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Vendre ou céder son entreprise, quitter son équipe…l’horrible transition

26 Mai 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Vous êtes manager et vous quittez votre équipe pour une promotion, vous êtes patron d’une PME ou d’une start-up et vous venez de la vendre… voici quelques situations qui vous conduisent à vivre une période de transition difficile. Comment surmonter cette période ?

Prenons le cas le plus « dramatique » : vous avez œuvré quelques années pour monter votre propre structure et, un beau jour, vous avez la possibilité de la vendre, que ce soit par contrainte financière (ex. Besoin de cash) ou par envie de faire autre chose. Très souvent, votre acheteur vous demandera de rester six mois, un deux, voire trois ans pour assurer la transition.

Même si vous avez bien négocié, préparez-vous au pire !

Prenez conscience, tout d’abord, que même si vous êtes toujours à la tête de votre affaire (et de votre équipe), vous n’êtes plus le chef, mais une voix. Vous avez, bien sûr, toujours la responsabilité du chiffre d’affaires et de pouvoir gérer votre personnel, mais les recrutements et les investissements dépendent de vos nouveaux actionnaires. C’est là où commencent les frustrations : habitué à décider vite (même en concertation avec votre équipe), à réagir aux évènements, à  improviser … vous voilà pris dans le lent processus des décisions en entreprise, des comités d’approbation, voire des lenteurs liées aux désaccords internes. C’est souvent insoutenable pour des patrons de PME (surtout si leur bonus final est lié à la hauteur des résultats).

De même, vous vous sentez responsable de votre équipe (normal : vous les avez souvent recrutés). Même si vous avez négocié pour eux le maintien d’avantages dont ils bénéficient, très vite votre équipe peut évoluer (certains sont promus, d’autres remplacés).

Ces situations sont les mêmes (à une échelle plus réduite) pour le manager qui « cède » son équipe et fait (en partie) la transition avec son successeur. Elles nous apprennent  que nous devons apprendre à savoir l’accepter.  Comment ?

La première chose est de faire le deuil de son passé : cela suppose pour les uns mettre noir sur blanc les pour et contre de leur précédente situation,  d’échanger avec leur équipe sur les grands heures et les petits drames vécus.

La deuxième est justement de tourner  la page. Cela nécessite, bien en amont, de réfléchir à votre futur à 3 ou 5 ans. Comment vous imaginez votre quotidien et vos modes de rapport avec vos environnements professionnel, social et privé. Si non, gare à la déprime, un peu comme les retraités qui ne s’y sont pas préparés. Pour un manager qui quitte son équipe, il lui faut aussi être clair si la nouvelle opportunité qui lui est proposée correspond à ses attentes. Si oui, il tournera vite la page ; dans le cas contraire, il vivra dans le passé.

La troisième est de se mettre en mouvement vers la réalisation de son projet : nombre de cédants d’entreprise quittent très (trop) vite leur entreprise, une fois la période de transition passée.  L’inaction permet de se ressourcer, mais aussi peut peser.      

Au final, vous vivrez mieux cette transition et ses aspects inconfortables (vous les atténuerez) si vous suivez ces trois règles. 

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Des inquiétudes, quelles inquiétudes ?

19 Mai 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Nous pouvons tous à un moment donné avoir des inquiétudes justifiées ou non, mais qui nous minent  au quotidien. Arthur Gordon*  propose la méthode suivante.

Arthur Gordon a eu une période où il voyait tout en négatif. Il alla voir plusieurs médecins qui lui donnèrent des comprimés aux effets nuls ou passagers. Le dernier qu’il vit l’écouta attentivement et lui demanda s’il se rappelait un endroit de son enfance où il avait été heureux. Arthur en cita plusieurs. Le médecin lui fit plusieurs ordonnances qu’il mit dans des enveloppes fermées et lui enjoignit d’aller à un de ces endroits et d’ouvrir les enveloppes  dans l’ordre indiqué à 9h00, 12h00, 15h00 et 18h00.

Un peu (voire beaucoup) sceptique, Arthur suivit les consignes et partit un matin tôt à destination d’un de ces lieux.  Il s’y installa confortablement et à 9h00 tapantes ouvrit la 1ère enveloppe. Il y était écrit : « écoute attentivement ».  Arthur écouta le chant des oiseaux et les mille et un bruits du quotidien. Petit à petit, il se détendit et ressentit un grand calme. 

A 12h00, il ouvrit la seconde enveloppe : « Rappelle-toi  le passé ».  Arthur se rappela de bons souvenirs de bonheur et de réussite.

Lorsqu’il ouvrit la 3ème enveloppe, à 15h00, il y lut : « examine tes motifs ». Arthur réfléchit aux causes de ses inquiétudes. Il réalisa qu’il avait oublié les motifs de fond de ses actions, qu’il se perdait dans des détails et s’inquiétait pour peu, mais que l’essentiel allait bien. Il réalisa aussi qu’il satisfaisait ses propres besoins, mais oubliait un peu les autres, ce qui provoquait souvent un retour négatif de ceux-ci.     

Enfin 18h00 arriva : « écris tes soucis dans le sable ».  Il les écrivit dans le sable et regarda la marée les effacer.

Il repartit alors chez lui l’esprit tranquille.

J’espère qu’il en sera de même pour vous.

* histoire trouvée dans le livre de S. Covey  « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent de tout ce qu’ils entreprennent », First.   

 

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L'amitié fait du bien

12 Mai 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Cette semaine, je croise deux articles très différents à la base (une interview d’un PDG) et un article scientifique sur les animaux. Pourtant, ils ont un point commun : nous avons tout à gagner à partager avec des amis !

Le PDG est Tony Hsieh, un  homme peu connu en France, mais un personnage aux USA où il créé à partir de rien une start-up qui  atteint le milliard de dollars de CA en 10 ans en…vendant des chaussures par correspondance. 

Dans un article publié dans Fortune (cf. Le lien ci-dessous, article signé Ellen Florian), il raconte que sous l’influence de son associé Fred Mossler, il a fait le contraire de la pratique de son marché : au lieu de presser ses fournisseurs, il a au contraire bâti des relations de confiance et le retour a dépassé ses espérances.

Il raconte ainsi qu’à leurs débuts, lors d’un salon professionnel, son associé a insisté pour l’inviter à dîner avec un de ses amis représentant de commerce. Tony qui était là pour trouver de nouveaux fournisseurs n’en voyait pas l’intérêt stratégique. Finalement, il y alla et passa une bonne soirée. Une semaine plus tard, le représentant devenait le patron d’une marque que Tony convoitait depuis longtemps.

Et puis, dans le New York Times, sur un article de Natalie Angier  sur l’amitié chez les animaux (et plus particulièrement chez les femelles).  Chez des animaux aussi différents que les éléphants, les souris,  les chevaux sauvages ou les babouins,  les femelles tissent des liens d’amitié avec certaines de leurs consœurs. Les spécialistes observent que celles qui ont tissé de tels liens ont un niveau plus bas de stress et vivent plus longtemps.

Les différents spécialistes qui ont travaillé sur ces questions pensent que l’amitié est une question de biochimie et de prévisibilité.  La vie chez les babouins est extrêmement stressante, surtout pour les femelles : « un ami rend les choses plus prévisibles, vous procure plus de certitudes. Cela vous permet de vous prémunir contre ce que vous ne contrôlez pas. » En bref, un ami vous calme et réduit le cortisol qui risque d’affaiblir votre système immunitaire.          

Moralité : allez prendre un verre plus souvent avec vos amis. C’est bénéfique pour la santé…et les affaires.  

Pour aller plus loin

http://money.cnn.com/2012/04/30/technology/best-advice-zappos-hsieh.fortune/index.htm

http://www.nytimes.com/2012/04/24/science/how-hbos-girls-mirrors-the-spirit-of-sisterhood-in-nature.html?_r=1&pagewanted=all

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Y-a-t-il un malaise au travail ?

5 Mai 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Le magazine L’Entreprise a publié le 30 avril une interview de la sociologue Dominique Méda  sur le travail.  Cet article fait suite au débat de la semaine dernière sur les « vrais » et les « faux travailleurs ». Elle souligne dans son interview que le malaise au travail a été absent de la campagne.

J’ai souligné dans mes deux précédents billets, la montée des heures indues. De son côté, Dominique Méda  indique que

·         A droite ou à gauche, le travail a mauvaise presse, puisqu’il est perçu comme un effort

·         Une enquête de Radio-France datant de janvier dernier a révélé que la majorité des Français attendait une réalisation dans leur travail et qu’ils en sont déçus

·         Il y a un mélange détonant entre trois niveaux : « un effort consenti en échange d'une rémunération (le travail facteur de production), une  activité dans laquelle on souhaite se réaliser (le travail, essence de l'homme) et le pivot de la distribution des revenus, des droits et des protections. » (sic)

 

Aurions-nous mal au travail ? Ce malheur est-il la faute des autres ?  Et donc en quelque sorte, sommes nous déchargés de toute action en ce sens ? A charge pour les employeurs, les politiques, les syndicats de remédier à la situation ?

Sous un certain angle, oui. Tout le monde n’a pas la possibilité ou la capacité de choisir son travail. Le temps passé au travail, les conditions de celui-ci, … sont du ressort des trois acteurs cités ci-dessus. Est-ce suffisant  pour résoudre le malaise ? Les 35 heures et les RTT ne se sont pas traduites par une baisse du malaise, mais plutôt par une augmentation (faire autant en moins de temps). 

Alors la question n’est-elle pas aussi en nous ? En notre degré d’exigence envers le travail : vouloir faire à la fois un travail comme nous voulons, au prix que nous voulons  et à la vitesse que nous voulons ?  Cela ouvre trois possibilités :

·         Soit je le fais à mon compte et donc je crée mon emploi

·         Soit je le fais chez le autres, mais je fais en sorte que mon travail corresponde à mes attentes = cela peut vouloir dire changer de poste  ou me former ou bien encore travailler différemment

·         Soit encore j’y trouve une forme de plaisir intérieur dans la manière de le faire (rappelez-vous le mythe de Sisyphe d’Albert Camus, où Sisyphe, condamné à pousser éternellement une pierre au sommet d’une colline, en fait un jeu et vainc la malédiction des dieux ).

 

C’est vrai que le travail peut être difficile, c’est vrai aussi que nous n’avons pas toujours le choix, mais ne sommes-nous pas aussi un peu assistés, attendant trop des autres ? Que faisons-nous tous les jours pour cela ?

Pour lire l’article intégralement : http://lentreprise.lexpress.fr/ressources-humaines/le-malaise-au-travail-grand-absent-de-la-campagne-presidentielle_32600.html

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