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Etes-vous un leader silencieux ?

30 Octobre 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Il est classique qu’un manager (vous et/ou votre responsable) consacre la majorité de son temps aux « collaborateurs déviants »,  c’est à dire les experts sur qui il peut s’appuyer, mais aussi les retardataires, les opposants, les rebelles, les distraits… Dans ces conditions, il peut oublier ceux qui font leur travail discrètement, savent s’adapter aux difficultés et travaillent e harmonie avec leurs collègues. L’avantage de ces derniers est qu’ils vous laissent du temps pour gérer les autres. L’inconvénient  est que vous ne vous rendez compte vraiment de leur valeur que le jour où ils vous quittent. Il est alors trop tard.

Comment les reconnaître ? Comment estimer qui sont ces leaders silencieux ? Etes-vous, vous-même, un leader silencieux ?

Voici un test pour le savoir :

1.       Qui est peu absent ?

2.       Qui dit rarement « non » à vos demandes ?

3.       Qui rend son travail dans les temps ?

4.       Qui donne discrètement un coup de main aux autres ?

5.       Qui adoucit les conflits et remonte le moral ?

6.       Qui travaille régulièrement, même quand le chef n’est pas là ?

7.       Qui peut faire des efforts supplémentaires si besoin, sans rechigner ?

8.       Qui ne cherche pas à se mettre systématiquement en avant ?

9.       Qui ne tire pas la couverture à lui ?

10.   Qui est reconnu comme de bon conseil par ses collègues ?  

Avez-vous 10 « oui » ? Vous êtes un leader silencieux !

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Carrière : au-delà de la performance, visez la santé de votre équipe (et la vôtre)

23 Octobre 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Savez-vous que seulement un tiers des entreprises qui affichent de très bons résultats arrivent à maintenir leur performance dans le temps ? Leur secret : celles qui y parviennent ne cherchent pas seulement la performance pour la performance. Elles consacrent beaucoup d’efforts à apprendre et à s’adapter en permanence.

Quels sont leurs recettes transposées à votre niveau et à celle de votre équipe (collègues ou collaborateurs ?  Elles tiennent en cinq points :

1.   Vouloir (« aspire » en anglais) : où voulons-nous aller ? Ce n’est pas seulement avoir une vision, c’est aussi chercher à adapter son équipe (ou son organisation) à aller au-delà : casser les silos, favoriser une meilleure communication transverse, donner une expérience significative à ses clients…

2.   Evaluer (« assess ») : Est-ce que nous sommes prêts à y aller ? Au-delà du diagnostic des points forts et faibles, vous devez constamment rechercher les racines des freins. C’est souvent dans la reconnaissance de la valeur des individus, l’esprit d’équipe, la motivation vers les résultats que vous en trouverez les ingrédients.

3.   Bâtir (« architect ») : que devons-nous faire pour y parvenir ? Faire un plan d’actions bien sûr, mais aussi repenser l’environnement de travail = se recentrer sur ses activités, accompagner ses collaborateurs,  favoriser des expériences, …

4.   Agir (« act ») : comment faire le voyage ? Se fixer des sous-objectifs, des points d’étapes, et en plus maintenir l’énergie pour y parvenir. Pour cela, favoriser la contribution de tous au projet global, les rendre acteurs et leur montrer leurs progrès.

5.   Progresser (« advance ») : comment intégrer les progrès ? Cela veut dire transformer en permanence l’entreprise, mais aussi et surtout créer des bases de données de partage d’expériences et des infrastructures d’apprentissage ad hoc.

Ce billet est inspiré du livre de Scott Keller et Colin Price « Beyond Performance » (John Wiley, 2011). Il est un bon complément du billet précédent.  La recherche de la performance à tout prix  n’est plus adaptée aujourd’hui.

Les recettes sont connues : qu’attendez-vous pour les appliquer ?   

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Qu’est-ce qui vous rend heureux au travail ?

15 Octobre 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

L’institut GALLUP publie aux USA un indice quotidien du bien–être au travail. Malgré la crise économique et les risques de chômage, les salariés n’ont jamais été aussi moroses, toutes catégories confondues.   Qu’est-ce qui pourrait les stimuler alors ?

Deux universitaires (T. Amabile et S. Kramer) viennent de publier une étude à ce sujet. Celle-ci , qui a porté sur 238 personnes réparties dans sept entreprises, révèle que l’état d’esprit du salarié a un profond impact sur sa créativité, sa productivité et son implication dans sa tâche. Quels sont  les facteurs qui favorisent cet état d’esprit ? C’est, à leur avis, la capacité du management (au sens large) de lui donner la possibilité de se réaliser au travail, que ce soit en levant les obstacles, en aidant ou en donnant des signes de reconnaissances.  Pour tout collaborateur, le facteur n° 1 de motivation est le sentiment de progresser dans un travail qui a du sens pour lui. 

Rien de nouveau, me diriez-vous. Malheureusement, les stratégies actuelles en termes de RH de nombreuses entreprises sont plus tournées vers la réduction des effectifs et des ressources que vers des approches qualitatives. Cet état d’esprit influe sur les managers. Une étude récente auprès de managers révèle qu’ils  privilégient plutôt comme levier les salaires et les bonus et classent loin derrière l’utilisation de la reconnaissance au travail. 

Cela fait une quinzaine d’années que sont publiées des études similaires par des spécialistes de renom. Toutes  démontrent que les salariés aujourd’hui  sont surtout motivés lorsqu’on fait appel  leur créativité et qu’ils ont le sentiment que leur travail a un sens  (facteurs intrinsèques).  Malgré tout, un grand nombre d’organisations continuent à  utiliser des approches axés sur  les facteurs de motivation extrinsèques (objectifs,  primes…).

Peut-être que ces mêmes dirigeants ne croient plus en leur mission et sont eux-mêmes désengagés.  Pourtant, un geste humain ne coute rien (ou si peu) et peut rapporter gros.

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Carrière : faire grandir vous fait grandir

9 Octobre 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

L’image du bosseur qui réussit grâce à la seule force de son poignet est un vieux cliché encore fort présent dans les esprits. Pourtant, un simple regard autour de vous  peut vous faire constater que le succès est plus souvent assuré lorsque vous êtes bien entouré. Oui, mais que comprendre par « être bien entouré » ?

 

Etre bien entouré peut s’entendre de deux manières : la première, c’est d’être entouré de gens qui  ont les atouts (savoir, relations…) pour bien vous épauler. La deuxième, c’est que les gens qui vous entourent ont vraiment envie de vous épauler. Si la première est fort utile, la seconde est plus sûre.

Comment y parvenir ?

 

Aristote (le philosophe grec) expliquait que l’excellence n’était pas une fin en soi, mais une habitude. Vous n’êtes pas excellent parce que vous avez bien fait une chose une fois, mais parce que vous le faites constamment.  Dans le cas présent, donner envie à votre entourage de vous aider, c’est montrer l’exemple en les aidant quand ils en éprouvent le besoin.

 

C’est aussi les encourager  à vous aider en leur donnant des signes de reconnaissance quand ils le font. 

 

C’est enfin leur faire confiance et en croire en leur aide. C’est ce qui s’appelle en psychologie  «  l’effet de Pygmalion ».  Il s’agit d’une prophétie auto réalisatrice qui consiste à influencer quelqu’un en émettant une hypothèse sur son devenir. Dans une pièce de G.B. Shaw, une jeune fleuriste explique que selon la manière dont les gens la regardent, elle est une simple fleuriste ou une lady.

Cela peut s'exprimer ainsi : en pensant que quelqu'un possède une caractéristique, nous changeons notre propre attitude vis-à-vis de cette personne, et l'influençons de telle sorte qu'il va effectivement acquérir cette caractéristique ou l'exprimer de plus flagrante façon.

(plus d’infos sur cet effet ?   http://www.psychoweb.fr/articles/psychologie-sociale/223-rosenthal-et-jacobson-1968-l-effet-pygmalion-je-pense-donc.html)

 

Vous commencez quand ?

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Apprendre la patience

1 Octobre 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Dans un univers où tout va vite (et semble-t-il de plus en plus vite), voilà un paradoxe. Vous êtes sans cesse sollicités dans votre activité professionnelle (et souvent votre vie privée) à aller plus vite : internet, smartphone, messageries instantanés, tablettes… tous les outils sont là pour vous dire : plus vite, plus vite, plus vite…

Pourquoi réfléchissez quelques instants :  une équipe d’aviron n’avance pas plus vite si quelqu’un rame plus vite que les autres (au contraire, elle perd !).  Gagner, cela suppose ramer tous à la même vitesse, et parfois plus lentement que prévu au départ.  Savoir réussir, c’est souvent savoir faire preuve de patience.

Etre patient ne signifie pas ne rien faire et attendre. Au contraire, cela suppose travailler dur et aussi longtemps que nécessaire jusqu’à votre but. Après tout, quand on construit une route ou un édifice, chaque étape prend un certain temps. Vous pouvez la réduire en augmentant le nombre de personnes impliquées, mais jusqu’à une certaine limite. Les matériaux doivent sécher, souvent plusieurs personnes ne peuvent travailler ensemble…

Etre patient, c’est apprendre aussi à être endurant : L’impatience est souvent un signe de peur et de manque de discipline personnelle. Souvent, la frénésie et l’excitation conduit à un travail imparfait qu’il faut recommencer ou compenser. Un client japonais me faisait remarquer que nous avons en France des services clients très importants. « Si vos services étaient bons, il n’y a pas besoin de grands services clients. » Quand vous regardez au quotidien, les raisons pour lesquels vous avez du appeler des services clients, admettez qu’il n’a pas tort.

Alors, comment commencer à devenir un gagnant patient ?

1.       Notez au fil de l’eau ce qui vous énerve durant votre journée de travail ;

2.       Apprenez à décoder les situations récurrentes qui vous énervent ;

3.       Remplacez celles-ci par de nouvelles « routines » ;

4.       Apprenez à respirer profondément (ou à compter jusqu’à 10) quand vous vous sentez vous énerver ;

5.       Acceptez d’aller à la vitesse normale à laquelle les choses doivent se faire;

6.       Mesurez vos progrès et fêtez vos succès ;

7.       Riez de vos échecs à être patient.

Rappelez-vous cette citation de Michel-Ange : « le génie est la patience éternelle », sous-entendu le génie ne peut réussir que s’il est patient.

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