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Equilibrer ses vies en lâchant prise

27 Décembre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

La courte pause que certains s’octroient de gré ou de force entre Noël et le jour de l’An peut être une occasion de faire le point sur le travail et le repos. Comment réussir à la fois dans sa vie privée et sa vie professionnelle ?  Quelques questions à vous poser.

 

Une étude menée auprès de champions sportifs a révélé qu’ils partageaient quatre caractéristiques :

 

ü      ils accomplissent ce qu’ils font en fonction d’objectifs « internes » = votre motivation doit venir de vous, et non de « carottes » que l’on vous tend ;

ü      ils résolvent les problèmes au lieu de rechercher les responsabilités = concentrez-vous sur les actions et accomplissez-les ;

ü      ils se préparent mentalement aux événements à venir = visualisez le futur proche et imaginez-vous en train de réussir ;

ü      ils prennent leurs risques en confiance : il n’existe pas de situations sûres à cent pour cent, même l’immobilisme engendre des risques. Aussi, admettez-les et assumez-les !

 

Réussir un tel équilibre, c’est accepter de prendre du recul, se concentrer mentalement en amont et surtout savoir récupérer. Travailler pour travailler ne suffit plus, vous êtes responsable de vous-même. La meilleure chose que vous puissiez apporter à votre activité est votre capacité à ne pas confondre l’objectif et l’activisme.

 

Cela peut se traduire aussi par l’expression « lâcher prise ».  Selon Rosette Poletti et Barbara Dobs (« Lâcher prise », Jouvence éditions, 1999), cela signifie accepter de s’ouvrir à ce qui vient, de changer son regard, de modifier son interprétation, c’est aussi parfois de faire le deuil de quelque chose à quoi on tenait et mettre son attention sur ce qui est ici et maintenant.

Il existe toutes sortes de situations pour lesquelles il est bon d’apprendre à lâcher prise (le ressentiment, les émotions négatives…).

 

En voici un exemple : le lâcher prise des buts dépassés. Vous pouvez vous être fixé des objectifs qui par suite d’évènements extérieurs sont devenus caduques (« malgré la crise, je veux faire mieux ») ou bien, même atteints, vous souhaitez continuer (« mon patron m’a dit de faire  110% par rapport à l’année dernière ? Je ferai 130% ! »). Dans ce contexte, ce n’est pas le fait d’avoir un but qui est critiquable, mais l’attachement à ceux-ci. Cette volonté de réaliser coûte que coûte ceux-ci peut vous rendre plus fragile, avec la montée de l’anxiété que cela entraine. 

Posez-vous régulièrement ces quelques questions : 

 

ü      Après quoi est-ce que je cours ?

ü      Est-ce cohérent avec les buts que j’ai dans ma vie ?

ü      Qu’est-ce que je sacrifie pour les atteindre ? 

ü      De quels buts puis-je lâcher prise ?

 

Gérard Rodach

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Trouvez votre voie avec...Noé (celui de l'arche)

19 Décembre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Tout ce que vous avez vraiment besoin de savoir, vous l’apprenez dans l’histoire de l’Arche de Noé...

·         Ne manquez pas le bateau.

·         N’oubliez pas que nous sommes tous dans le même bateau.

·         Planifiez à l’avance - il ne pleuvait pas quand Noé a construit l’Arche.

·         Restez en forme - quand vous aurez 600 ans, quelqu’un pourrait vous demander de faire quelque chose de vraiment important.

·         N’écoutez pas les critiques, contentez-vous de faire ce qui doit être fait.

·         Pour votre sécurité, voyagez deux par deux.

·         Deux têtes valent mieux qu’une.

·         Bâtissez votre futur sur de hautes terres.

·         La vitesse n’est pas toujours un avantage ; après tout, les escargots étaient dans le même bateau que les guépards.

·         Quand vous êtes stressé, flottez un peu.

·         Rappelez-vous : des amateurs ont construit l’Arche de Noé, des professionnels ont construit le Titanic !

·         Rappelez-vous qu’à l’intérieur de l’Arche de Noé les termites et vermines étaient un plus grand danger que la tempête à l’extérieur

Gérard Rodach

 

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Les Echos, le journal qui vous apprend à faire des économies

12 Décembre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Voici un conte de Noël sur l’information économique en France. La presse joue un rôle d’information et d’éducation important. Faut-il pour cela prendre exemple sur ses pratiques ? 

Oui, si vous voulez faire des économies.

 

Le 27 août 2010, le service clients du journal « les Echos » me demande de régulariser mon abonnement en justifiant ma qualité d’étudiant (je suis enseignant depuis 20 ans et abonné depuis 15 ans aux Echos) sous le motif de non-réponse à un courrier précédent et sous peine de réduction de durée de l’abonnement (qui, en fait, avait déjà été arrêté).

 

Je retourne le jour même une copie de ma carte d’enseignant en demandant des précisions sur ce précédent courrier.

 

Mi-septembre (après 15 jours de suspension d’abonnement), je reçois le courrier suivant : « nous avons bien reçu votre demande d’abonnement. Nous l’avons immédiatement mis en œuvre. Merci de nous faire parvenir un document justifiant votre qualité d’étudiant » (lettre émise par le même service et signée par la même personne). Pas de réponses à ma question.

 

 Croyant à une confusion, je ne réponds pas.

 

Fin septembre, je reçois un nouveau courrier insistant sur le besoin d’une nouvelle carte d’étudiant sous peine de réduction de la durée de l’abonnement.

 

Je renvoie un nouveau courrier demandant à nouveau des précisions sur le fameux courrier précédent, le pourquoi du rétablissement de l’abonnement si ce n’est parce que j’avais déjà envoyé une attestation et que devenait les 15 jours perdus de mon abonnement. Pas de réponses (j’en avais envoyé une copie à Nicolas Beytout, directeur de la publication).

 

Le mercredi 20 octobre,  le quotidien publie un supplément « Spécial relation client » de bonne facture. J’envoie un mot au rédacteur en chef en invitant à faire lire  ce supplément à son service client.  

 

Début novembre, je reçois enfin une lettre du service client des Echos s’excusant sur le dysfonctionnement et me signalant que la signataire a émis comme souhait auprès de  l’Editeur ( ?) de ne plus importuner les enseignants (je n’ai jamais rien demandé de tel).

 

Pas de réponses quant à ma question sur les 15 jours d’arrêt de l’abonnement. En guise de dédommagement, j’ai reçu un beau livre d’images (« la France grandeur nature »).

 

 

Moralité :

 

Je ne sais toujours pas

  • Si le quotidien m’avait envoyé une lettre avant la fin août
  • Qu’est devenu l’envoi de mon premier justificatif
  • La prise en compte de mes 15 jours de suspension d’abonnement.

 

J’y ai gagné

·         La réponse à une question non posée

·         Un livre d’images (que je n’ai ouvert)

·         Un nouveau regard sur la crise de lecture de la presse.

·         Comment se passer de l’abonnement à des quotidiens économiques en consultant les sites internet : des économies en perspective !

 

Quand je vous disais que Les Echos, en plus d’être un quotidien d’information sur l’économie, se décarcasse pour vous apprendre à faire des économies.

 

Je vous ai bien dit que c’est un vrai conte de Noël !

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Faites des augmentations de salaires par tirage au sort !

5 Décembre 2010 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

A quelques semaines du début du parcours sportif des entretiens annuels dans les entreprises, chacun suppute ses chances d’augmentation et de promotion. Des mécanismes compliqués de mesure et d’appréciation des compétences sont mis en place pour permettre aux meilleurs d’émerger ou de toucher le gros lot. Pourtant, certaines études laissent penser que le tirage au sort donne de meilleurs résultats. Alors aux oubliettes, les calculettes ?

 

Trois mathématiciens italiens de l’Université de Catane ont démontré récemment, simulations à l’appui, que le hasard faisait parfois mieux les choses dans les promotions que les calculs compliqués.

 

Hypothèse apparemment absurde, pourtant je suis sûr que vous avez vécu de telles expériences ; par exemple,  chez un de mes clients, les difficultés de vie sur les open space récemment mis en place ont conduit à la désignation chaque semaine par tirage au sort d’un « gardien du calme ». il est chargé de faire respecter par chacun les règles de savoir-vivre  sur cet espace : ne pas parler bruyamment, ranger son espace, … L’expérience se passe apparemment bien. D’ailleurs des leaders se sont révélés au travers de cette expérience. 

 

D’autres expériences ont été conduites ces dernières années dans des restaurants ou des théâtres avec des tirages au sort du prix à payer. Cela a fort bien marché.    

 

Bien sûr, il y aura toujours des esprits chagrins pour dire qu’il n’y aurait pas alors d’intérêt à travailler dur dans ce cas. Est-ce le cas aujourd’hui ? Les méthodes de sélection sont-elles si transparentes que cela ?

 

D’ailleurs, il y a plein de postes occupés selon le principe de Peter « tout employé à tendance à s’élever jusqu’à son degré d’incompétence. Moralité : la majorité des postes d’encadrement sont occupé par des incompétents ».

 

 Une deuxième objection est qu’il serait dangereux de laisser le pouvoir à des personnes irréfléchies. Un bref regard sur ces cinquante dernières années montre qu’il y a eu de par le monde des fous, des incapables et des imbéciles élus plus ou moins démocratiquement.   

Et puis, que nous enseigne l’histoire ? Les Athéniens, dans l’antiquité, ont eu des magistrats élus de la sorte pendant plusieurs siècles ; Cela ne les a pas empêché d’atteindre des sommets dans nombre de domaines. 

 

Enfin, si vous devez choisir à qui donner une augmentation ou non, vous créez forcément des frustrations et de la colère. Le hasard fait parfois mieux les choses dans ce cas.

 

Alors, chiche ?  

 

Gérard Rodach

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