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Vous voulez faire carrière ? Relisez Darwin !

28 Mai 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Vous pensez que, comme Darwin, seuls les plus forts subsistent ?  Que continuer comme toujours, sans s’occuper des autres est la seule voie possible ? Darwin vous dirait que vous avez toutes les chances d’y laisser votre peau parce que ce n’est pas cela le darwinisme !

Principe darwinien n° 1 :  la diversité.  Darwin insiste sur le fait que dans un monde complexe, il faut faire émerger de nombreuses réponses possibles pour mieux s’adapter au monde de demain. La matière première de l’adaptation, c’est la variation. Donc, chercher à s’ouvrir à de nouvelles pistes, de nouvelles approches, se remettre en cause, s’ouvrir aux opportunités.

Principe darwinien n°2 : la coévolution. L’évolution n’est pas la loi du plus fort. Une espèce n’évolue pas seule, mais avec sa communauté écologique selon un tissu d’interactions qui se traduise, de la part de l’espèce par une attitude ni égoïste, ni naïve. Une espèce ne vit pas seul, mais dans un complexe dynamique, si une espèce se porte mal, c’est l’ensemble qui se retrouve affecté. Donc, prendre tout pour soi se retourne tôt  ou tard contre soi.

Principe darwinien n° 3 : l’empreinte sociale. L’environnement a une empreinte sur les modes de fonctionnement de la société (et votre façon d’agir). Tout comme les entreprises ne peuvent plus ignorer les questions d d’environnement et de diversité, nous sommes à la fois individuellement et collectivement impactés et contraints d’agir en ce sens.  Vivez-vous hors de votre environnement ?  Un jour, il se retournera contre vous !

Principe darwinien n° 4 : l’évolution. Si vous vivez au jour le jour, vous êtes purement réactif et toute perturbation  est une gêne, voire vécue comme une crise. Si vous adoptez une prospective à moyen terme, un changement peut n’être qu’un incident de parcours. Pour survivre, il faut se donner des buts qui vous affranchissent de la contingence du court terme.

Principe darwinien n°5 : la relativité. Aucune idée ou diversité ne sont bonnes ou mauvaises en soi. Tout dépend du contexte. La diversité produite donne plus de chances de s’adapter.

S’ouvrir à ce qui se passe autour de soi, prendre en compte les autres, tenir compte de son impact sur son entourage, se fixer des buts à long terme, relativiser les bons et mauvais choix ou décisions…  voici quelques-unes des leçons pour progresser.

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Appliquez à votre job au quotidien (ou à votre carrière) les dix clés de l’organisation d’Apple

22 Mai 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Sous l’impulsion de Steve Jobs, Apple a engrangé une série de succès ces dernières années : IPod, IPhone, IPad…  Quelles méthodes d’organisation ont conduit au succès d’Apple ? Sont-ils applicables à votre job au quotidien ou à la construction de votre carrière ?

 

1.       Soyez responsable pour vos actes : chez Apple, il y a une différence entre un  concierge et un directeur. Seul le concierge a le droit d’invoquer des bonnes raisons pour ne pas réussir.  A partir d’un certain niveau (et en tout cas pas au niveau du directeur), on ne peut plus invoquer des causes externes.

2.       Sachez qui et de quoi est responsable chacun : le DRI (ou « Directly Responsible Individual ») est LE responsable d’un projet et son nom est diffusé. Donc, en cas de problème, tout le monde sait à qui s’adresser.

3.       Simplifiez l’organigramme : il n’y a pas de division autonome, mais des équipes transverses, qui sous la supervision de la direction collaborent autour d’un projet.

4.       Traduisez cette organisation dans les faits : seule la direction financière est responsable du compte d’exploitation. Pas de dissension entre les départements sur leur budget et marge.

5.       Concentrez-vous sur peu de sujets à la fois. Dire non est aussi important que savoir dire oui. Cela a un avantage : 90% des gens savent les priorités de Steve Jobs.

6.       Entourez-vous des gens qui comptent : régulièrement, Steve Jobs réunit les Top 100 qui comptent. Ce ne sont pas seulement des managers, cela inclut tous ceux qui ont eu des idées et dont le regard peut faire avancer les choses. Cette manière de bousculer l’organigramme « aère » l’organigramme.

7.       Privilégiez la qualité à la quantité : les projets clé sont conduits par de petites équipes soigneusement sélectionnées. Cela permet de garder un esprit start-up.

8.       Spécialisez pour favoriser l’expertise. Seuls quelques top-managers jouent le rôle de chef d’orchestre. Chacun se doit d’être le meilleur dans son domaine ;

9.       Croyez en ce que vous faites. Le vrai ciment d’unité est que tous croient en la qualité des produits et services de l’entreprise et en son rôle dans le maintien de celle-ci.

10.   Nourrissez la culture : Apple a engagé des professeurs d’Université pour rédiger des études de cas qui permettent, dans le cadre de l’université Apple, de nourrir les nouveaux recrutés  de la culture qui a bien réussi.

Evident ? Combien de ces points sont appliqués chaque jour dans votre entreprise ?

 

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Multitâchisme : chance ou risque pour votre carrière ?

13 Mai 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

La dernière crise financière (2008-2009) a laissé des traces dans la gestion des compétences : nombre de salariés sont devenus bon  gré mal gré plus multitâches qu’ils ne l’auraient soupçonné. La mise en œuvre de ces nouvelles compétences peut leur ouvrir des horizons insoupçonnés, mais aussi les disqualifier.

Ces dernières années, de nombreuses entreprises, inquiètes de l’évolution financière des marchés ont réduit leur recrutement, même  lorsqu’il s’agissait de remplacer un partant, voire un congé de longue durée (ex. Maternité). Pour compenser  les absences, les managers (et leurs collaborateurs, ont été priés de prendre du travail en plus, même si celui-ci n’était pas de leur domaine habituel.  Il n’est plus rare de voir des ingénieurs faire de l’après-vente par téléphone, des vendeurs, de l’administration commerciale ou des financiers intervenir dans la comptabilité.

Une étude américaine (source : Sphérion Staffing) révèle que 53% des salariés interrogés déclaraient avoir pris de nouveaux rôle sans reconnaissance financière dans la majorité des cas (seuls 7% d’entre eux ont une augmentation ou une prime).  Cette tendance semble s’inscrire profondément dans les mœurs, compte tenu à la fois des incertitudes sur les marchés et des bénéfices enregistrés avec cette approche.

Il y a des côtés positifs à cela : le salarié peut se découvrir des compétences insoupçonnés, avoir ainsi  la possibilité d’évoluer ou de réorienter sa carrière. Il peut avoir bénéficié de formations  ou de reconnaissance (certification, diplôme…) qui le stimulent.

Il ne faut toutefois pas cacher que dans la majorité des cas, cet accroissement horizontal des charges se fait sur le tas,  sans formation ad hoc et plutôt sous la contrainte. Le « multitâchisme », selon les neurologues, réduit aussi la productivité, et accroit la fatigue.  Un autre risque est l’effet de cascade, chacun reportant les tâches non effectuées sur d’autres.

L’entraide et la solidarité disparaissent vite des écrans radar dans les entreprises, chacun cherchant à sauvegarder sa tâche clé.  Il en résulte dans tous les cas une baisse de motivation et des résultats.

Le nouveau « multitâcheron » doit donc apprendre très vite à poser des limites aux compétences demandées  et aux exigences en termes d’horaires de travail (certains se sentent obliger de finir leur travail le soir ou le weekend). Cela peut toutefois être difficile si ses collègues ne font pas de même. 

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Faites des erreurs dans votre travail et votre carrière

7 Mai 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Un grand nombre d’articles de journaux, de livres et de conférences sont dédiés aux succès. Chacun rêve de les reproduire (qu’il s’agisse du succès d’un homme, d’un produit ou d’une aventure). Pourtant, il y a tout autant à apprendre (si ce n’est plus) des insuccès. Ce n’est pas moi qui le prétend, mais l’ex PDG de Procter & Gamble. Alors, faut-il développer une culture de l’échec ?

 

En pratique, succès et échecs ne sont pas nécessairement opposés. Il faut très souvent des échecs, voire beaucoup d’échecs pour réussir. Après tout, Thomas Edison réalisa 9.000 expériences avant de parvenir à trouver la bonne formule de l’ampoule électrique. Vous pouvez apprendre beaucoup de vos échecs et développer ainsi votre créativité. Une entreprise qui, par peur du risque et de l’échec, n’innoverait pas, est condamné à terme. Il en est de même pour votre job (et votre carrière).

 

Accepter l’échec est d’abord un problème de regard collectif. Peu de cultures d’entreprise reconnaissent l’échec comme une valeur positive qui fait grandir celui qui avoue ses échecs. En 2006, quand le nouveau PDG constructeur automobile Ford, alors au bord de la faillit, demanda à ses responsables de noter leurs résultats sous forme de couleurs (vert pour « bon », rouge pour « mauvais »), il se retrouva dans une mer de « vert ». La compagnie ne commença réellement à se redresser que quand ces derniers admirent que leurs résultats n’étaient pas aussi bons qu’ils l’affirmaient.

 

Cela ne veut pas dire aussi accepter n’importe quelle erreur. Il vaut mieux perdre peu et vite que perdre beaucoup après avoir maintenu longtemps le cap coûte que coûte. Des entreprises comme Google ou Amazon n’hésitent pas à lancer de multiples projets même mal finis et à les retirer aussi vite si le marché n’est pas là. Cela se traduit pour vous de choisir de faire des petits paris sur des temps limités : tester de nouveaux services ou produits sur des marchés connus ou bien des produits / services existants sur de nouveaux marchés. Votre expérience peut vous aider à très vite déceler alors vos chances de succès ou d’échec. Il en est de même au niveau de votre carrière : testez vos compétences transférables dans d’autres domaines ou saisissez des opportunités dans des secteurs que vous connaissez bien.

 

La clé du succès de cette démarche passe avant tout par l’apprentissage des leçons de ses échecs. Si vous êtes travailleur indépendant, c’est d’abord une question d’égo. Si vous travaillez dans une entreprise, c’est alors une question de culture d’entreprise. Certaines (hélas, fort peu nombreuses en France) favorisent l’expression des échecs aussi bien que des réussites lors des entretiens annuels ou des revues de performance. Cette acceptation est un signe fort du degré de confiance mutuelle qui existe dans l’entreprise. Un pari qui peut (vous) ouvrir la voie du succès à terme.

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