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Je forme une entreprise..

26 Août 2016 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Je forme une entreprise..

Dans une période où l’individualisme prend le pas sur le collectif, où chacun veut se réaliser, voici un texte inspirant d’un précurseur.

Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme ce sera moi.

Moi seul. Je sens mon cœur et je connais les hommes. Je ne suis fait comme aucun de ceux que j'ai vus ; j'ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. Si la nature a bien ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m'a jeté, c'est ce dont on ne peut juger qu'après m'avoir lu.

Que la trompette du jugement dernier sonne quand elle voudra ; je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirai hautement : Voilà ce que j’ai fait, ce que j’ai pensé, ce que je fus. J’ai dit le bien et le mal avec la même franchise. Je n’ai rien tu de mauvais, rien ajouté de bon ; et s’il m’est arrivé d’employer quelque ornement indifférent, ce n’a jamais été que pour remplir un vide occasionné par mon défaut de mémoire.

Et vous, que diriez-vous au jour du jugement sur votre parcours professionnel ?

Jean-Jacques Rousseau (Préambule aux Confessions)

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Changez votre façon de confectionner une tartine

18 Août 2016 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Vous connaissez peut-être la loi de Murphy : « toute tartine qui tombe, tombe toujours du mauvais côté ».

Ici, il s’agit de quelque chose de différent. Voici un exercice simple, à faire en famille ou avec des amis en vacances, autour de la confection d’une tartine.

Votre façon de confectionner votre tartine peut stimuler votre créativité. Pas convaincu ?

Regardez l’exemple présenté dans cette émission de la télévision suisse.

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Qui tue le talent ?

12 Août 2016 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Un taux de réussite au bac à 90% et des notes supérieures à 20 pour les meilleurs, voilà de quoi me faire frémir. Cette délégitimisation de l’examen n’aurait guère d’importance, si les gens diplômés étaient bien formés et trouvaient un travail qui leur plaise. Mais est-ce vraiment le cas ?

Ken Robinson est un professeur anglais, spécialiste en créativité et éducation. Ici, dans cette vidéo, il réfléchit à l’impact de l’éducation actuelle.

Un bref extrait (si vous n’avez pas 20’ pour écouter la vidéo)

Dans les 30 prochaines années, selon l'UNESCO, il y aura plus de personnes dans le monde diplômée que depuis le début de l'histoire. Soudainement, les diplômes ne valent plus rien. Quand j'étais étudiant, si tu avais un diplôme, tu avais un travail. Si tu n'avais pas de travail, c'est que tu n'en voulais pas un. Et je n'en voulais pas un, honnêtement. Aujourd’hui, il faut un Master alors qu'avant tu n'avais besoin que d'une Licence et pour certains il faut même un Doctorat. C'est un processus d'inflation académique. Et cela nous montre que le système éducatif en entier est entrain d'évoluer sous nos pieds. Nous devons radicalement repenser notre vision de l'intelligence.

Or, chaque système éducatif sur Terre à la même hiérarchie de sujets. Tout en haut, vous avez les mathématiques et les langues, puis les sciences humaines, et tout en bas les arts. Et dans à peu près, tous les systèmes aussi, il y a une hiérarchie dans les arts. L'art et la musique sont normalement plus haut à l'école que l'art dramatique et la danse. Il n'y a aucun système d'éducation qui enseigne la danse chaque jour à des enfants comme nous leurs enseignons les maths. Pourquoi ? Pourquoi pas ? La vérité, ce qui ce passe est, que quand les enfants grandissent, nous commençons à les éduquer progressivement de la taille. Puis nous nous concentrons sur leurs têtes. Et principalement sur une partie.

Je pense qu'on devrait conclure, que ceux qui réussissent, qui font tout ce qu'on attend d'eux, qui ont tous les bons points, qui sont les gagnants - que le but final de l'enseignement public à travers le monde est de produire des professeurs d'université. Il y a, d'après mon expérience, quelque chose de singulier avec les professeurs -- pas tous, mais typiquement -- ils vivent dans leurs têtes. Ils sont désincarnés, on peut dire, d'une manière littérale. Ils perçoivent leurs corps comme un moyen de transport pour leurs têtes.

Notre système éducatif est basé sur la notion d'aptitude académique. Et il y a une raison. Le système entier a été inventé pour satisfaire les besoins d'industrialisation. La hiérarchie est donc fondée sur 2 idées. Premièrement, que les sujets les plus utiles au travail sont au sommet. Vous étiez donc de façon bienveillante écartés de certaines choses à l'école, des choses qu'enfants vous aimiez si elles ne vous permettaient pas d'obtenir un travail. Ne fais pas de musique, tu ne seras pas musicien. Ne fais pas de l'art, tu ne seras pas un artiste. Un conseil bienveillant -- qui est maintenant, profondément faux. Le monde entier s'engouffre dans une révolution. Le second point est que l'habilite académique, domine vraiment notre vision de l'intelligence, car les universitaires ont modelé le système à leur image. Et la conséquence est que beaucoup de gens talentueux, brillants, créatifs pensent qu'ils ne le sont pas, car les matières où ils étaient bons à l'école n'étaient valorisées, ou étaient même stigmatisées. Ça ne peut pas continuer ainsi.

Et vous ? comment aidez-vous vos enfants à se préparer au futur ?

Transposez cela à l’entreprise : comment développez-vous vos compétences et celles de vos collaborateurs / collègues ?

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Sagesse et méthode

7 Août 2016 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Sagesse et méthode

Dans ce conte spirituel, Matthieu Ricard, moine bouddhiste, raconte l’éducation d’un jeune moine du Bhoutan. Ici, dans ce passage, son oncle, qui est moine, l’emmène sur les chemins vers la retraite d’un vieux sage, vers un lieu appelé la citadelle des neiges. Le voyage est déjà en lui-même une initiation. Après avoir traversé des terrains marécageux où il fallait sauter de pierre en pierre, son oncle lui explique ce qu’ils viennent de faire et le sens qui y est attaché.

« Ces chemins marécageux sont comme le samsara, le monde de la souffrance. Pour le traverser, tu dois t’appuyer sur deux bâtons, la sagesse et la méthode. L’un ne peut aller sans l’autre. Avec un seul bâton, tu auras tôt fait de perdre l’équilibre et de te retrouver le nez dans la boue.

La sagesse, c’est de comprendre que tout ce que tu vois, tout ce que tu ressens, est aussi éphémère qu’un rêve, une illusion, une goutte de rosée, un éclair dans la nuit, une bulle à la surface du torrent.

La méthode, c’est d’être empli de compassion pour tous les êtres ; en gros, c’est d’avoir bon cœur. Sans sagesse, tu perçois tout de travers, et sans compassion, ta sagesse ne vaut pas grand-chose.

Quand tu chemines par ces chemins difficiles, tu comprends mieux la loi de cause à effet. Si tu es distrait, si tu fais la moindre erreur, ta chute sera très désagréable. C’est pareil dans la vie : si tu agis sans réfléchir ou, pire, avec méchanceté, tu récoltes naturellement des problèmes, sans compter le tort que tu fais aux autres. »

Ce livre qui se veut une initiation au bouddhisme est un peu déstabilisant. Ainsi, j’aurais pu croire que la sagesse était compassion et la méthode, le fait de percevoir la réalité comme éphémère. Pour l’auteur c’est l’inverse.

En tout cas, voilà une belle métaphore sur le chemin de la vie en général et le parcours professionnel en particulier

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