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Carrière : sachez restaurer votre compétitivité

27 Octobre 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

La France n’est pas le seul pays dans le monde à s’intéresser à la restauration de sa compétitivité. D’autres pays, dont les USA, s’y intéressent également. En France, l’Etat charge de grands commis de s’y pencher quand dans d’autres contrées, ce sont les universités et les entreprises elles-mêmes qui y réfléchissent. Comment transposer leurs retours au niveau de votre carrière qui, elle aussi, est menacée par de jeunes talents (voire des technologies) moins chers et répartis aux quatre coins du monde ?

Leurs retours tournent autour de trois points complémentaires : se différencier, améliorer ses assises et freiner les égoïsmes.

Se différencier signifie ne pas se heurter de front à vos homologues, mais au contraire chercher à développer des spécificités (en termes de savoir, de savoir-faire ou de savoir-être) qui vous rendent rare ou indispensable car offrant un service spécifique. Il vous faut rechercher à la fois en vous et auprès de vos connaissances ce pourquoi on vient vous chercher, on fait appel à vous. Vous pouvez ainsi penser que vous n’avez rien d’original, alors que votre entourage professionnel voit en vous un fédérateur ou bien quelqu’un à la fois de compétent et de très réactif sur un sujet donné.

Améliorer vos assises dans ce contexte signifie d’abord d’améliorer vos compétences en la matière. Vous avez développé, par exemple, au hasard de vos expériences professionnelles, un savoir-faire dans le transfert du savoir (comment s’assurer de la diffusion du savoir des experts et du maintien des connaissances lors du départ en retraite de sachants interne). Améliorer vos compétences passe par l’enrichissement de votre savoir pratique et théorique pour étoffer votre expertise en la matière.

Cela passe ensuite par la constitution d’un réseau relationnelle (que ce soit en face-à-face ou sur le net) pour à la fois entretenir vos compétences, les élargir à des champs connexes et vous faire connaître.

Améliorer ses assises signifie ensuite favoriser la recherche et l’innovation dans ce domaine pour rester à  la pointe des connaissances et développer l’intérêt de ce savoir-faire. L’investissement (en temps, énergie, voire argent) est d’une haute rentabilité.

Enfin, cela tient à une bonne intégration dans le tissu local et régional pour vous associer à des experts d’autres domaines complémentaires du vôtre et élargir votre offre.

Le troisième et dernier point porte sur la fin des égoïsmes. Ce n’est pas en vivant enfermé dans une tour d’ivoire que votre compétitivité progressera. C’est en diffusant votre savoir et, plus largement, en contribuant à la vie de votre communauté locale ou régionale (que ce soit en termes d’engagement politique, syndical ou associatif) que vous contribuerez au bien-être de tous en général et au vôtre en particulier.

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Carrière : sachez rater pour réussir

20 Octobre 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Il y a des gens qui semblent tout réussir : études, parcours professionnelle, vil est ie privée. Peut-être les envier vous. Si ce n’est pas votre cas, est-ce grave ? Pas du tout ! Au contraire, les gens (qu’il s’agisse du public ou de recruteurs) préfèrent les plus faibles, parce qu’ils sont semblables à eux. D’ailleurs, il n’existe pas de personnes à qui tout réussit. Ils masquent certaines dimensions de leur vie (ou certaines périodes).

Richard Branson , le médiatique patron de Virgin raconte l’histoire suivante : en 1984, il fit une tentative de traversée de l’Atlantique dans le but de battre le record de vitesse de l’époque. La finalité cachée était de faire parler de Virgin à un moment où il lançait sa compagnie aérienne Virgin. Las, son bateau sombra à 200 miles de l’arrivée et Il  fut sauvé, lui et son équipage, par un bananier qui passait par là. L’opération semblait ratée. Ce fut tout le contraire : la couverture presse fut importante avec en photo l’image du logo Virgin peinte sur le bateau. Richard Branson en tira partie en faisant de la pub avec cette image et le slogan : «  C’est Virgin. Prenez l’avion ». L’année suivante, il réussit à  battre le record de traversée de l’Atlantique.   

Pour lui, il est plus important de faire quelque chose même risqué plutôt que de ne rien faire. Si cela est quelque chose d’amusant qui plaît au public, c’est souvent plus efficace qu’une publicité locale et vous donne une image stimulante que vos concurrents peuvent difficilement copier.

Transposez cela dans votre parcours : ceux qui ont osé lancer une start-up vous le confirmeront. Cela remplace de longs discours.

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Le temps passé au travail est-il la seule mesure de votre efficacité ?

13 Octobre 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Le temps passé au travail est-il la seule mesure possible de votre efficacité ?

En 2010, trois chercheurs de l’Université de Californie, firent une étude auprès de 39 managers sur leur perception de leurs collaborateurs (source : http://hum.sagepub.com/content/63/6/735).  Ces responsables percevaient ceux qui étaient présents le plus longtemps comme sérieux et sûrs.  Ceux qui restaient tard le soir ou même travaillaient le week-end étaient vus comme engagés et dévoués.

Deux exemples de verbatim :

« Regardez ce gars, il participe à toutes les réunions auxquelles il est invité. Il ne dit pas grand-chose, mais il écoute avec un air sérieux.  Il est perçu comme un grand travailleur digne de confiance. »

« Travailler le week-end donne un signe que vous êtes engagés dans votre équipe et que vous faites le maximum pour que le travail soit fait ».

Cela vous rappelle-t-il votre culture d’entreprise ?

Pour ma part, il s’agit d’un héritage de l’ère industrielle où le temps passé en chaîne se traduisait par une augmentation de la production. Et aujourd’hui, dans un monde de services où les échanges se font majoritairement via les réseaux d’ordinateurs ?  Les gens restent souvent tard (notamment en France), quitte à passer leur temps à traiter leurs mails perso ou surfer sur les réseaux sociaux (entre autres).

Nous avons gardé la même mesure de calcul (le temps de présence au bureau) sans changer  notre outil de mesure.  Et si nous mesurions non plus le temps passé mais le résultat (ou la créativité) produit(e) ? 

De nombreuses entreprises (avocats, expertise-comptables, SSII) facturent du  temps passé. Cela permet une juste allocation des coûts mais ne favorise guère la créativité et l’optimisation du temps. Cela me rappelle d’un travail temporaire que j’ai fait quand j’étais étudiant.  J’avais un certain nombre de dossiers à traiter par jour  (le même nombre que les autres employés permanents). Plein de zèle, je les traitais en trois heures quand eux y passaient la journée. Cela a failli provoquer mon renvoi parce que je « brisais » les cadences et allais attirer l’attention du top management sur la faible productivité. Même le responsable du service qui voulait la paix sociale était contre moi. Finalement, on trouva un compromis : je traitais ma pile de dossier en une journée quitte à faire de longues pauses. 

Au final, il est souvent possible de mesurer le résultat ou la créativité des gens plutôt que le temps, mais sommes-nous prêts aux changements associés ?  Pas si sûr, parce que la productivité accrue devient la nouvelle norme et les récompenses ne sont plus obtenues qu’avec l’amélioration encore de ces normes. Bref, une course sans fin à la productivité…  

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Carrière : savez-vous partir à temps ?

6 Octobre 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Dans  une évolution professionnelle, savez-vous partir à temps ? Cela peut être pour évoluer au sein de la même entreprise  ou aller chercher fortune ailleurs. Il n’existe pas de règle optimale en la matière, mais en moyenne, la durée optimale dans un poste est estimée à environ trois à quatre ans. Bien sûr, votre poste lui-même peut évoluer suite à des changements d’environnement ou d’organisation, ce qui peut ouvrir d’autres perspectives de durée.  Comme la marge entre l’atteinte de la plénitude du poste et la perte d’occasions en y restant trop longtemps est ténue, posez-vous la question : « savez-vous éviter les pièges qui peuvent vous empêcher de partir à temps ? »

Il y a quatre formes de prise de décision (liste non exhaustive) qui peuvent modifier votre jugement.

Le premier facteur est l’analyse biaisée : vous ne voyez que ce qui vous arrange et reproduisez vos schémas habituels. Vous êtes arrivés là d’une certaine manière (petites annonces, promotion, …) et vous recherchez les mêmes conditions.  Vous ne voyez que les aspects positifs, mais pas forcément les signaux avertisseurs.

Le deuxième facteur est la procrastination.   Au bout de quelques années dans un poste, vous avez pris vos aises et si des évènements externes ne vous poussent pas à chercher ailleurs, vous avez du mal à quitter votre confort  et les routines quotidiennes si sécurisantes…

Le troisième facteur  est l’investissement réalisé : le réseau constitué, le travail fait au service d’un projet, la renommée obtenue…Vous n’avons guère envie de quitter les fruits de ce travail même si le marché est déclinant, que vos compétences (et votre réseau) pourraient être utilisées ailleurs, après tout l’effort fourni …

Le quatrième facteur est la valeur que vous attribuez à votre travail. Valeur en termes de reconnaissance sociale (position dans la hiérarchie, exposition aux médias…)  ou valeur financière (salaire), vous pouvez avoir tendance à la surestimer. Vos exigences sont fortes et  vous ne voulez pas faire de concessions même provisoires. 

Si vous faites un retour en arrière sur votre carrière à date, avez-vous le sentiment qu’un ou plusieurs de ces facteurs vous concernent ? Et aujourd’hui, quand pensez-vous que ce sera le bon moment ?

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