Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

WRAP ! Prenez de meilleures décisions

26 Avril 2013 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Decisive-livre.jpgChip Dan et son frère Heath viennent de publier un livre (Décisif : comment faire un meilleur choix dans la vie et d'affaires (Crown affaires, Mars 2013)).sur comment améliorer sa prise de décision.

Prendre une décision n’est pas toujours simple. Parfois bien utiliser le « 5P »  (pourquoi ? pourquoi ?...) peut suffire à analyser un problème et à prendre une bonne décision. Dans d’autres cas, c’est plus complexe : le degré de risque est plus important.  

Extraits du livre, voici quatre mesures pour améliorer sa prise de décision, le tout résumer en un mot :  « WRAP »

« W » pour « élargissez vos options ».  Pensez, par exemple, à au moins deux solides options pour chaque décision. 

Des études ont montré que la majorité des décisions sont prises seulement avec une alternative. Or, les décisions prises avec deux alternatives se révèlent six fois plus efficaces.

« R » pour «  faites des (micro) tests en Réel de vos hypothèses ». Si vous débattez avec d’autres sur des hypothèses,  sachez résoudre les désaccords en faisant des minitests en réel.

En effet, nous sommes deux fois plus susceptibles de considérer l’information qui sous-tend nos hypothèses que celle qui s’y oppose, d’où le risque de débat sans fin.

« A » pour Atteindre un certain recul. Demandez-vous ce que votre successeur ferait.

Nous avons tendance à privilégier le statu-quo. Des études ont montré que sur le temps, même des décisions du passé arbitraires sont considérées comme justes et valables.          

« P » pour préparez-vous à avoir tout faux. Donnez-vous d’emblée un plan B si votre plan A ne répond pas à vos attentes.

 Nos prévisions sont souvent incorrectes, même si nous avons pris un maximum de précautions pour les établir. Dans une étude, les médecins qui avaient exprimé avec certitude un diagnostic avaient pourtant tort dans 40% des cas. 

 

Cette méthode n’est pas seulement réservée aux décisions complexes d’entreprise. Vous pouvez aussi l’utiliser pour vos décisions de carrière  « Quelles sont mes alternatives ? Puis-je tester certaines hypothèses ? Comment prendre du recul avant de prendre une décision ? » 

Cela remplacera la classique trilogie de la décision en entreprise, dite la « 3P » : «Politique, Persuasion et…Power Point ». 

 

 

 

 

 

 
Lire la suite

Carrière : sachez tirer parti d'un mentorat

18 Avril 2013 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Former mentorer couv

Le mentorat se développe de plus en plus. Ce qui a toujours existé de manière informelle (le maître et ses disciples, le leader et son aéropage) prend une forme officielle avec des politiques d’entreprise qui favorisent cette relation.

La notion de mentor se distingue de celui du coach. Disons en simplifiant que le coach a une relation professionnelle avec le coaché et celle-ci se définit par un certain nombre de séances et l’existence d’un objectif clair.

Le mentorat est une relation plus informelle de support, Le mentor transfère du savoir et du savoir-faire au mentoré dans le cadre de son développement professionnel. Le mentor donne son avis en réponse à des demandes du mentoré (ou lors d’observations de situations concrètes). Ces demandes peuvent porter aussi bien sur des aspects techniques que relationnels (exemple : les modes de rapport avec d’autres services) Le mentor joue un rôle de modèle pour le mentoré. La notion d’accompagnement dans le temps et de mesure de résultats est plus informelle et souvent plus longue.

Les mentorés choisissent souvent leur mentor parmi des gens d’expérience qui n’ont pas de relation hiérarchique avec eux, ce qui lui donne une grande indépendance. Il peut s’agir d’un ancien professeur, d’un ami plus expérimenté ou d’un cadre de leur entreprise. Il est à noter que le mentorat est souvent perçu comme un accélérateur de carrière.

Que vous soyez mentor (potentiel) ou futur mentoré, comment définir les compétences attendues d’un mentor ?

Une relation de mentorat fait appel à quatre composantes : le développement des compétences en accord avec la personne, un support adapté aux personnes et aux situations, la confiance et .l’autonomisation.

Les caractéristiques de la relation sont :

  • Le mentor vise par cette relation privilégiée avec le mentoré, à lui donner la mesure de son potentiel.
  • Son mode de relation contribue à développer la confiance en soi du mentoré.
  • Il saisit toutes les occasions pour développer les compétences du mentoré (savoir, savoir-faire, savoir être).
  • Il utilise aussi bien l’apprentissage par l’exemple que celui par l’erreur pour faire évoluer le mentoré.

Même si la relation mentor-mentoré est plutôt informelle et laisse souvent l’initiative au mentoré, il est important de bien la clarifier en amont sous la forme d’un contrat afin que le contexte et son contenu soient clairs.

La notion de contrat est ici à prendre au sens de l’analyse transactionnelle. Un contrat est « un engagement bilatéral explicite en vue de réaliser une action bien définie » (Citation d’Eric Berne, psychiatre américain (1910-1970, fondateur de l’Analyse Transactionnelle). Ce contrat détermine les objectifs et les modalités du déroulement. L’assentiment du mentoré à ces règles est une condition indispensable pour commencer à travailler ensemble.

Une des premières actions du mentor avec son mentoré est donc d’établir un contrat. Il peut être :

  • bilatéral (entre vous et le mentoré), et préciser ce que chacun donne et apporte ;
  • ou triangulaire, si la DRH ou un hiérarchique du mentoré vous confie une mission en ce sens.

Extrait du livre « Former, mentorer, tutorer » de Gérard Rodach et Dominique Szulka (ESF, 2013)

Lire la suite

Carrière : quel héros voulez-vous être ?

13 Avril 2013 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

U-Star-novels-copie-1.JPGVous avez peut-être lu dans votre enfance des livres du style « le livre dont vous êtres le héros » : des livres où vous choisissez à chaque page ce que va faire le héros. Vous vous déplacez ainsi dans le livre au gré de vos choix. Depuis, la réalité a dépassé la fiction.
Aujourd’hui, vous lisez un roman et vous voyez très bien dans la peau du héros. Bien mieux, vous imaginez vos amis et collègues dans le rôle des autres personnages clés. Vous rêvez même que ce soit votre nom (et ceux de personnes  que vous connaissez) qui les remplacent. Un rêve ? Plus vraiment !
Divers éditeurs  (www.ustarnovels.com ou encore www.bookbyyou.com) vous offrent la possibilité de changer les noms de personnages par les ceux que vous choisirez et ce pour une somme de 24$ environ (ce service existe en anglais). La liste de livre personnalisables va depuis les grands classiques (Les Trois Mousquetaires par exemple) aux romans policiers en passant par les romans coquins.
Il est même possible de faire des essais gratuits.  Les éditeurs vont même jusqu’à résumer le livre et vous présenter les principaux caractères.
Alors imaginez quelques secondes, quel héros de livre vous aimeriez être et quels rôles feriez-vous jouer à votre entourage sur le plan professionnel, voire privée ?
Cela peut être révélateur de vos rêves et des images que vous projetez.
 
Prenons un exemple : » les trois mousquetaires » (http://www.ustarnovels.co.uk/personalised-classic-novels/the-three-musketeers/)
 
Qui serait pour vous apte à jouer le rôle de :
 
·         d’Artagnan, le héros du roman,  un jeune noble Gascon pauvre qui vient faire sa fortune à Paris. Il est courageux, noble, ambitieux, rusé et intelligent. Comme tout héros romantique, il est mû par l'amour et gouverné par la chevalerie, mais parfois tendance à tomber dans un comportement amoral.
·         Athos - Athos est le mentor de d’Artagnan
·         Aramis - un combattant habile qui possède une grande force intérieure.
·         Porthos -un combattant vaillant et courageux, mais aussi quelqu’un qui aime s’amuser.  
·         Lady de Winter - appelé «Milady» par la plupart des personnages, qui est l’agent cardinal de Richelieu. .
·         Le cardinal de Richelieu
·         Le roi Louis XIII - Roi de France,  une personne irascible et mesquin, et pense que ceux qui le manipulent le plus sont ceux qui sont les plus fidèles.
·        
 
Amusez-vous bien, mais tirez-en aussi des leçons sur vous, votre image et celle que vous avez de votre entourage !
 
 
Lire la suite

Carrière : faites preuve de constance !

6 Avril 2013 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Vous avez appris (peut-être à vos dépens), observé ou lu que la vie (professionnelle) n’était pas un long fleuve tranquille. Il y a des hauts et des bas, des moments d’espoir et d’autres de désespoir. Comme l’illustre la vidéo ci-dessus les clés tiennent en quelques mots : faire ce que l’on aime,  éviter  ce que l’on n’aime pas ou d’aller dans des domaines où on n’est pas bon, être constant dans sa démarche et prendre du plaisir à ce que l’on fait. C’est simple, n’est-ce pas ?

Alors pourquoi ne le faites-vous pas ?   

La boussole N.E.W.S est là pour vous y aider.  

Lire la suite

Un nouveau livre N.E.W.S. : self-navigation !

1 Avril 2013 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

 
Self-navigation--couv.jpgAviad Goz et Kim Barnes ont publié en anglais (je devrais dire en américain) un livre sur la méthode NEWS.
 
Quelques lignes dessus :
The act of self-navigation is a critical capability. It requires that you stay engaged and focused on your goal, while steering through the continuous “whitewater” of twenty-first century life. You can’t do it while on autopilot; your virtual GPS will only work if it is set to a destination that you have carefully chosen. Hands-on navigation, with your eye on the compass in the midst of change and ambiguity, has become essential for success. Every decision about major issues - your education, your career, your relationships, your family life, where you choose to travel or to live - is an act of navigation that will influence the course of your entire life. In this book, you will learn how to set and follow a course that will take you as far as you want in a direction that you are capable of going. Using a “personal compass,” you will understand and work with the deep values and authentic motivations that drive you while recognizing and overcoming the internal and external obstacles on your way. You will devise a practical plan to accomplish the results you dream of achieving. Whether working alone or with a coach, this book will help you become the captain of your life and career. Self-Navigation is based on a model developed by one of the co-authors that is used globally by multinational companies and leaders to help them navigate their careers, their teams, and their organizations through the complexities of the current business environment.
Lire la suite

Carrière : combien d'amis pouvez-vous avoir ?

1 Avril 2013 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Dunbar-grooming-gossip.jpgGérer sa carrière aujourd’hui, c’est entre autres entretenir et développer son réseau de relations. La tendance est même à surdimensionner l’importance celui-ci. Avec les réseaux sociaux sur la toile, certains ont ainsi quelques milliers d’amis. Est-ce vraiment un réseau ?

 

Robin Dunbar, un anthropologue anglais a repris les travaux des spécialistes des primates et en a conclu que la taille moyenne d’un groupe dans lequel chacun peut entretenir des relations avec les autres était de 148 (nombre arrondi à 150), un résultat qu’il estimait comme une hypothèse moyenne (l’intervalle de confiance à  95% est de 100 à 230).

Ce nombre est aujourd’hui largement utilisé tant dans les sciences sociales que dans le bâtiment, l’urbanisme ou la constitution d’équipes.

Que disent les spécialistes des primates ? Les primates ont besoin tant pour leur sécurité que pour leurs besoins sociaux de maintenir des contacts avec les autres membres du groupe.  Dunbar s’est appuyé à la fois sur l’évolution de la taille du néo-cortex (qui s’est développé il y a  250.000 ans), la taille des tribus du néolithiques et  les réseaux que se constituent les primates. Pour Dunbar, aller au-delà de 150 suppose un accroissement du néo-cortex. 

En fait, Dunbar est d’une génération d’avant Linkedin. Ce qui n’est pas pris en compte, c’est la forme et la dimension de la relation. Vous pouvez avoir des relations serrées avec certains quand, dans le même temps, vous restez heureux (ou non) de revoir par hasard des anciens camarades d’école ou d’entreprises.

Nos ancêtres avaient besoin de groupes uniques et cohérents (le village par exemple) quand nous vivons avec des grappes de connaissances différenciés : les amis, les collègues, les gens avec qui vous partagez un hobby, les gens du même secteur d’industrie…

Il en ressort que cette approche par grappe vous permet d’aller bien au-delà des 150 (rappel : Dunbar parlait d’une moyenne entre 100 et 300) et que ce que vous devez réaliser, c’est votre besoin de grappe (idée reprise par Google +).   

Dunbar, dans son livre Grooming,  Gossip and the evolution of language (Harvard University Press, 1997)  a d’ailleurs noté qu’il existait trois types de communautés  avec des gammes de taille respectives de 30-50 (les bandes), 100-200 (les lignages culturelles) et 500-2500 (les tribus). La base des liens est un langage commun.

 

Posez-vous donc la question de vos appartenances « linguistiques » : avec qui savez-vous et pouvez-vous échanger ? Cela explique pourquoi des réseaux sociaux qui vous permettent d’agglomérer à peu de frais des personnes qui ont des hobbies communs ou des métiers similaires peuvent favoriser des groupes de contacts de plusieurs centaines, voire de milliers de personnes. 

Lire la suite