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Carrière : êtes-vous, en termes de concentration, plutôt ouvert ou fermé ?

25 Février 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

L’image classique de la personne concentrée est celle de quelqu’un la tête entre les mains et qui se consacre à sa tâche en oubliant tout le reste. Mais est-ce la seule forme de concentration ?

Il a quelques semaines, j’ai consacré un billet aux hyperactifs. Eux se prennent rarement la tête entre les mains, trop occupés à papillonner d’un sujet à un autre.  Cette forme de concentration dite « ouverte »  nous permet de mieux saisir ce qui nous entoure. C’est le genre de concentration que nous avons quand nous nous laissons porter par un morceau de musique, une odeur ou un paysage qui nous inspire. C’est aussi ce qui nous inspire lorsque passager d’une voiture ou d’un train nous nous laissons porter par le mouvement.

Les deux formes de concentration sont utiles et nous permettent de bien tirer parti de notre cerveau.  En effet, le mode « ouverture » favorise la détente, l’exploration, l’absence de préjugés et est plus ludique. Le mode « fermé », plus adapté pour la résolution d’un problème,  est plus rigide, étroit et fermé.  Nous avons les deux en nous, mais chacun en favorise plus un que l’autre.

Paul McKenna, un spécialiste de l’auto-développement, a développé le concept du curseur de concentration pour favoriser le développement du moins utilisé. Il suggère ainsi un exercice appelé « le curseur de concentration ». Imaginez que vous ayez une table de mixage de son. Lors d’une même situation (que ce soit la résolution d’un problème ou l’écoute d’un morceau de musique) faites bouger le curseur  de la concentration fermée à la concentration ouverte et retour.

Cela aura l’avantage de vous permettre devoir une même réalité sous deux angles différents. Cela sera bien utile pour dialoguer avec les autres (ceux qui ont des modes de concentration différents), mais aussi pour appréciez votre propre réalité : votre parcours professionnel, à date, doit-il s’analyser comme un long tube (concentration fermée) ou comme une source d’opportunités pour évoluer, voire changer (concentration ouverte).    

Avec la concentration fermée, vous apprendrez à tirer parti de votre expertise. Avec celle ouverte, à voir des opportunités dans d’autres secteurs. Ainsi des architectes réussissent très bien en marketing de grande consommation parce qu’ils apportent un regard différent sur les produits. 

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Polleniser

18 Février 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Depuis 25 ans, un groupe d'hommes et de femmes organisent des conférences autour des thématiques "Technology, Entertainement and Design" (TED) pour soutenir les idées qui peuvent changer le monde. Lors du TED Concorde, en janvier à Paris, Thanh Nghiem nous raconte sa parcours et son idée : polleniser !   Un nouveau champ d'idées et de réflexion
En 2002, alors âgée de 36 ans, elle décide de tout quitter pour mettre ses compétences au service de l’intérêt général et fonde l’Institut Angenius, un incubateur de projets à but non lucratif. Ses passions et ses engagements l’amènent à accompagner des précurseurs dans le champ des modes de vie durables et de la libre diffusion des connaissances : web collaboratif, économie du partage, modèles open source. Dès l’origine de son projet, elle a l’intuition qu’une hybridation puissante, porteuse d’intelligence collective à grande échelle, peut s’opérer entre ces deux univers. Elle y consacre alors toute son énergie.
 
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La peur ? Moi, j’aime !

11 Février 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Dirigeant, manager, commercial, ... En bref tous ceux qui montrent le visage de l’entreprise en interne et en externe, ne doivent avoir peur (et la montrer)  pour ne pas paniquer clients, fournisseurs, collaborateurs. Ça c’est la théorie. Dans la pratique, faut-il confondre courage et témérité ?

La peur, il faut le rappeler, est une des quatre grandes émotions avec la joie, la colère et la tristesse.  Ce sont ces émotions qui aident l’Homme à vivre avec ses semblables. La peur vient d’une réaction à un environnement perçu soudainement comme hostile. Lorsqu’on a peur, des réactions physiologiques se produisent, et cela peut tout aussi bien décupler nos forces (afflux de sang, sécrétion de noradrenaline, de cortisone, …) que nous tétaniser. La peur, au sens premier est une réaction de l’organisme lorsque nous avons le sentiment de sortir de notre zone de confort.

Cela signifie qu’une même situation peut paniquer certains (par manque d‘habitude) tandis que d’autres restent stoïques.  Il est donc important d’avoir conscience des causes de peurs. Il y en a grosso modo cinq :

  1.   La peur du changement
  2.   La peur de la charge de travail
  3.   La peur de la pression du temps
  4.   La peur des relations interpersonnelles
  5.   La peur de la confrontation à d’autres valeurs

Ces peurs sont subjectives : il est difficile de les mesurer, voire de les apprécier, mais elles sont bien là. Dans un environnement chahuté comme le nôtre, la peur est alimentée à la fois par nos craintes, et aussi par la pression médiatique sur tel ou tel évènement. Des études internationales (sondage BVA-Gallup) ont montré que les Français étaient plus pessimistes que la Pakistanais ou l’Afghan (http://www.20minutes.fr/societe/646284-societe-la-france-championne-monde-pessimisme). D’accord, le pessimisme n’est pas la peur, mais il lui ouvre le chemin.

Cela suppose d’abord d’en prendre conscience. Cela signifie, les exprimer, de préférence à une tierce personne neutre qui, sans jugement, vous posera des questions pour vous aider à en comprendre la nature, les écrire (parce qu’elles peuvent être fugitives, mais aussi répétitives), voire les partager en groupe avec d’autres personnes.

Première étape donc : prenez conscience de vos peurs (et de celles de votre entourage). Deuxième étape : exprimez-les (par oral ou écrit) et troisième étape… tirez-en partie ! La peur est parfois bonne conseillère et peut vous éviter de faire des erreurs, à condition de partager avec d’autres pour savoir si elle est fondée ou non.

La peur, au final, peut-être une opportunité de vous créer un cercle de partage autour de vous (dans ou en dehors de votre entreprise).

Alors si la peur vous rend plus sociale et vous fait vous exprimer plus, alors « vive la peur » !    

Et si vous n’avez pas peur, je vous conseille le conte de Grimm : « Histoire de celui qui s’en alla apprendre la peur » http://feeclochette.chez.com/Grimm/peur.htm

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Dépasser un échec

4 Février 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

S’il y a une chose dont personne n’aime réellement parler, c’est de l’échec, de l’insuccès, de la défaite...  Regardez les médias (presse ou télévision), il n’y a que des parcours de réussite. Lisez les chroniques biographiques dans les magazines : vous verrez des parcours sans faute. Evidemment, dans un monde parfait, tout le monde aimerait réussir. Ni moi, ni vous n’aimons perdre.

Pourtant, l’insuccès fait partie de la vie et nous devons vivre avec.  Un exemple : l’acteur John Travolta connut très jeune (à 23 ans) la gloire, avec  le film « Saturday Night Fever ».  Pourtant, il connut de nombreux déboires avec les films suivants et il mit de nombreuses années à retrouver la pente ascendante.

En fait, si vous voulez réussir, vous devez accepter la perspective d’échecs (du moins des situations ressenties ainsi par vous).  Bien sûr, échouer n’est pas drôle, mais tout dépend comment vous l’abordez : par exemple, vous le voyez, vous, comme un échec et vous entrez dans une spirale descendante. Vous pouvez aussi le voir comme un demi-succès avec des leçons à en tirer. Il peut être aussi perçu par les autres comme positif ; il ne devient alors qu’un incident dans votre parcours et vous donne envie de rebondir.

Un conte

Un homme, épuisé par sa vie professionnelle, vint voir un jour un coach : « j’en ai assez de cette vie ; je veux une plus belle vie. Aidez-moi ! »

Le coach lui enseigna la méditation et l’art de respirer.  Malgré ses efforts, l’homme se sentait encore insatisfait. Le coach l’amena alors sur les chemins de la sagesse, mais l’homme s’y perdit. Il accusa le coach d’être un imposteur.

Le coach prit alors un jeu d’échecs et invita l’homme à y jouer : « si je gagne, c’est que tu ne veux pas vivre. Si tu gagnes, c’est que je suis un imposteur. »  L’homme accepta et ils s’installèrent confortablement. 

Après quelques coups, l’homme se vit en danger et joua encore plus mal. Après douze coups, la défaite semblait inévitable. L’homme regarda le coach et vit de la dureté dans ses yeux. Il comprit qu’il avait son destin en main et réfléchit : « je suis d’habitude de bonne force aux échecs. C’est ma lassitude et mon défaitisme qui m’empêchent de me concentrer. »

Il se mit à faire des respirations pour se calmer et il changea son regard comme le lui avait appris le coach : « Je dois être positif et me concentrer sur ce que j’ai à faire en tirant parti des leçons reçues». Il se concentra sur le jeu, trouva une parade pour sauver son Roi et rétablit progressivement la situation.        

Au bout du vingtième coup, il trouva une failla dans le jeu de son adversaire et fut sur le point d’emporter la partie. Il regarda le coach qui restait serein malgré l’approche de sa défaite. L’homme prit alors conscience que le coach, qui aurait pu gagner la partie depuis longtemps, l’avait aidé à surmonter ses peurs et l’avait conduit à la victoire. Alors, il renversa le jeu pour que personne ne puisse dire qui avait gagné (ou perdu).

Le coach sourit et lui dit : « il faut surmonter ses peurs. Ensuite, le succès peut venir. ». L’homme, libéré,  éclata de rire.      

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