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Faut-il écouter la sagesse populaire ?

24 Novembre 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Vous souhaitez changer de job ? Vos amis et votre famille vous disent : « fais attention. Ce n’est pas sage. Tu as un bon travail. » Vous souhaitez prendre un risque ? Idem.  Nous pourrions continuer la liste de tous les tenants d’une sagesse mesurée et pondérée qui vous assurerait calme et sécurité.  Devez-vous l’écouter ?  La sagesse populaire, si vous l’avez testée (auprès de votre famille et de vos amis), vous avez du vous rendre compte qu’elle est assez sage, conventionnelle, voire frileuse.

L’économiste américain John Kenneth Galbraith (1908-2005) l’a étudié sous un angle « critique ». Il lui a trouvé deux dangers.

Le premier concerne la peur du changement.   Il a écrit (« L’ère de l’opulence, Calman-Levy, 1972) : « nous accommodons la vérité à notre convenance avec ce qui concerne au plus près l’intérêt et le bien-être individuels ou qui nous promet de nous épargner un effort pénible ou un bouleversement inopportun de la vie ».

S’il n’y avait que cela, on pourrait en rire. Mais, pour cet auteur, il y a aussi une réduction arbitraire de la complexité : « les comportements économiques et sociaux sont complexes. C’est pourquoi nous nous agrippons, comme à un radeau, aux idées qui incarnent notre entendement. »

Le risque, là, est de trouver autour de nous des idées simples, réconfortantes et… pas forcément vrai.  Ainsi, si vous lisez les médias, avec tous les nuages qui s’accumulent sur l’économie française, la sagesse populaire vous dit de rester au chaud, de souffrir en silence, même si vous ne supportez plus votre job, et surtout de ne pas vous lancer.

Pourtant, tous les jours des gens se lancent, certains échouent, d’autres réussissent. Vous-même, vous avez trouvé votre conjoint, votre logement un emploi en prenant un risque. La vraie question est là : peut-on prendre un risque aujourd’hui ? « Non » dit la sagesse populaire ; peut-être, mais comme l’économie en général,  ne semble pas prête de se rétablir, vous voilà bloqué pour un bon moment.

Tout le monde n’appréhende pas le risque de la même manière. En simplifiant, concentrez-vous sur votre objectif (ce que voulez vraiment, votre « NORD, comme je l’explique dans le livre « Trouvez sa voie » (ESF)  co-écrit avec Aviad Goz) et ne prenez en compte que les facteurs qui vous freinent pour atteindre cet objectif. Vous verrez que vous laisserez beaucoup de freins sur le bord de la route.

Vous souhaitez aller plus loin ? Je vous renvoie à ce livre.  

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Qui croit qu'il peut gagner des millions ?

17 Novembre 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Freakonomics, le livre de Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner (Folio, 2007) nous rappelle quelques règles fort utiles du marché de l’emploi. Dans un marché qui risque d’être quelque peu tendu en 2013 (euphémisme), il est bon de se méfier des miroirs aux alouettes.

Le marché de salaires est géré par quatre règles :

  • Le nombre de candidats
  • Les qualifications requises
  • La pénibilité de la tâche
  • Et la demande du marché.

Si les candidats sont nombreux et qualifiés sur un marché sans grande demande et où les conditions de travail sont perçus comme séduisantes, les salaires sont en général  faibles.

 D’ailleurs plus le prestige du secteur (ou de la marque) est fort et plus il y a de chances que les boulots soient mal payés (tant il y a de candidats à l’entrée). Le jeu est à la mesure des enjeux : il faut commencer en bas de l’échelle, être disposé à travailler dur en acceptant longtemps d’être sous-payé. Pour percer, il faut être très au-dessus du lot, avoir de la chance et… de bonnes relations pour être coopté parmi les « happy few ».

 A 30 / 35 ans, si l’on n’a pas atteint les premières marches, il vaut mieux quitter la scène (si on ne vous a pas poussé dehors) et aller vers d’autres secteurs.

 Dans ce  jeu, les règles ne sont pas claires. Comme il s’agit de se faire remarquer, des petites embrouilles (que l’on saura magistralement réglés ensuite) vous permettent de faire parler de vous.

 C’est dire si la politique des coups (tordus ou bas) est parfois plus profitable que le travail honnête et régulier. Bien sûr, plus tard, arrivé presqu’au sommet, il sera temps de se refaire une virginité (même si la guerre entre les marques tient aussi de ce genre de comportements).

 Etes-vous fait pour ce genre de sport qui relève plus du casino (peu d’élus et beaucoup de perdants) que du travail ?

Heureusement, tous les métiers ne sont pas comme cela et la grande majorité des personnes ont d’autres aspirations. D’ailleurs, êtes-vous clair sur votre propre direction ? 

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Vous faut-il une appli pour sortir de la course à l'urgence ?

10 Novembre 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Une société Us a créé une appli qui permet un système d’alerte précoce pour des patients atteints d’affections chroniques. Elle permet aux médecins de réagir précocement. Et si vous l’utilisez pour apprendre à prendre du recul et à sortir de l’urgence permanente (avec toutes ses conséquences induites) ?

Comment cela fonctionne-t-il ? Les médecins ont constaté depuis longtemps que les patients atteins d’affections chroniques (dépression, diabète, douleurs…) se referment dès que la souffrance existe. Dans ce contexte, l’appli suit la fréquence des SMS envoyés, le nombre d’appels passés et les déplacements (via la géolocalisation). Les médecins sont alors informés de changements d’habitude et peuvent agir.

Imaginons maintenant que vous ayez l’intention de sortir de la course à l’urgence (l’appli ne pourra rien faire pour vous si vous n’êtes pas volontaire). Vous pourriez alors mesurer la réduction du nombre de consultations de mails, la durée des plages sans toucher votre téléphone ou la durée de la batterie (un bon indice de la non-utilisation).

Bien sûr, certains d’entre vous peuvent faire l’amalgame avec les suivis de régime : certains les suivent scrupuleusement quand d’autres « trichent » avec le régime et… avec eux-mêmes. L’intégration dans le circuit d’autres personnes (diététicien, système communautaire pour s’entraider, …) permet de renforcer les chances de réussite.

Il pourrait en être de même pour cette appli. Une approche accompagnée via un coach ou du co-développement pourrait en renforcer l’effet.

Bien sûr, le système est loin d’être parfait : l’appli peut confondre activités normales avec de longs week-ends (envoi de signaux positifs de baisse d’activité) et/ou avec des périodes temporaires de rushs (envoi de signaux négatifs), elle peut déplaire à nombre de personnes qui auraient le sentiment d’être espionnées (y compris par leur employeur) ou bien les données peuvent être biaisées.

Dans tous les cas, ce genre de méthode peut aider des personnes qui n’auraient pas le courage de prendre eux-mêmes de telles décisions, voire simplement de collecter régulièrement des données.

Une nouvelle piste avec ses avantages et ses limites. 

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Comment éviter la surchauffe ?

3 Novembre 2012 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Carine Guicheteau, rédactrice en chef du magazine "Chef d'entreprise" m'a fait l'honneur de m'interviewer cette semaine sur ce thème. Retrouvez ci-dessous le début de l'interview et le lien pour découvrir et l'article et un magazine plein d'articles intéressants.

Sur votre blog,  vous faites l’analogie entre la saturation de la mémoire vive d’un ordinateur et celle de l’être humain. Quels sont les symptômes d’une personne "saturée" ?

Les symptômes sont de trois natures. D'abord, se manifestent des signes physiques comme des palpitations, la bouche sèche ou encore des tensions musculaires. Ensuite, au niveau émotionnel : hyperactivité, impatience, procrastination, c'est-à-dire remettre à plus tard un certain nombre de tâches. Typiquement si vous n'arrivez pas au bout du traitement d'un dossier de fond, que vous picorez, ouverture d'un e-mail par-ci, coup de fil par-là, que vous avez du mal à vous concentrer... Ce sont des manifestations de la saturation.

Enfin, on peut observer des changements de comportement avec par exemple des désordres alimentaires, une consommation accrue de tabac ou d'alcool et une tendance à l'isolement...

Lire la suite sur : http://www.chefdentreprise.com/Breves/Comment-eviter-la-surchauffe-49493.htm

Bonne lecture !

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