Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Vous avez dit : "feedback" ?

24 Octobre 2014 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

feedback.jpg

L'anthropologue Gregory Bateson a passé de nombreuses années à étudier les structures de communication des dauphins et des marsouins. Le centre de recherches avec lequel il collaborait présentait régulièrement au public des spectacles utilisant les animaux observés - parfois jusqu'à trois par jour. Il fut décidé de tester leurs comportements et leurs changements en fonction de diverses incitations (avec en prime, un poisson). On observa que le dauphin créa de lui-même de nouveaux comportements même sans stimuli. Comme pour un bon mentor, la mission de l'entraîneur du dauphin n'est pas de "conditionner" des comportements spécifiques, mais plutôt d'amener le dauphin à être créatif au sein de son propre ensemble de comportements. Le succès de l'entraîneur est basé sur sa capacité à "faire émerger" ou libérer la créativité du dauphin. 

L'entraîneur du dauphin est dans une relation intense avec le dauphin - et le succès de l'entraîneur dépend du maintien de la qualité de cette relation. Une communication relationnelle ne passe pas par des "stimuli" et des "renforcements" objectifs mais plutôt par des messages et méta-messages sur 1) l'état et le statut des êtres impliqués dans la relation; 2) l'ensemble des contextes dans lesquels tant la tâche que la relation se produisent et 3) le niveau de messages envoyés.

Par exemple, imaginons une personne ayant effectué une présentation de sa vision et de sa mission. Lorsque la personne a terminé cette interaction, un membre du groupe dirait : "J'ai observé que tu créais continuellement un contact oculaire avec les membres du groupe (sifflet), et cela facilitait le sentiment d'appartenance à la même équipe (poisson)."

 Donc, la forme de base du feed-back contient toujours les deux éléments-clés :

  • Ce que j'ai observé : ...
  • Ce que j'ai apprécié : ...

 Les gens sont également invités à donner des "cadeaux" ou des "poissons non mérités" sous forme d'encouragements ou de commentaires positifs sans relation avec la tâche. Par exemple, une personne pourrait dire à une autre "J'apprécie ton engagement dans la congruence et l'intégrité". Ou "Merci pour ton soutien et tes encouragements". Ce type de message est principalement focalisé sur l'individu et la relation. Son but est de renforcer la sensation de rapport entre les membres du groupe.

 Il convient de noter que ce processus ne comprend pas de feed-back négatif ou "correctif". L'accent est mis sur ce que la personne fait et qui fonctionne bien. Dans notre exemple du dauphin, l'entraîneur ne jette jamais de "poisson pourri" au dauphin s'il n'apprécie pas ce que celui-ci accomplit. Il n'impose jamais aucune forme de punition ou de conditionnement négatif. Au lieu d'un feed-back négatif, tout ce que le dauphin reçoit, c'est une absence de coup de sifflet ou de poisson, sauf s'il effectue quelque chose de nouveau.

 Les présuppositions de cette méthode de feed-back sont : "Vous êtes dans un contexte sécurisant d'apprentissage. Vous pouvez être curieux et créatif et vous créer des défis. Votre niveau de capacité de croissance et d'apprentissage dépend de votre propre initiative. C'est bon d'essayer de nouvelles choses et de faire des erreurs. Rien de mauvais ne vous arrivera si vous ne faites pas parfaitement la première fois ce que vous voulez faire. Vous serez guidé par un feed-back concret et soutenant. Ce qui importe le plus, c'est que vous donniez le meilleur de vous-même. Vous ne serez pas critiqué si vous ne faites pas "comme il faut"; parce qu'il n'existe pas de comportement "comme il faut".

 Il est donc important d'explorer continuellement de nouveaux comportements et de développer votre propre conscience, votre propre flexibilité et votre propre maîtrise."

 Lire tout l’article dont j'ai extrait ces quelques lignes  ? Source http://www.ressources.be/articles/la_parabole_du_dauphin

Lire la suite

Les 5 enseignements de Niki

18 Octobre 2014 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Je connaissais (ou pensais connaître) Niki de Saint Phalle pour ses nanas, ses monstrueuses femmes colorés et sa très belle fontaine près du centre Pompidou.

L’exposition en cours au Grand Palais me l’a fait découvrir sous un tout autre visage. Je ne parlerais  pas tant au niveau artistique (je ne suis pas légitime pour cela), mais en tant que personne.

Cinq enseignements :

  1. Capacité de résilience : sa vie n’a pas été un champ de roses et elle a su à chaque fois rebondir
  2. Sortir du cadre : issue d’un milieu de grande bourgeoisie française (à la mode 1930), elle a su lever le carcan moral qui pesait sur elle, dans un monde social artistique très machiste à l’époque
  3. « Faire ce qu’elle veut, pas ce qu’elle doit » : elle qui n’a jamais suivi un cours d’art (et d’être formaté) a joué à fond cette carte
  4. Aller au bout des choses : la création du merveilleux jardin des Tarots en Toscane l’a mobilisé pendant 15 ans et l’a sorti du circuit « commercial », mais c’était son rêve et elle a été jusqu’au bout.
  5. Aller en profondeur : obsédée par lacréation, elle passera son temps, toute sa vie, à créer et recréer, explorer et inventer.

Chapeau !

Courrez vite au Grand Palais (réservez avant pour éviter la file d’attente).       

Lire la suite

Qui avez-vous envie d'être ?

11 Octobre 2014 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Howard Tullman est un « serial entrepreneur », un homme qui a passé sa vieà bâtir des entreprises, les revendre, en refonder…

Son témoignage : "Nos vies sont rarement faites d'absolus. Et, en même temps, certaines choses sont des absolus: vous ne pouvez pas danser toutes les danses et, au cours de votre vie, vous avez des choix difficiles, des sacrifices et des compromis à faire –et il vous faudra vivre avec, pour le meilleur et pour le pire, pendant très longtemps.

Avec le temps, vous devenez la somme des choix que vous avez faits. Il nous est possible de moduler et de modifier nos objectifs pour les faire correspondre à nos désirs, à condition que de le faire avec soin –consciemment, activement et invariablement.

Toutes les bonnes choses que tout le monde espère ne surviennent pas par magie: il faut y faire attention, et faire en sorte qu'elles se produisent. Déterminer ses objectifs. Mettre les choses en perspective. Et garder la mesure.

Le choix le plus essentiel que vous avez à faire est de savoir précisément quel genre de personne vous voulez être.

A l'heure actuelle, les bourreaux de travail semblent être à la mode. De nos jours, trop de gens vouent un culte à leur travail, transforment leurs loisirs en travail (la forme, la forme, la forme) et consacrent leur temps libre à ce qu'ils estiment le moins dans leur vie. Où trouver de l'âme, de la valeur dans tout ça? Et (en partant du principe que l'objectif soit désirable) comment garder la main sur notre existence, comme ne pas se laisser submerger?

 Ce n'est qu'une partie de l'histoire. Au final, l'important n'est pas de faire de l'argent, mais de faire la différence. Et il ne s'agit pas seulement de gagner sa vie, mais de la concevoir, la fabriquer. La personne que vous deviendrez aura un rôle énorme à jouer dans la vie que vous construirez, que ce soit dans votre travail ou à l'extérieur.

 Dans l'effervescence du monde et du travail, il est essentiel de ne pas perdre de vue vos objectifs, de ne pas oublier de mettre les choses en perspective et de toujours garder la mesure –ou sinon, ce que vous risquez de perdre en cours de route, c'est vous.

 Au travail, nous avons tendance à nous concentrer automatiquement sur les flammes les plus hautes, sur les incendies qui nous semblent les plus dangereux. Nous laissons notre attention se porter sur les crises les plus récentes, plutôt que de garder notre sang-froid et de nous consacrer aux choses les plus essentielles et les plus signifiantes.

 L'attention est une matière aussi glissante que le mercure, et tout aussi fluctuante. Si personne ne fait attention aux choses qui comptent réellement, l'indifférence s'installe. Dès que vous cessez de vous consacrer aux personnes qui, dans votre entreprise, sont les plus importantes, elles cessent alors de faire attention à vous et de faire attention à votre entreprise. Mais il ne s'agit ici que de la partie professionnelle de l'équation. Et à mesure que se multiplient les données physiques, mentales et émotionnelles que nous avons à absorber chaque jour, il n'est que trop facile d'appliquer à nos amis et nos familles les mêmes formules, les mêmes systèmes et les mêmes programmes que nous utilisons au travail. Et c'est là que les choses peuvent tourner mal, très mal et très vite.

 A nous donc de savoir ce qui est réellement important dans ces relations interpersonnelles, à la fois à court et long terme, mais aussi de leur consacrer autant d'ardeur et d'énergie que ce que nous sommes susceptibles de déployer pour notre travail et les problèmes que nous pouvons y rencontrer.

 Que les journées seront toujours trop courtes, il en va d'un principe (et d'un principe immuable). Mais voici ce qu'il faut retenir: votre famille (si vous en avez une) sera une extension toujours plus importante de votre être que ne pourra l'être n'importe quel emploi. Vous aurez toujours du travail à faire, mais vous n'aurez jamais qu'une seule famille. Et, croyez-moi, les amis véritables, eux aussi, ne courent pas les rues. Les amis sont la famille que vous vous choisissez.

 Prenez donc cinq minutes pour savoir comment vous aimeriez que les choses soient quand, dans vingt ans ou cinquante ans, vous poserez un regard rétrospectif sur ce que vous avez accompli, sur votre famille, sur ce que vous avez construit. Toutes ces choses sont là, devant vous. Et tout est possible: au final, dans ces choses, l'important c'est ce que vous en faites.

 

 Source : http://www.slate.fr/story/90633/travail-vie

 

Lire la suite

Pourquoi faire compliquer ?

2 Octobre 2014 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Les Français, champions du monde : Non pas de la complication, mais de la simplification. J’ai découvert une compétition internationale où les participants doivent présenter un sujet complexe en 180 secondes. Les deux gagnantes sont des françaises.

 Etre champion(ne) du monde et faire simple, c’est super.

Le sujet ?  « Implication des récepteurs 5-HT2A dans la modulation des interneurones PKC dans un contexte d’allodynie »

 Simple, n’est-ce pas ?  Vous avez tout compris ?

  Je vous laisse le soin de la découvrir  (la championne) et… tirez-en parti pour vos présentations 


 

Lire la suite