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Une rentrée sans chefs ?

25 Août 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Vous rentrez (ou aller rentrer) de vacances et vous avez oublié la discipline de l’entreprise avec ses grands et petits chefs. Peut-être rêvez-vous au fond de vous-même d’une entreprise sans chefs, où chacun sait ce qu’il à faire et se sent responsabiliser et fixe ses horaires . Utopie ? Plus vraiment mais est-ce un paradis ?

Il existe de plus en plus d’entreprises (même si leur nombre reste minime) qui ont en place des systèmes collégiales de fonctionnement que ce soit à haut niveau ou au niveau d’unités décentralisées.  Ce sont de petites entreprises  (450 personnes come Favi en France) ou des géants comme General Electric. Cela se traduit par des systèmes d’organisations allant depuis un cahier des charges remis à une équipe (à charge pour elle d’atteindre l’objectif) à une organisation très « aplatie » (minimum de niveau hiérarchique).

Qu’en posent ceux qui vivent une telle expérience ? Voici les retours extraits d’articles divers sur le sujet.

·        Points positifs : ils se sentent plus motivés, s’encouragent mutuellement et se coordonnent mieux. Des leaders naturels émergent et assurent la bonne coordination. Il en ressort une certaine forme de cooptation entre les personnes qui apprennent à travailler ensemble et à se compléter.

·        Points limites : cette cooptation suppose une bonne alchimie entre les personnes (gare aux atypiques) ; Cette alchimie prend 6 mois pour se créer, ce qui fait que cette forme de relation est efficace sur des projets  à moyen terme (avec des débuts souvent chaotique).  

·        Points négatifs : l’adaptation au changement brusque peut être plus difficile, s’il n’y a pas un leader naturel fort. Par ailleurs, ceux qui ne travaillent pas assez sont masqués dans le lot, ce qui nécessite des  processus de régulation interne.  

Il y a donc trois paramètres à prendre en compte si vous souhaitez conduire (ou participer) à une telle expérience

·        La nature de la tâche à effectuer  et la réactivité nécessaire

·        Le caractère de chacun des  participants et leur sens de l’équipe

·        L’exemplarité d’en haut au travers des signes d’encouragement et de reconnaissance.

Votre activité se prête-t-elle à ce scénario ? 

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Achetez du bonheur !

18 Août 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Il y a 100 ans, il y avait des gens qui devenaient très riches et qui finissaient leurs en dépensant leur argent pour les autres : la Cité Universitaire de Paris ou les fontaines Wallace dans les rues de cette même ville en sont des témoignages. Aujourd’hui, il y a toujours des gens qui deviennent riches, mais la tendance est plus à l’égoïsme. Tous les organismes caritatives vous le confirmeront : ce sont les personnes modestes qui donnent le plus (en proportion de leurs revenus).    
Dans cette même veine, mais pour aller plus loin, regardez la vidéo ci-dessous extrait du site TED  : Michael Norton partage des recherches fascinantes sur comment l'argent peut effectivement acheter le bonheur... quand on ne le dépense pas pour soi-même. Ecoutez les données surprenantes sur les nombreuses façons dont dépenser de façon pro-sociale peut être un bénéfice pour vous, votre travail et bien sûr pour les autres (vidéo en anglais avec sous-titres en français).
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Comment faire la différence aujourd'hui ?

10 Août 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Si vous cherchez à faire la différence dans votre métier, auprès de vos collègues, vos clients…, voici un texte trouvé dans une boite à chaussures qui répond bien à cette attente. A vous de l’adapter à votre contexte !

Il est possible de faire la différence, si l’on choisit d’agir. Faire la différence, c’est combler un vide. Entendre un appel au secours et y répondre. Faire une erreur et y remédier. Qu’il s’agisse de fabriquer des bottes ou de transformer le monde. Faire la différence, c’est bien rémunérer les employés pour leurs services, construire une maison, peindre une école, donner plus de responsabilités aux jeunes, nourrir ceux qui ont faim ou revitaliser une communauté. Faire la différence, c’est un appel à l’action. Un cri de ralliement, sans peur, déterminé, passionné et en phase avec les besoins. C’est se chercher…et tendre la main. Se lancer au cœur de la tourmente… s’aventurer au milieu de nulle part. Avec une vision et un objectif. Pour qu’au coucher du soleil, en pensant à demain, nous comprenions que le bien n’est pas ce que nous faisons, mais ce que nous sommes.

Trouvé sur une boite de chaussures Timberland, août 2012

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Faut-il retravailler en septembre ?

3 Août 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Le cabinet de recrutement Careerbuilder a conduit une étude européenne sur le stress. Ce sondage réalisé auprès de 454 personnes en France révèlent  que 79% des salariés se sentent état d’épuisement par moments et 19% en permanence.  Faut-il supprimer alors le travail, augmenter les RTT ou travailler sur les causes ?

L’étude souligne deux points :

·         Les Français sont plus concernés que les autres européens :  19 % d’entre eux se sentent en état d’épuisement permanent, contre 13 % des Britanniques et « seulement » 9 % des Allemands.

·         La principale cause serait (toujours selon l’étude) l’augmentation de la charge de travail. Ainsi, 56 % des salariés de l’hexagone signalent une augmentation de leur charge de travail au cours des six derniers mois, contre 51 % des Britanniques et 51 % des Allemands

Parler du stress est très paradoxal. D'un côté, il est de bon ton de se dire stressé. Peu de personnes osent dire l'inverse. Le signe du succès et de la reconnaissance est de se déclarer sous pression et stressé. Pour les partisans du stress, c'est ce qui nous fait avancer,  nous oblige à nous dépasser et nous permet d'atteindre nos objectifs.

D'un autre côté, la guerre est déclarée au stress. Le stress pousse à confondre vitesse et précipitation, il nous mine, nous détruit et peut nous conduire su suicide. Dans ce cadre, Les médias regorgent de conseils. Le gouvernement a lancé une politique de rapports, conseils et autres actions diverses et variées. Des entreprises communiquent autour de leurs politiques spécifiques.

Alors que croire ?  Interrogez les personnes autour de vous et demandez-leur les causes de leur stress, vous entendrez généralement que cela est la faute des autres, de leur employeur, de l'environnement… Devons-nous en conclure que Robinson Crusoé, sur son île déserte, ne connaissait pas le stress (hormis celui d'attendre un hypothétique bateau) ?

Le stress, bien sûr, peut être associé aux autres, à la gestion du temps, à son mode interrelationnel, ….Mais le stress dépend également de nous. Devant une même situation, nous constatons que certains se stressent tandis que d'autres sont relativement indifférents.

Alors, avant de faire grève début septembre contre le stress au travail, faites ce petit test :

·         Je sais ce qui me cause du stress

·         Je sais prévenir et réguler mon propre stress

·         J’ai développé une politique de prévention adaptée

·         Je fais une différence entre avoir beaucoup de travail de travail et avoir trop de travail

·         J’accompagne mes collaborateurs dans leur propre politique de gestion du stress

Si vous avez cinq « oui », bravo ! Les moments de stress peuvent être limités parce qu’anticipé

Si vous avez cinq « non », prenez garde à votre passivité !

·         La charge de travail augmente dans les entreprises : n’est-ce pas aussi l’occasion de revoir ses méthodes de travail, sa définition de la perfection et sa gestion du temps ?

·         Cela peut être aussi une occasion de se remettre en cause plus profondément : votre activité a-t-elle du sens pour vous ? Correspond-t-elle à ce pour quoi vous êtes fait ?   

En attendant, bonnes vacances et/ou bon mois d‘août pour ceux qui travaillent.

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