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"Where's the beef" ?

27 Novembre 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

« Where's the beef ? » (Où est la viande ?) est une phrase couramment utilisée aux USA et au Canada pour s'interroger sur le contenu réel de quelque chose dont on parle beaucoup sans le détailler.

Cette phrase a été entre autres utilisée par le sénateur Mondale dans un face à face avec Gary Hart, Mondale reprochant à Hart de ne présenter aux électeurs démocrates que sa personnalité certes médiatique, mais sans avoir par ailleurs réellement de programme.

Un usage immodéré des réseaux sociaux peut conduire à de nombreux abus : tromperie sur le parcours et /ou les succès (et insuccès), course au nombre d’amis… Comment dans ce contexte éviter que votre image ne devienne trop acide ?

1.       Honneur et Honnêteté : si vous exagérez votre parcours (ou vos résultats), attendez-vous à de graves conséquences. En effet, s’il est facile de se créer une image, il est aussi facile de la vérifier et de la démentir.

2.       Pas de gonflette : quand vous écrivez sur votre blog (ou laissez un commentaire sur un autre blog), assurez-vous d’apporter une contribution constructive (positive ou non) au débat ou à la question traitée.

3.       Vivez le moment présent : si vous êtes à une soirée professionnelle, ne vous contentez pas de projeter votre carte d’identité visuelle ou de donner votre tweet, mais simplement, échangez un verre à la main avec les personnes présentes. Quoiqu’on dise sur les réseaux sociaux, la majorité des personnes préfèrent un vrai contact.

4.       Attention à l’usage de la critique : seule celle constructive a de la valeur. Si vous souhaitez défendre des idées qui vous tiennent à cœur, devenez un expert dans ce domaine et restez sur le plan des faits. Ne confondez ceux-ci avec les opinions et les sentiments. Sachez aussi apprécier la critique des autres.

5.       Soyez cohérent dans le temps : assurez-vous que vos messages soient en ligne avec vos valeurs et les amis qui lisent vos billets.         

Pensez à Ferrari : voici une entreprise qui s’est construite lentement, qui n’a cherché à faire de la croissance à deux chiffres, mais a plutôt bâti lentement son image autour de la qualité et d’une cible de clientèle pointue.

Alors, préférez-vous, en termes d’image,  être une Ferrari ou une bulle de savon ?

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Carrière : est-ce le moment de prendre des risques ?

20 Novembre 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Si vous lisez ou écoutez les médias actuellement en Europe, l’enfer approche à grands pas et il se faut se terrer dans son job et sa maison. Ces prophètes de malheur nous conjurent de leur faire confiance et de nous retirer loin de la scène de le recherche de job. Si cela nous interpelle, c’est parce que l’économie est en danger et que notre besoin de sécurité est interpellé. Pourtant, le remède n’est-il pas pire que le mal ?

 

En chinois, le même signe signifie crise et opportunité. A l’abri de nos murs, nous sommes  hors des opportunités, mais pas en sans danger : notre employeur ou notre marché peuvent se déliter et mettre notre situation professionnelle en péril.

Ecoutez l’histoire que racontait George Sharing, célèbre pianiste de jazz. George, qui était aveugle de naissance, était un jour au bord d’un grand boulevard attendant que quelqu’un l’aide à traverser. Son oreille lui disait bien que le trafic était parfois soutenu et d’autres fois fluide, voire nul.

Soudain un homme lui tapote sur l’épaule et lui dit : « Je suis aveugle. Pouvez-vous m’aider à traverser ? » Après une brève hésitation, George lui dit : « bien sûr, tenez-vous à moi ». Guidé par son oreille, il choisit un moment de calme et traversa la rue sans encombre. Son  compagnon d’infortunes le remercia et partit sans avoir eu conscience d’être avec un autre aveugle. George a souvent raconté cette histoire en soulignant non seulement le grand frisson qu’il  a éprouvé alors en prenant ce risque, mais aussi la grande leçon apprise sur son courage et le dépassement de ses peurs.   

Alors, sans prendre de risques inconsidérés, choisissez un objectif, votre moment pour vous lancer, un mentor pour vous aider et des compagnons de route qui ont une  démarche similaire. Vous pourrez atteindre votre objectif, nonobstant les dangers (même dans les pires crises, il y a des opportunités (et moins de prétendants !) et  apprendre à développer votre confiance en vous-même.

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Carrière : êtes-vous platonicien ou aristotélicien ?

12 Novembre 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Thomas Sowell (Stanford university) a longuement étudié l’importance respective des approches platonicienne et aristotélicienne… sur le plan politique. Ses études ont aussi une portée en termes de réflexion sur votre carrière et votre développement personnel.

Pour Platon, le perfectionnisme désigne la demeure des Dieux. Selon le fameux mythe de la caverne, nous avons la sensation de vivre dans un monde réel, mais nous nous trompons : tout se passe comme si nous étions enchaînés dans une caverne le dos tourné à l’entrée. Nous n’avons connaissance du monde réel que par l’intermédiaire des ombres projetées sur le mur de la caverne. A notre échelle (humaine), seule la pensée philosophique peut être parfaite. 

Au contraire, Aristote professe une vision de la réalité qui ne contredit pas ce que nous percevons du monde extérieur.  L’expérience sensible est indispensable à la connaissance de la vérité. Donc, si mon expérience contredit telle conception précise, c’est cette dernière que je dois rejeter et non l’inverse.

Les partisans de Platon affirment donc qu’il y a une vision idéale de la nature humaine, qu’on ne peut la changer et qu’on doit tendre tous nos efforts (tant personnels que collectifs) pour nous conduire vers celle-ci.

A l’inverse, les adeptes d’Aristote soutiennent qu’on peut changer et améliorer la nature humaine. Chaque problème ayant sa solution, il est possible d’y remédier et de progresser.    

Dire « je refuse de perdre » ou « pas question de renoncer », c’est adopter une position platonicienne où vous accordez la primauté à une idée préconçue (« Je dois être cadre dirigeant à 40 ans ou j’aurai raté ma carrière »).

D’un autre côté, dire « je n’aime pas perdre, mais on ne gagne pas à tous les coups et je l’accepte » ou « je ne suis pas cadre dirigeant, mais ce que je fais me convient tout aussi bien », c’est se montrer aristotélicien et reconnaître la primauté de la réalité.

 Le platonicien est plein d’idéaux, mais il risque, confronté à la réalité, d’être un perpétuel insatisfait à la quête d’un idéal inaccessible.

Préférez-vous être platonicien ou aristotélicien ?  

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Carrière : ne pas confondre prix et valeur !

5 Novembre 2011 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Les  bourses sont globalement à la baisse. Les médias le font savoir en titrant que les entreprises perdent de leur valeur. Est-ce leur vraie valeur ? N’y a-t-il pas confusion entre le prix de l’action et la valeur de l’entreprise.  Et vous-même, ne confondez-vous pas  votre valeur et votre prix (sur le marché) ?

Les entreprises essayent de gérer leur valeur sur le marché au travers de leur prix sur le marché des actions. Cela a un avantage : celui de leur servir d’indicateur de succès (ou non). Un inconvénient aussi : tout est mis en œuvre pour valoriser cette valeur, quitte à avoir une politique à court terme (consacrer son argent à des rachats d’actions, diminuer ses investissements pour maximiser son profit…).  Le danger est d’oublier qu’un indicateur n’est qu’un indicateur.  La valeur d’une action dépend de l’hypothèse que vous faites de son valeur. Comment peut-on utiliser un indicateur qui mesure le présent (voire des résultats passés) pour estimer le futur ? Si Amazon (le libraire en ligne) n’avait pas accepté de nombreuses années de perte au profit d’investissements permanents, serait-il devenu ce qu’il est aujourd’hui ?

De même, au niveau de votre carrière : vous pouvez aujourd’hui bien (voire très bien) gagner votre vie.  C’est votre prix sur le marché.

  • Est-ce que cela reflète réellement votre valeur ?  Etes-vous prêt à investir (sur vous) pour aller plus loin, que ce soit en vous formant  ou en prenant des risques en allant voir ailleurs ?
  • Faites-vous réellement ce qui vous convient ? Nombre de traders, par exemple, disent ne pas aimer leur métier, mais ne pouvoir le quitter compte tenu de leurs salaires. Pourtant, ils savent qu’on n’est pas trader toute sa vie. La chute (= la reconversion) n’en sera que plus difficile.   
  • Votre métier a-t-il de l’avenir ? Les révolutions en informatique redistribuent les cartes tous les 5 à 10 ans.     

Alors, posez-vous la question si, comme nombre d’entreprises, d’une part vous ne confondez pas votre prix sur le marché (= vos revenus) et votre valeur (= vos attentes à terme) et d’autre part ne sacrifiez pas (trop) le présent au futur.   

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