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Le top 5 des regrets des personnes en fin de carrière ?

30 Juin 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Bronnie Ware, une infirmière australienne en soins palliatifs a consigné dans un livre les 5 regrets les plus récurrents formulés par ses patients en fin de vie. Fin de vie ou fin de carrière ? Ces 5 regrets me semblent résonner également pour les personnes en fin de carrière. A vous de juger. En attendant, rappelez-vous qu’il n’est jamais trop tard de se remettre en cause.

 

N°1 : J’aurais aimé avoir le courage de vivre ma vie comme je l’entendais, et non la vie que les autres voulaient pour moi

C’était le regret le plus courant. Quand les gens réalisent que leur carrière est presque finie, ils portent un regard clairvoyant sur leur passé, et ils voient alors combien de rêves ils n’ont finalement pas réalisé. La plupart des gens n’ont pas accompli la moitié de leurs rêves, et ont fini  en sachant que cela était dû aux choix qu’ils avaient fait ou non.

N°2 : J’aurais aimé ne pas m’acharner autant dans le travail

Ils regrettent de ne pas avoir étés plus là durant la jeunesse de leurs enfants ou auprès de leur conjoint.

N°3 : J’aurais aimé avoir le courage de dire mes sentiments

Beaucoup de gens taisent leurs sentiments afin d’éviter le conflit avec les autres. En résulte qu’ils s’installent dans une existence médiocre et ne deviennent jamais ce qu’ils auraient pu être.

N°4 : J’aurais aimé rester en contact avec mes amis

Souvent, les personnes ne réalisent pas tout ce que peuvent leur apporter leurs amis. Quand ils s’en rendent compte, il est souvent trop tard pour retrouver leur trace. Souvent, certains sont tellement pris par leur propre existence qu’ils ont laissé filer de précieux amis au fil des années. Beaucoup regrettent de ne pas avoir donné à leurs amis le temps qu’ils méritaient ».

N°5 : J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux

Beaucoup ne se sont pas rendus compte durant leur vie que la joie est un choix. Ils sont restés rivés à leur comportement habituel et leurs habitudes. Ce que l’on appelle « le confort » de la familiarité a éteint leurs émotions et leur vie physique. La peur du changement leur a fait prétendre qu’ils étaient heureux ainsi, alors qu’au fond, ils rêveraient de pouvoir encore rire ou faire des bêtises dans leurs vies».

Source : http://www.guardian.co.uk/lifeandstyle/2012/feb/01/top-five-regrets-of-the-dying?INTCMP=SRCH

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Décisions de carrière : minimiser ou maximiser le risque ?

23 Juin 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Tout bon chef de projet ou manager cherche à minimiser le risque dans ses décisions. Il s’agit, le plus souvent, d’utiliser des techniques visant à les identifier, les analyser et à réduire leur impact. Cela fonctionne dans la plupart des cas, souvent d’ailleurs plus par la prise de conscience et la sensibilisation des concernés que grâce aux mesures de précaution prises.


Lorsqu’il s’agit de votre carrière (changement de poste dans votre entreprise ou ailleurs, création de votre business, …), les facteurs de risque sont d’un ordre différent : ils concernent votre famille, vos compétences, vos enjeux financiers, …


Si nombre de ces facteurs peuvent faire l’objet de méthodes classiques (mettre de l’argent de côté,  négocier des horaires, …), d’autres sont d’un ordre différent.

 

Parmi ceux-ci, deux demandent une attitude opposée :


• Le critère de satisfaction : il  mesure ce qui est fondamental pour vous pour vous donner le sentiment de pleinement vous accomplir. Vous pouvez gagner beaucoup d’argent, avoir du pouvoir, être reconnu… et ne pas être heureux, parce que vous faites (bien) ne répond à vos vraies attentes.   

• Votre attitude dans le changement : si certains changements sont mineurs ou prédictibles, d’autres peuvent être très forts et soudains.  Ils demandent alors une grande capacité d’adaptation tant relationnelle que technique.  


Cela signifie que si vous pouvez minimiser le risque de nombreux facteurs, vous devez, à l’opposé, favoriser, voire maximiser le risque sur la recherche de satisfaction et le développement de votre adaptabilité :


• Créez-vous une liste de critères de satisfaction et définissez ce qui est non-négociable pour vous (vous cherchez une méthode ?  Je vous renvoie au livre co-écrit avec Aviad Goz : « Trouvez sa voie », éditeur ESF). 
•  Pour votre adaptabilité, travaillez sur votre attitude face au changement et mettez en œuvre des actions ad hoc (des informations complémentaires dans  le livre co-écrit avec Hannah Besser « La gestion des ressources humaines », éditeur ESF) . 


 Vous hésitez encore ? Faites un bilan de compétences (il est possible de le faire sans que votre employeur soit au courant).
Une étude conduite aux USA a montré que 70% des gens ne faisaient pas ce pour quoi ils étaient le plus compétent : sortez du lot  et maximiser votre potentiel ! Un risque qui en vaut la chandelle.

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Demain il pleut ou il pleuvra ? L'impact du futur

16 Juin 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Demain, il pleut ou il pleuvra ? L’impact du futur !

Keith Chen un professeur de l’université américaine de Yale a fait une étude sur le traitement grammatical du futur et a croisé cela avec le comportement économique. Le traitement du futur selon les langues expliquerait le comportement économique.

Dans son livre*, Ce chercheur observe que si certaines langues imposent obligatoirement l’usage d’un temps donné (le futur) pour l’avenir, d’autres ne le font pas. En français, nous devons dire « demain, il va pleuvoir ou il pleuvra ». Un germanophone peut simplement utiliser le présent : « demain, il pleut ». En finnois, le futur n’existe même pas.

L’hypothèse de Chen est que les locuteurs de langues ayant un futur ont une vision plus distante de l’avenir. Cela les conduit à moins se préoccuper d’un avenir qui semble plus lointain. Donc à moins épargner, …

Keith Chen a alors fait des études statistiques sur toutes sortes de données entre habitants ayant des langues à futur obligatoire et les autres. Le résultat est sans équivoque : les personnes parlant des langues à futur obligatoire épargnent 30% de moins que ceux où le futur est facultatif ou inexistant. Ces mêmes écarts s’appliquent aussi bien sur la tendance à l’obésité ou l’usage de la cigarette (le risque étant perçu plus lointain, il y a moins d’auto-vigilance). Ces écarts n’existent pas ou peu dans des  populations ayant même usage du futur.

Il est intéressant d’observer que nous oublions de plus en plus souvent le futur : « demain, il pleut » ne choque plus grand monde.

Est-ce un moyen d’analyser les comportements en termes d’anticipation de vos interlocuteurs ?

Moralité 1 : la structure mentale  imposée par la langue  agit quelles que soient les valeurs.

Moralité 2 : oublions le futur et tout ira mieux.      

 * The effect of language on Economic Behavior (etude de l’Université de Yale)

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Nous avons encore le choix

9 Juin 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Le texte ci-dessous a été écrit par Marina Keegan, une étudiante de l’Université de Yale aux USA au mois de mai de cette année. Il a été publié dans le journal de l’université. Marina l’a écrit à 22 ans. Je pense qu’il peut s’appliquer à tout âge parce qu’il nous interpelle sur notre sentiment d’avoir réussi ou rater notre vie, sur  notre capacité à croire que tout est trop tard ou non… Ce texte a aussi une dimension tragique. Une semaine après cette ode à la vie, Marina est décédée dans un accident de voiture.   

Nous n'avons pas un mot qui soit le contraire de « solitude », mais si nous l'avions, je pourrais dire qu’il exprimerait ce que je veux dans la vie.

Les meilleures années de nos vies ne sont pas derrière nous. Elles font partie de nous et elles se répéteront tout au long de celle-ci. J'ai l'intention de faire la fête quand j’aurai 30 ans. J'ai l'intention de continuer à m'amuser quand je serai plus vieille.  Cette notion des meilleures années vient de l’usage courant d’expressions comme « j’aurais dû ... »,  « si j'avais ... »,  « j’aurais souhaité ... ».

Bien sûr, il y a des choses que nous voulions faire et que nous avons faites. Pourtant sommes très critiques de nous-mêmes.   Plus d'une fois j'ai regardé en arrière et je me suis dit comment ai-je pu faire cela? Comment ai-je été capable de travailler aussi dur?  Ce sentiment d’insécurité nous suit et nous suivra toujours.

Nous sommes tous comme cela. Personne ne fait la totalité de ses devoirs (sauf peut-être les gens fous qui gagnent des prix ...) Nous avons des normes incroyablement élevés et nous ne serons probablement jamais à la hauteur de nos fantasmes. Mais je me sens que ce n'est pas grave.

Nous sommes si jeunes. Nous sommes si jeunes. Nous avons vingt-deux ans. Nous avons tellement de temps devant nous. Pourtant,  Il y a ce sentiment que je sens ramper dans mon esprit  qu'il est peut-être trop tard. Que d'autres ont pris de l’avance. Ils sont plus épanouis, plus spécialisés. Plus sur le chemin en quelque sorte de sauver le monde, de créer, d’inventer ou d’améliorer ce qui existe. Que c'est trop tard maintenant pour recommencer et que nous devons nous contenter de continuer. .

Quand nous sommes arrivés à l’université, il y avait ce sens de la possibilité. Cette énergie immense et indéfinissable potentiel - et il est facile de sentir comme ça a glissé. Nous n'avons jamais eu à choisir et tout à coup nous avons dû. Certains d'entre nous sommes déjà  focalisés sur un projet. Certains d'entre nous savent exactement ce qu’ils veulent et sont sur la voie de l'obtenir. A ceux-là, je leur dis : « bravo ! »

Mais la plupart d'entre nous, cependant, sommes un peu perdu. Pas tout à fait sûr sur quelle route nous sommes et si nous devrions l'avoir prise. Si seulement je m’étais spécialisée en biologie ... si seulement je m'étais impliqué dans le journalisme... si seulement j'avais pensé à demander ceci ou cela ...

Ce que nous devons retenir, c'est que nous pouvons encore faire quelque chose. Nous pouvons changer nos esprits. Nous pouvons recommencer. Nous pouvons refaire des études ou essayer d'écrire pour la première fois. La notion selon laquelle il est trop tard pour faire quoi que ce soit est comique. Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas perdre ce sens de la possibilité, car à la fin, c'est tout ce que nous avons.

 

Pour ceux qui veulent lire l’original : http://www.yaledailynews.com/news/2012/may/27/keegan-opposite-loneliness/

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Pas de bonnes décisions sans des informations fiables

2 Juin 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Dans son dernier livre*, Colin Powell, ancien chef d’état-major et ministre de la défense des USA,  explique sa manière d’analyser les informations qui lui sont remontées. Il propose une grille d’analyse en quatre points.

Vous ne pouvez prendre de bonnes décisions si vous ne savez séparer les faits des  opinions et des interprétations.  Les faits en eux-mêmes ne sont pas tout : ils peuvent être une part de l’histoire, mais pas toute l’histoire ou bien ils peuvent être dénués de sens.  Pour bien faire la part des choses,  Colin Powell pose quatre questions :

·         « Dites-moi ce que vous savez » : vous avez vérifié les sources et même croisé plusieurs d’entre elles. Si ce n’est pas le cas, précisez le niveau de confiance que vous avez dans la source qui vous l’a communiqué.

·         « Dites-moi ce que vous ne savez pas » : cela est tout aussi important. Souvent, vos interlocuteurs (collègues, collaborateurs) vous cachent leurs doutes, leur questionnement intérieur.  Ces révélations peuvent aider à apprécier des zones d’ombre et à pondérer les certitudes.  Cela demande du courage de la part de vos interlocuteurs, aussi  encouragez-les à remonter celles-ci.

·         « Dites-moi ce que vous en pensez » : il s’agit de faire appel aux jugements et aux instincts de vos interlocuteurs. Leurs opinions peuvent être à l’opposé des vôtres, mais elles ont l’avantage d’enrichir votre analyse.

·          « Distinguez toujours quoi est quoi » : vous recevez, en amont de toute décision, de nombreuses informations, faits, analyses, opinions… Vous ne pourrez prendre une bonne décision que si vous n’avez pas fait la part des choses en classant toutes ces données selon leur nature.

Colin Powell  termine cette partie en racontant l’anecdote suivante :  un de ses collègues avait été chargé d’annoncer de mauvaises nouvelles à leur patron.  Il se fit « jeter » par dernier.  Lorsque que Colin Powell voulut lui témoigner sa sympathie, son collègue lui dit simplement :  « il ne me paye pas pour que je lui délivre que de bonnes nouvelles ». Ce militaire termina sa carrière à un haut grade.   

 Sa citation préférée à l’égard de ses collaborateurs : « Si vous voulez travailler avec moi, ne me prenez pas au dépourvu. Et quand vous me dites quelques chose, dites-moi tout ».   

 

* Colin Powell, « It worked for me », Harper, 2012

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