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Travailler tout nu ?

30 Avril 2015 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Travailler tout nu ?

Une agence de communication californienne a sorti le 1er avril un article expliquant comment cette agence a fait travailler tout nu ses salariés.

Classiquement, toute information de ce type du 1er avril est démentie le 2 avril. Mais cette fois-ci, la circulation effrénée de l’info sur le web, avec ses raccourcis, a pris de court la journaliste qui a été assaillie de deux types de mails

  • Ceux qui s’indignaient de l’absence de serviette sur les chaises
  • Et ceux qui rêvaient de vivre cette expérience (ou disaient l’avoir fait)

Comme le fait remarquer le journaliste de Slate qui reporte cette information (voir l’article intégral sur http://www.slate.fr/story/100595/faut-il-travailler-nu-open-space) observe que cela va dans la droite ligne de l’évolution de la vie au bureau avec d’un côté, la suppression des cloisons et le travail en communauté, et d’autre part la tendance à vouloir faire de la vie au bureau un espace convivial, que ce soit par un relâchement des tenues («casual friday ») ou l’introduction des régimes bio ou de la méditation comme chez Google.

Rien ne prouve d’ailleurs que la tendance des open space et du relâchement sur le lieu de travail profite à la qualité du travail et à la productivité, mais cela en dit long sur l’évolution de notre rapport au travail et plus particulièrement la vie dans des bureaux.

Deux remarques :

  • la journaliste n'a jamais pu faire passer le communiqué précisant qu'il s'agissait d'un poisson d'avril
  • L'entreprise a fermé ses portes 15 jours, par manque de travail. La com. a été bonne, mais l'effet sur les affaires, nul
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Votre stratégie a besoin d'une stratégie

24 Avril 2015 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Votre stratégie a besoin d'une stratégie

Vous n’êtes pas PDG d’une grande entreprise et vous pensez que cet article ne vous concerne. Et pourtant ! Vous êtes responsable d’un projet et vous devez défendre vos idées ? Cet article est pour vous ! Vous dirigez un service et vous devez faire valoir le travail de vos équipes ? Lisez-le ! Vous êtes à la recherche d’un (meilleur) emploi ? Idem. Vous en doutez ? Contactez-moi !

« Trois mois pour élaborer une stratégie, un mois pour la rendre obsolète », s'était amusé le stratège du BCG, Martin Reeves, lors de la conférence TED présentée ci-dessus (désolé, pas de sous-titres) pour introduire sa nouvelle approche de la stratégie d'entreprise. La stratégie est-elle pour autant un concept obsolète ? « Ce n'est pas la notion de stratégie qui est dépassée, mais les habitudes et les usages qui y sont liés », nuance Martin Reeves, estimant que la question est désormais de savoir « comment être gagnant dans un monde où le leadership a moins de valeur et est plus instable ». Selon lui, la diversité et la complexité des environnements sont telles qu'il est nécessaire de recourir à une « palette stratégique », voire de combiner les différentes approches.

Coauteur, avec deux autres associés du BCG, de « Your strategy needs a strategy » (« Votre stratégie a besoin d'une stratégie ») qui sortira en octobre prochain en France, le consultant développe son idée clé : à la stratégie « classique », qui consiste à obtenir un avantage compétitif durable dans un environnement stable et prévisible et dont le process repose sur l'analyse, la planification et l'exécution, il faut avoir à l’esprit quatre autres types de stratégie :

  1. celle qui consiste à s'adapter en temps réel, mais qui implique de savoir saisir les signaux du changement ;
  2. celle du « premier arrivé » sur un marché, la stratégie visionnaire des start-up ;
  3. celle qui fait écosystème avec un marché - quand l'occasion de réécrire les règles du secteur se présente lors d'une nouvelle étape de son développement - recommandé sur un marché fragmenté ;
  4. et celle du renouvellement, pour « relancer sa boussole stratégique ».

« La planification ne fonctionne plus vraiment » alors que la période de leadership des entreprises sur un marché se raccourcit. Mais, avertit-il, « la stratégie est probablement plus importante qu'elle n'a jamais été. Le fossé qui sépare les 25 % d'entreprises qui réussissent le mieux des 25 % qui réussissent le moins s'accroît considérablement ».

La bonne réflexion stratégique « intègre une observation globale de l'entreprise et est multiforme », explique-t-il en indiquant que la stratégie doit se retrouver à tous les étages de l'entreprise. Car, pour lui qui accompagne au quotidien des entreprises internationales, « un grand nombre de problèmes relevant de l'organisation et de la stratégie viennent… de l'inertie et des comportements humains ».

D’où son idée fétiche : une stratégie par marché.

Pas bien nouveau, mais pas toujours à l'esprit lorsque vous voulez faire valoir vos idées, votre équipe ou vos vos talents.

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Etes-vous le meilleur ennemi de votre carrière ?

17 Avril 2015 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Etes-vous le meilleur ennemi de votre carrière ?

Beaucoup de personnes sont très douées pour attribuer aux autres ou / et aux évènements pourquoi elles ne réussissent pas. Même si Freud a mis en exergue ces mécanismes de défense comme le déni (« je ne suis pas non organisé ») ou la rationalisation (« j’ai raté le rendez-vous parce que mon collègue ne me l’a pas rappelé »), ils continuent à faire des ravages et notamment au niveau de votre carrière. Eric Berne l’a aussi illustré en Analyse Transactionnelle avec le jeu psychologique : « battez-vous ! ».

Quelques exemples

  1. Vous avez du mal à établir des relations professionnelles saines

Personne ne vous a demandé d’être à l’aise avec tout le monde. De là à reporter la faute sur les autres, il n’y a qu’un pas.

Ceux qui ont dépassé ce stade ont des relations saines avec les autres. Ils acceptent les autres comme ils sont. Cela ne les empêche pas de ne pas être d’accord parfois avec eux, ni de se mettre en colère si la situation l’exige. Il les regarde simplement comme des interlocuteurs avec qui il faut construire pour aller de l’avant.

  1. Vous êtes en colère contre tout le monde

Si vous êtes en guerre avec tout le monde sur votre lieu de travail, il est fort possible que vous ayez déjà été dans une telle situation auparavant. Comme précédemment, il peut y avoir des gens ou des situations qui vous énervent plus que d’autres, mais de là à généraliser ces cas…

Gardez à l’esprit votre but final et faites de votre colère un levier dynamique pour avancer (et non vous replier)

  1. Vous n’écoutez pas les signaux forts

Un signal fort (un recadrage, une convocation disciplinaire, voire une lettre AR d’avertissement) peut arriver à tout le monde à tort ou à raison.

Mais en avoir plusieurs sans avoir pris conscience des causes et surtout des signaux faibles est révélateur d’un état d’esprit. Apprenez de l’expérience.

  1. Vous vous trouvez en permanence des excuses

Les autres ou la situation peuvent être des excuses valables, mais acceptez aussi votre part de responsabilité. Tirez-en les leçons et progressez.

Personne n’est parfait. Simplement certains avancent en se remettant en cause. Si cela vous semble difficile, faites-vous accompagner par un mentor ou coach professionnel. N’attendez pas trop longtemps. C’est comme la fièvre : pris à temps, cela se soigne bien. Après au stade de la bronchite, c’est une autre histoire.

Source : adapté de https://www.themuse.com/

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Votre marketing est-il à jour ?

10 Avril 2015 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Notre économie se porte mal. Aussi, les entreprises portent toute leur attention au chiffre d’affaires à court terme, en se répétant comme Keynes, dans le long terme nous serons tous morts. Conséquence : le marketing tend à tomber à désuétude au profit des ventes à court terme (Cherchez un emploi dans le marketing et vous verrez !). Ce n’est pas le cas partout et de nombreuses entreprises tirent parti de leur marketing pour survivre et se différencier. Quand vous examinez cela de plus près, vous constatez que ce n’est plus le même marketing. Il a évolué sur cinq points ;

  1. Il tire parti des fantastiques progrès de la technologie et du traitement massif de données qu’il est possible de faire. Ce n’est pas seulement le big data (des données pour des données), c’est aussi le fait de nourrir cette technologie pour comprendre comment fonctionne et décide en termes d’achat. Ces approches permettent de mieux comprendre les tendances et de s’y préparer.
  2. Le consommateur ne se contente plus d’un bon produit. Il veut vivre une expérience avec ou en tirer de bons bénéfices pour lui. Acheter un bon café est une chose, acheter un café de commerce équitable en est une autre. De même, il n’achète pas une voiture et l’image associé, mais plutôt un environnement complet qui reflète la même dimension. Le programme « Mercedes Me » en est un bon exemple.
  3. La technologie a beau avoir pris de l’importance, l’achat est le plus souvent basé sur l’émotion. Dans ce registre, les nouveaux films publicitaires jouent comme jamais sur cette émotion (voir le spot en tête de billet)
  4. L’évolution des marchés n’a jamais été aussi rapide et dans ce contexte la vitesse de réponse aux attentes est primordiale. Cela fait exploser les silos et obligent développeurs de produit, marketeurs et producteurs à travailler ensemble.
  5. La complexité est l’ennemi de la vitesse. Dans ce contexte, non seulement les produits doivent devenir plus simple, voire intuitif (Apple a beaucoup apporté dans ce domaine), mais aussi les organisations et les décisions prises.

Au final, posez-vous cinq questions à propos du marketing de votre entreprise, de votre équipe, voire de vous-même :

  1. Tirez-vous parti des nouvelles méthodes pour collecter des données sur les tendances ?
  2. Donnez-vous du « corps » à vos produits (avec du service, des expériences à vivre) ?
  3. Avez-vous une histoire pleine d’émotions à raconter ?
  4. Avez-vous simplifié votre organisation ?
  5. Etes-vous plus rapide que vos concurrents à agir sur le marché ?

Et si vous commencez à bouger, par quoi débuteriez-vous votre démarche ?

Source : articles de McKinsey

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Lire ou faire lire, tout est dans la méthode

2 Avril 2015 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Chez DALETT, nous nous intéressons beaucoup au transfert de savoir. Comme tout le monde, nous avons constaté que les modes de transmission ont changé. Aujourd’hui, par exemple, quelqu’un qui lit trois livres par mois est considéré comme un « gros » lecteur. Pourquoi ? Parce qu’il y a une multitude de modes possibles (la lecture, mais aussi la vidéo, le son, internet …), ce qui rend l’apprenant tenté par de multiples formes : il aura tendance à choisir la forme qui lui convient.

Si l’apprenant évolue, les outils qui sont mis à sa disposition aussi. Témoin : le livre.

Le livre n’est plus seulement un « gros » volume de papier. Il prend aussi la forme du livre électronique. Avec un lecteur adapté (type Kindle ou Kobo), vous pouvez emporter votre bibliothèque dans votre poche. Bien plus, Kindle a une appli gratuit qui fait que vous pouvez le lire confortablement sur un smartphone (avec un réglage de l’éclairage en plus). C’est d’ailleurs cette option que nous avons retenu pour publier nos livres.

Mais ce n’est pas tout. L’un des plaisirs chez un libraire (ou dans une bibliothèque), c’est de découvrir et de feuilleter les livres. De nombreuses applications vous permettent maintenant, moyennant un abonnement, de lire en illimité (comme pour la musique).

Encore mieux. Les cafés (philosophes) ou les cavistes vous mettent à disposition des livres. J’ai déjeuné dernièrement dans un restaurant à Paris où il y avait des livres sur la table. J’y ai ainsi appris que le vin bio est presque bio, puisque la bouillie bordelaise (plus chimique, tu meurs) était autorisée, faute d’alternatives, contre certaines maladies.

La lecture est partout et si la RATP a pris l’habitude de mettre des poèmes dans les rames du métro, d’autres compagnies de bus vous proposent de vous connecter via votre smartphonesur des sites où de courtes histoires ou poèmes vous sont proposés (ex. http://busenseine.smart-trip.fr/). Vous définissez le temps dont vous disposez, ce qui vous intéresse et le tour est joué !

Vous en voulez encore ? Aux USA, des libraires (et des universités) vous proposent dechoisir un livre sur catalogue et vous l’impriment sur place. Le résultat est étonnant: l'exemplaire fraîchement imprimé est quasiment identique à un livre issu d'une imprimerie traditionnelle.

Cela intéresse de nombreux éditeurs à commencer par ceux comme les P.U.F. (Presses Universitaires de France) qui ont un fonds de collection important, mais ne voyaient pas de modèle économique viable pour les rééditer en masse.

Le livre est-il mort ? Il ressuscite sous de nombreuses formes.

Le transfert de savoir par le livre n’est pas mort, tout dépendra de l’imagination dans le format et la façon de le diffuser.

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