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Carrière : avez-vous un travail qui a du sens pour vous ?

31 Mars 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Il y a ceux qui ont un travail et ceux qui n’en ont pas. La situation présente peut être perçue comme instable, voire difficile mais elle n’est pas si dramatique (sauf pour une minorité) qu’il faille prendre n’importe quel job. Les jeunes générations le sentent bien : elles veulent de plus en plus un job qui a du sens.  Les deux tiers des gens estiment que leur travail manque de sens.

Le New York Times, dans son édition du 15 mars, raconte que la dernière campagne de recrutement des  banques et institutions financières de Wall Street sur les campus universitaires  n’a guère été brillante : de nombreux étudiants se sont montrés indifférents aux shows organisés, voire critiques. Parmi les facteurs qui ont pu jouer, la parution dans la presse de la lettre de démission d’un cadre supérieur de Goldman, Greg Smith, a été la goutte qui a fait déborder le vase.  D’autres exemples ?  Nous pourrions citer aussi le mouvement des 99%  (mouvement populaire sur les côtes Ouest et Est des USA qui s’en prend au 1% de gens qui truste la majorité de la richesse) ou les scandales des rémunérations (les salaires des PDG des grandes compagnies ont augmenté de 34% l’année dernière).

Ce mouvement de reflux des institutions financières  a bénéficié à trois domaines :

·        le secteur de la Hi-tech tout d’abord où des entreprises comme Google ou Apple sont perçues comme plus amicales et surtout plus créatives (comprenez « permettant l’expression de la créativité de chacun »),

·        L’industrie, avec des produits plus tangibles,

·        Et plus généralement des entreprises ou ONG qui offrent des produits ou services qui contribuent à changer le monde.  Il faut citer l’émergence de cabinets de recrutement spécialisés dans ces domaines (Rework aux USA, escapethecity en Angleterre).  

Au fait, qu’est-ce qu’un job qui a du sens ? Pour certains, c’est un travail sur du tangible et/ou qui a un impact positif sur leur environnement.  Pour d’autres, c’est donner du sens à son activité en travaillant dans un domaine en lien avec ses passions, ses compétences  et le respect de ses valeurs.

En tant que coach, je rencontre de plus en plus de personnes qui ont un job bien payé, dans une entreprise solide, mais qui ne s’en satisfont pas. Cette recherche du sens et plus globalement de l’authenticité résistera-t-elle à la crise financière actuelle, je ne sais pas, mais si nous avons, comme il est souvent écrit, une guerre des talents (= pénurie de talents) à venir, le sens peut jouer un rôle. Certaines entreprises s’y préparent déjà en aidant des salariés à faire des actions humanitaires durant leurs congés. Au fait, savez-vous ce qui a du sens pour vous ? La méthode NEWS (cf.  http://www.trouversavoie.org/    ou le livre « Trouver sa voie » de G. Rodach / A. Goz, ESF ) peut vous y aider.

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Avez-vous déjà fait une seule chose à la fois ?

24 Mars 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Peut-être que oui, mais c’était il y a bien longtemps ou dans une autre vie. Aujourd’hui, me direz-vous, vous en rêvez mais ce n’est plus possible : les sollicitations incessantes et la technologie font que vous êtes interrompu toutes les 7 minutes en moyenne.

Quand bien même, vous n’êtes pas interrompu, alors vous vous interrompez vous-même. Répondez sincèrement :

·        Consultez-vous vos mails durant les réunions ?

·        Faires-vous autre chose quand vous avez un interlocuteur au téléphone ?

·        Passez-vous des appels en voiture ?

·        Les voyants d’annonce de mails sont activés sur votre mobile, portable et PC ?

·        Vous ne savez pas attendre pour dire quelque chose à un collègue ?

Si vous avez cinq « oui », il y a des chances que vous fassiez partie des personnes un peu beaucoup débordées. Votre incapacité à ne pas vous concentrer sur une seule tâche (soit disant pour gagner du temps) se traduit fatalement par une baisse de votre productivité et une AUGMENTATION du temps passé. Bien plus, pour compenser cela, vous tirez sur votre réserve d’ENERGIE. Moralité : le burn out n’est pas loin.

Si cela vous plait tant mieux pour vous. Arrêtez de lire cet article, vous le reprendrez quand vous serez totalement épuisé et à la recherche d’une solution.

Si vous voulez vous en sortir, deux cas possibles :

·     Vous êtes manager

o   Montrez l’exemple au niveau de vos réunions

o   Arrêtez de solliciter vos collaborateurs à tout moment

o   Favorisez des coupures pour permettre à votre équipe de regonfler son énergie.

·     A titre individuel (manager ou collaborateur)

o   Donnez-vous un temps par jour (de préférence le matin) pour faire les choses importantes

o   Consacrez 5% de votre temps à faire des choses importants pour vous, mais non urgentes (développement de vos compétences par exemple)

o   Prenez de vrais repos : coupez le téléphone pro et oubliez votre portable.

En bref, revivez !

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Carrière : êtes-vous « Plug and Play » ?

17 Mars 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Un produit « Plug and Play est un produit informatique que vous avez simplement à brancher à votre ordinateur et qui démarre quasi instantanément. Les entreprises, aujourd’hui, recherchent de tels candidats.  Alors que faire pour le démontrer ?

Il est loin le temps où une entreprise recrutait et donnait quelques mois à son embauché pour se familiariser avec son environnement. Une entreprise est plutôt sous-staffée aujourd’hui, avec des budgets restreints et de fortes contraintes opérationnelles.  De plus, le coût d’un mauvais recrutement est élevé, tant en termes de coût direct que de pertes de temps et de productivité. D’ailleurs, si vous-même avez eu besoin de recruter, vous êtes conscient de l’importance de ne pas se tromper.

De nombreuses entreprises dépassent aujourd’hui le simple stade des entretiens et demandent un travail de réflexion à leurs candidats. Vous pouvez vous scandaliser du fait qu’il soit gratuit, mais d’un autre côté, cette approche vous permet de mesurer si le job vous convient en comprenant mieux ce qui est attendu de vous.

Cela ne veut pas dire qu’il faut être du secteur, mais plutôt faire preuve de vos qualités d’analyse et de créativité. Le fait d’être étranger au secteur peut être même un plus parce que vous n’êtes pas « formaté ».

Parmi les demandes, vous pouvez être sollicité pour faire :

·         une recommandation sur les moyens d’entrer sur un marché donné

·         une analyse d’une gamme de produits

·         une étude de dossier

·         un benchmark sur des pratiques dans d’autres univers

·        

Certaines demandes peuvent se faire lors des entretiens, d’autres en prévision d’un prochain entretien et vous demander quelques heures, voire quelques jours de travail.

Comment vous y préparez ?

·         Apprenez à mieux connaître l’entreprise, son secteur, ses concurrents et les enjeux (vive Google !)

·         Travaillez les questions que vous pourriez imaginer qu’ils vous posent ?

·         Préparez des exemples et illustrations de situations similaires que vous avez rencontrées

·         Même si votre recruteur n’aborde pas ces sujets, faites part de vos questions

·         Acceptez les travaux demandés. Cela peut vous servir pour réussir dans cette entreprise ou rebondir dans le même secteur ou la même activité.

·         Et lâchez-vous en termes de créativité !

Avez-vous rencontré de telles situations ?   

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Savoir écouter

10 Mars 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Savoir écouter, c’est savoir d’abord prendre conscience de ce qui peut vous empêcher  d’être bien à l’écoute. Voici 6 des archétypes les plus courants de mauvaises auditions. Vous croisez peut-être de tels auditeurs. Alors apprenez à les reconnaître pour les éviter (et évitez vous-même de tomber dans de tels pièges.

1.       L’opiniateur  est à l’écoute des autres. Il sait écouter mais seulement dans le but de déterminer si les idées de son interlocuteur  correspondent aux siennes. Si ce n’est pas leur cas, son silence lui sert à se préparer à contester les idées de ce dernier. Cela rend mal à l’aise son interlocuteur qui ne l’écoute alors pas plus. D’ailleurs, parfois le débat est celui de deux opiniateurs : prenez par exemple une controverse sur les idées politiques ou sur le foot (PSG vs OM). Il en résulte beaucoup de salive et peu d’écoute.  

2.       Le raleur part du principe que votre idée est fausse. Il considère toute conversation comme un mal qu’il faut arrêter au plus vite. D’ailleurs, il vous le fait savoir d’emblée. Si vous tombez dans son piège, il vous pousse à vous justifier et jouera de vos contradictions (à ses yeux). Vous pouvez aussi le pousser à développer ses idées, ce qui le rendra souvent mal à l’aise, parce qu’il n’est pas forcément cohérent. Dans tous les cas, le jeu est de détruire l’autre et de ne pas l’écouter. Si cela ne vous amuse pas, laissez tomber.   

3.       Le préambulateur  va d’emblée, par ses affirmations et ses questions chercher à orienter la conversation dans le sens souhaité. Tout son mode d’entretien vise à créer une communication unidirectionnelle. Il va chercher à vous coincer sous l’angle qui l’arrange.

4.        Le perseverateur parle beaucoup tout en restant sur le thème ou l’idée fixe qu’il a choisi. Il n’aime guère faire avancer la conversation et préfère utiliser les idées des autres pour renforcer sa propre logique. Il ramène tout à lui et à son idée. Souvent des universitaires qui ont développé une théorie aime ramener le débat à ce seul angle.

5.       Le Yakafaukon est un homme de réponses. Avant que le débat soit terminé, il a déjà proposé des dizaines de solutions définitives.

6.       Le caméléon  feint l’engagement avec vous et semble se montrer fort intéressés par ce que vous dites, mais ne vous attendez pas trop que ses actes ou décisions soient en accord avec ses  propos. Il cherche simplement à vous plaire ou à détourner l’attention sur ce qu’il va vraiment faire.         

 Ne leur jetez pas trop vite la pierre, parce que nous pouvons tous être l’un d’entre eux (voire tous) dans une même journée.  Si l’échange avec un interlocuteur (style rencontre dans un moyen de transport, en vacances…), cela n’a guère d’importance et tient du passe-temps. Par contre, si vous souhaitez développer des relations franches dans le temps, cela peut créer un trouble dans la relation. Dans le doute, faites preuve d’écoute.  

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Carrière : soyez curieux pour rendre les autres curieux sur vous !

3 Mars 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Le Figaro a publié le 28/2, sous la plume de Mohammed Aissasoui,  un article* sur  «la méthode Orsenna » ou comment rendre passionnant les sujets d’apparence simple mais de contours complexes. Pourquoi ne pas le transposer à votre propre analyse de carrière ? Votre curiosité en la matière peut vous aider à mieux comprendre et mettre en valeur qui vous êtes et votre valeur ajoutée.

La méthode tient en trois points

       1.      « Soyez curieux de tout…sur vous ».

Vous pouvez être un expert en votre domaine, il y a toujours des choses à apprendre. En fait, mieux on connaît un domaine et plus on a des idées reçues : « je sais, je connais,... » Vous côtoyez tous les jours (dans votre vie professionnelle, sociale, privée) toutes sortes de personnes qui échangent avec vous. Ils vous apportent aussi un regard différent du vôtre sur vous, votre métier, votre secteur d’activité…  Ce regard naïf sur vos échanges, les idées qui en sortent, vos échanges peuvent vous faire prendre conscience d’une nouvelle facette de votre personnalité ou de votre métier. A titre d’exemple, un client m’a dit un jour, au détour d’une conversation, «votre plaisir, c’est de transmettre ». Cette simple phrase a été un révélateur. Alors, lorsque vous revenez d’entretien, faites-vous votre propre rapport d’étonnement et posez-vous la question : «qu’est-ce qui m’a étonné (au sens naïf du terme) aujourd’hui ? ».

2.      Elargissez sans cesse vos réseaux

Vos amis ont des amis qui ont des amis. Vos amis proches, votre famille, vos collègues vous connaissent trop bien et ont déjà une idée plus ou moins claire de vous. Par contre, les amis de vos amis n’ont pas d’idée sur vous si ce n’est un à-priori favorable. Leur regard, leur questionnement peuvent vous apporter des regards différents. De plus, ils sont susceptibles de vous ouvrir des pistes d’emplois, de nouveaux contacts, ….

Bien sûr, c’est confortable d’évoluer avec le même cercle d’amis. Et puis vous allez me dire que vous n’avez déjà pas assez de temps. De plus, les distances jouent un rôle. Vous avez raison. Du moins en partie. Il existe d’autres méthodes que la rencontre pour vous connecter à ces cercles éloignés : le téléphone, les réseaux sociaux, les groupes privés sur les réseaux sociaux …  Rien ne vous empêche de créer votre propre groupe privé  sur Linkedin (ou viadeo).

3.      Un travail de mise en scène de la relation

Tout comme l’écrivain écrit ses livres avec dans l’idée de maintenir l’attention en alternant des chapitres chauds et froids, sachez entretenir les  relations dans le temps en alternant les anniversaires, vos rapports d’étonnement (cela peut être sous forme de photos ou de vidéo) et des histoires diverses vécues ou lues. Peu de moments mais forts et denses sont préférables à un blablatage quotidien. Vous ne savez pas quoi dire ? Posez-vous la question : « qu’est-ce que les gens viennent chercher auprès de vous ? » et vous aurez la réponse.      

* http://www.lefigaro.fr/livres/2012/02/28/03005-20120228ARTFIG00580-la-methode-orsenna.php

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