourquoi vous ne le faites pas à votre échelle ?   Après tout, les premières organisations de regroupement autour d’agriculteurs locaux, voire bio, ont été le fait d’individus isolés. Comment commencer ? Listez vos contacts réguliers (vos collègues, collaborateurs, clients et fournisseurs internes, fonctions supports…) et…faites le premier pas. Allez vers eux et favorisez les relations. Allez lentement, limitez les mails et parlez-leur. Donnez envie de bâtir des relations sur une autre base.

 

Naïveté ? Anti-économique ?  Puéril ?  C’est ce que disaient justement les détracteurs des premiers mouvements de locavores. A vous d’essayer. 

 

Gérard Rodach    

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Faut-il aujourd’hui travailler dur pour réussir ?

20 Novembre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Ces derniers jours est sorti à l’écran le film « l’homme qui voulait vivre sa vie ». Dans le livre éponyme (Douglas Kennedy, Pocket, 2010)), il y a plein de personnages (dont le héros) qui, à un moment donné de leur vie, se sont battus pour réussir dans un domaine artistique (photo, écriture, peinture..) et n’ont pas réussi. Certains, portant, en avaient le talent, mais cela n’a pas, semble-t-il, suffit. L’image américaine classique  du « travailler dur pour réussir » en prend un coup d’autant plus que l’auteur est sceptique sur cette image. Alors, que faire ?

 

D. Kennedy écrit à ce sujet : « Une fois que vous êtes lancé, tout le monde vous veut. Dans notre culture, l’image de celui qui lutte est intrinsèquement négative. »  L’auteur explique que celui qui n’a pas (encore) réussi est catalogué comme un rien du tout qui veut qu’on lui donne sa chance, mais personne ne veut la lui donner : pourquoi aider un anonyme ? Bien plus, les révélateurs (presse, galeries, …) ont peur : peur de leur propre jugement, peur de se compromettre avec un anonyme.

 

Seulement voilà, il y a la chance : un hasard aveugle qui intervient, vous ouvre la bonne porte au moment voulu et alors les projecteurs s’allument et tout le monde vous veut. Dans le livre, le héros, un photographe déçu devenu avocat, se retrouve un jour obligé de disparaître (je ne vais pas vous raconter le livre), fait de la photo pour occuper son temps et une série de hasards font que ses photos le révèlent au grand public (alors qu’il voulait rester inconnu). Quelques temps plus tard, ayant retrouvé son anonymat, il souhaite à nouveau connaître la gloire, mais plus personne ne reconnaît son talent…parce qu’il n’a plus le même nom.

 

La chance est fugace et il faut savoir la saisir au bon moment. Elle ne passe parfois qu’une fois. Est-ce pour cela qu’il faut s’arrêter de travailler dur ?

 

Peut-être que oui : plus vous insistez, plus vous acceptez des travaux à de faibles conditions  pour survivre et plus vous êtes déclassé (on ne prête qu’aux riches).

 

Peut-être que non : nous sommes dans une ère de réseau, de différence et de chance. Il ne suffit plus d’avoir du talent, de produire mais aussi de le faire savoir, de se faire connaître et… d’espérer son jour de chance.

 

Une anecdote : un  jeune photographe a fait en 2004 des clichés à Clichy sous Bois dans une cité où habitait un de ses copains. Un an plus tard, lors des émeutes dans les banlieues, les médias se sont aperçus qu’il n’y avait que ses clichés qui présentaient un visage humain des banlieues. Ces clichés sont devenus célèbres et lui a accéléré sa carrière.

 

Moralité : pour réussir, il faut toujours travailler dur, mais peut-être différemment… sans attendre la chance, tout en l’espérant.  Le jour où elle est là, sautez-lui dessus sans trop réfléchir. 

 

Gérard Rodach 

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Etes-vous heureux ? Tant pis pour vous !

14 Novembre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Il y a des gens qui dès leur enfance ont connu succès sur succès, qui ont vécu dans un milieu aisé et douillet et qui sont parvenus à se frayer un chemin dans la vie sans trop de contraintes. Pour certains, c’est parfait (voire un rêve). Pour d’autres, cela peut être un sérieux handicap pour réussir comme entrepreneur, voire trouver sa voie.

 

Rosabeth Moss Kanter a écrit récemment une étude autour du film « The social Network » qui relate la création de Facebook par Mark Zuckerberg. Elle estime que si Mark n’avait pas eu de chagrin d’amour, il n’aurait jamais envie de passer à l’acte en créant Facebook et aurait peut-être simplement mené une simple (!) vie de manager issu d’Harvard.

 

Ce syndrome appelé parfois « EHS » (« Excess Hapiness Syndrome »)  ne force pas les talents et notamment votre bon génie (nous sommes tous des génies, chacun dans notre domaine) à se révéler : pourquoi se démener à bouger puisque tout va bien ?

 

Ce phénomène s’applique aussi bien dans le business que dans les arts ou...la vie privée : pourquoi faire des efforts  vis-à-vis de ses proches puisque tout semble aller bien ?

 

Cette théorie qui valorise la douleur et les misères de la vie remet en question certaines façons de travailler :

 

-          Un employeur a alors intérêt à recruter plutôt des personnes ayant connu des difficultés, puisqu’elles semblent plus motivées pour y arriver.

-          Les candidats, de leur côté, ne doivent plus seulement parler de leurs défauts, mais aussi de leurs souffrances.

-          Etc.

 

Toutefois, si vous n’avez pas connu de telles infortunes et / ou si vous offrez de bonnes conditions de vie à votre entourage, ne cherchez pas à gaspiller votre argent, à quitter votre conjoint ou à tout brûler pour y parvenir. La situation n’est pas totalement désespérée : le fait d’avoir vécu dans de bonnes conditions tant financières que sentimentales et mentales vous donne un capital de confiance en vous qui a beaucoup de valeur aussi et vous permet de relativiser les désagréments de la vie professionnelle (ou privée).  

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Les 8 éléments à connaître si vous voulez vous mettre à votre compte

6 Novembre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Vous pensez peut-être vous mettre à votre compte, que ce soit par désir de réaliser un rêve ou simplement parce que vous en assez de votre quotidien.  Au-delà des aspects classiques (trouver un marché, faire un business plan, ..) quelques suggestions plus comportementales sur le site d’Antoinette Oglethorpe (www.antoinetteoglethorpe.com), qui elle-même a bâti  cette liste sur les conseils d’une psychologue Cathy Brown en liaison avec l’Université de Londres (ouf ! mais il faut rendre à César ce qui est à César).  Voici donc huit conseils pour réussir votre transition vers un autre monde.

 

  1. En avez-vous suffisamment ras-le-bol ou est-ce passager ? Plus vous vous sentirez frustré dans la situation présente et plus vous serez motivé pour sauter le pas.
  2. Avez-vous une passion que vous pouvez transformer en business ? Non seulement cela vous aidera, mais votre conviction convaincra votre entourage.
  3. Avez-vous une claire représentation de ce que vous voulez réaliser ?  Est-ce gagner de l’argent, être autonome, travailler moins ou différemment ou quelque chose d’autre ?
  4. Vous connaissez-vous suffisamment pour savoir comment vous gérez votre énergie et vos émotions ? Pouvez-vous travailler seul ou avez-vous besoin de monde autour de vous, par exemple ?
  5. Croyez-vous en vous-même et en vos capacités ?
  6. Etes-vous capable de vous remettre en cause et de doper votre énergie quand les choses deviennent difficiles ?
  7. Avez-vous les moyens de financer la transition en termes de revenus entre votre job actuel et la nouvelle situation ? Cela peut être sous forme d’économies, d’emprunts, de travail à temps partiel… Il faut en moyenne avoir six mois d’avance devant soi.
  8. Quelle est la qualité de votre réseau ?  En fait, il faut un triple réseau : un pour les aspects pratiques de la vie quotidienne (gérer la PME familiale, …), un pour les aspects techniques de votre nouveau métier et un réseau de soutien « psychologique » pour vous aider à gérer vos émotions.

 

Et vous-même, où en êtes-vous ?

 

 

     

 

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