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Longue carrière aux esprits consciencieux !

25 Juin 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Comment faire une (longue) carrière sans trop de ruptures ? Comment réussir à en vivre et progresser vers des chemins choisis ? Voilà un sujet d’actualité dans un contexte où les « experts » nous serinent que nous, les travailleurs présents sur le marché, aurons plusieurs métiers et des espaces de chômage, tout au long de notre carrière. Quelques idées transposées des études sur les secrets de la longévité humaine.

Vivre plus longtemps : ce thème a fait l’objet de nombreuses études, tant sur les plans alimentaires que sur les modes de vie, l’environnement, les gènes… Des études récentes (H. Friedman et L. Martin) ont porté sur un seul groupe pendant huit décennies. Quelles leçons (transposables au monde professionnel) peuvent en être tirées ?

1.       Il y a trois facteurs qui jouent un rôle clé dans le secret d’une longue carrière : les gènes, le mode de vie et…le hasard

2.       Parmi les gènes, celui d’avoir un caractère consciencieux est fort important : de telles personnes écoutent les conseils qui leur sont prodigués (et respectent ceux qu’ils jugent utiles pour eux).

3.       Les gens consciencieux s’investissent ni trop, ni trop peu dans leur travail, mais savent surtout éviter les tâches qu’ils ressentent comme difficiles et stressantes.

4.       Le fait de mieux équilibrer vie privée / vie professionnelle est un bon ressort de longévité.

5.       Pour le mode vie,  la recherche de situations et de relations saines font ceux qui favorisent des environnements adaptés et des relations de travail saines s’en sortent mieux.

6.       Les caractères consciencieux  sont modérément optimistes, ce qui leur permet de mieux anticiper le hasard des retours de situation et de prendre des mesures de précaution.

7.       Leur mode de vie plus équilibré, sans excès de nourriture, de tabac ou d’alcool, réduit les risques de maladies.

8.       Cela les rend moins sensible au stress, à l’opposé des optimistes permanents, par contre, qui vivent plus mal les situations d’échec qu’ils attribueront à eux-mêmes (par manque de prudence).

9.       Un bon réseau relationnel les aide à se réaliser socialement.

10.   Enfin, la retraite, pour eux, n’est pas souvent une fin en soi. Ils continuent à travailler bien au delà.

Ces quelques idées  sont un peu à l’opposé des clichés médiatiques : vivre intensément, faire des efforts jusqu’à la limite de ses capacités, privilégier la réussite matérielle au détriment de la vie privée ou de ses valeurs…

Elles nous posent une question fondamentale : savons-nous nous remettre en cause si nous nous égarons ?  Je rencontre dans mon activité de coach / bilan de compétences, de plus en plus de personne qui en sont conscientes et cherchent à (re)trouver leur voie.  

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Le passé vous éclaire-t-il sur l’avenir ?

18 Juin 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

A la lumière de vos expériences passées, pouvez-vous imaginer, voir construire mentalement votre avenir ? Vaste sujet, qui touche aussi  bien votre vie privée que votre vie professionnelle (et notamment votre carrière). La lecture du livre du docteur Elie Attias ouvre des horizons intéressants (« Médecine super-vibratoire », éditions Dangles, 2011)

Que nous dit-il sur ce sujet, en se basant sur des travaux  réalisés aux quatre coins du monde ?  Notre mémoire « autobiographique »  est peuplée de faux souvenirs, infidèles aux réel et imprégnés de fiction. Ces faux souvenirs, comme les souvenirs réels, ont un même objectif : créer des schémas approximatifs qui serviront dans les situations à venir. En fait, ce sont les mêmes zones de notre cerveau qui s’activent quand nous pensons à notre passé…ou que nous forgeons des projets. Tout dépend alors comment vous y faites appel : regardez-vous votre futur de manière positive ou non ?  Il y a la personne qui chausse ses lunettes noires pour voir son passé sous un angle tel qu’elle ne peut espérer un futur positif.  Mais il y a également le sportif qui améliore sa performance en visualisant la course qui l’attend avant le moment décisif.  

Vous utilisez peut-être cette fonction lorsque vous prenez une aspirine (ou un placebo). Les médecins ont constaté que la diminution de la douleur qui suit la prise d’un placebo coïncide avec l’activation de la région du cerveau qui est le siège de la génération justement de ces prédictions.  Moralité : plus vous êtes convaincu que cela vous fera du bien… et plus vous avez de chances de voir la douleur diminuer.

Notre cerveau construit donc l’avenir non seulement avec nos souvenirs concrets, mais aussi avec ceux qui prennent forme en réalité uniquement dans notre mémoire.  Selon que vous soyez positif ou non, la combinaison permanente du passé et du futur qui occupe constamment notre cerveau nous conduit à mémoriser de nouveaux éléments, des faux souvenirs, qui ne correspondent pas à un évènement réel.

Ainsi lorsque vous allez présenter un projet dans une réunion, les multiples micro-évènements qui vont peupler le temps avant, pendant et après votre présentation  vont être analysés par vous (et vous seul) comme positifs ou négatifs, comme des signes précurseurs du résultat. Rappelez-vous, à ce sujet, que les travaux d’Albert Mehrabian (psychologue américain  né en 1939) ont montré que votre gestuelle et votre ton comptait pour plus de  85% de la perception de votre auditoire.

Vous forgez en grande partie seul votre avenir. A vous de choisir quels « faux » souvenirs vous voulez fabriquer !

Quelques mots complémentaires sur ce livre : passionné des nouvelles approches de la médecine, le docteur Attias ouvre également des portes sur des sujets comme la médecine cybernétique, la mémoire, la souffrance,  le stress et les émotions, les ondes cérébrales et les nouvelles radiotechnologies du cerveau, la mémoire électromagnétique de l’eau et bien d’autres sujets passionnants. J’ai été passionné par ce livre et j’aurai l’occasion d’en reparler prochainement.

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Faites de l’éthique, pas la guerre

11 Juin 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

La crise financière de 2008  et les informations divulguées sur les pratiques financières à tous niveaux ont accéléré une tendance en cours ces dernières années : l’importance accordée à l’éthique dans les relations inter-entreprises.  De nombreux groupes recrutent des responsables de l’éthique. Ce n’est pas nouveau, sauf que les nouveaux recrutés ont une dimension « politique » suffisamment forte pour pouvoir imposer leurs vues sur les pratiques internes. Et s’il était temps à votre niveau d’être pleinement éthique ?

L’éthique n’est pas un nouveau sujet pour les entreprises (et pour vous-même). Toutefois, l’application de vraies règles d’éthique suppose parfois des changements de  culture d’entreprise. Faire la part entre l’éthique et l’obtention de contrats quel qu’en soit le coût n’est pas un choix facile pour tout responsable jugé sur ses résultats.

Cela suppose un environnement spécifique pour que vous puissiez être vraiment éthique :

·        Un appui fort de la direction qui non seulement prône ces valeurs, mais aussi les traduit au quotidien.

·        Des règles du jeu clair avec votre N+1 (et votre N+2).

·        L’existence en interne d’un médiateur ou d’un responsable de l’éthique qui vous aide à bien définir ce qui est éthique ou non.

Votre comportement, par rapport à vos collaborateurs et collègues, se doit d’être également adapté :

·        Savoir faire confiance, mais aussi vérifier

·        Concentrer ses efforts sur les domaines les plus risqués

·        Avancer à pas comptés parce qu’il s’agit d’un changement de culture

·        Etre exemplaire vous-même

·        Savoir reconnaître vos erreurs (et celles des autres)

·        Faire des réunions régulières pour analyser les erreurs commises (sans jugement) pour tirer parti de l’expérience

·       

 L’éthique est une valeur montante. Soyer clair avec vous-même à ce sujet  !

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La formation peut être innovante, y compris pour vous !

4 Juin 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Il y a quinze jours se sont tenues les 3èmes nuits de la formation et de l’orientation professionnelles. Cette action qui prend de plus en plus d’ampleur chaque année a  pour objectif de valoriser les pratiques et les résultats remarquables en termes de développement des talents.

Cette soirée fut  très intéressante par les exemples de stratégies originales de formation mises en place par des entreprises ou des organismes de formation. Les thèmes proposés par les entreprises sélectionnées pour la finale tournent autour de trois enjeux :

·         Professionnalisation

·         Transfert de compétences

·         Préparation de l’avenir

Qui a dit que la formation se déroulait seulement en salle ? Les outils numériques, le travail accompagné sur des thèmes opérationnels ou les méthodes-jeux font maintenant pleinement des parcours. Cela veut dire qu’il est possible de développer ses compétences, voire d’en ouvrir de nouvelles autrement qu’en salle, et qu’il est possible de concilier gestion du temps et progrès en termes de savoir-faire.

Cette évolution a une contrepartie : que l’apprenant (ou la participants) ne considère plus la formation comme un moment de récréation, voire une perte de temps, mais comme un investissement.

A titre d’exemple, lors de cette soirée, le prix coup de cœur a été décerné à Alstom-Grid (branche réseau électrique d’Alstom) pour un programme de formation de « mentor-tuteur-formateur » permettant à des experts de transmettre leur savoir et savoir-faire que ce soit par la formation, le tutorat ou le coaching au quotidien. Ce programme développé par DALETT (dont ce blog est l’émanation) a permis à des experts (techniques, financiers, informatiques…) non seulement de découvrir le plaisir de transmettre, mais aussi de libérer leur propre potentiel (en transmettant leur savoir, les experts se dégagent du temps pour continuer à faire progresser leur propre savoir).

C’est une révolution culturelle à plusieurs titres :

·         Fini la mort par Power Point : on peut transmettre en faisant s’activer les participants

·         Le savoir n’est plus une source de pouvoir. Au contraire, être le seul expert conduit souvent à  une surcharge d’activités limitant les capacités à progresser

·         Une bonne animation sous toutes ses formes peut contribuer à rendre plaisant et vivant le transfert de compétences. Cela sort du schéma classique : « apprendre nécessite de la souffrance ».

A titre individuel, chacun d’entre nous peut se poser les questions suivantes :

·         Quelles nouvelles compétences ai-je envie d‘acquérir ?

·         Quelles parties de mon savoir puis-je transmettre pour me dégager du temps ?

·         Quelles formes d’apprentissage me paraissent les plus adaptées pour moi : cours en salle, accompagnement, formation sur le tas… ?

·         Que puis-je faire, demander, rechercher… pour y parvenir ?

 

C'est peut-être votre voie !

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