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Dans 10 ans la génération Y sera classée "Senior" !

28 Avril 2017 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Voilà un sujet qui fait sourire ou bondir mais qui nous concerne(ra) tous. Dans dix ans, les quinquagénaires seront issus de la génération Y.

Les seniors d’aujourd’hui

Clairement, on est senior à partir de 50 ans. Pour l’entreprise confrontée aux évolutions technologiques et limitée à des objectifs de court terme, elle témoigne souvent d’une solide (et longue) expérience professionnelle et… des inconvénients présumés qui vont avec.

Ces fringants quinquagénaires n’ont pourtant rien à voir avec ceux d’hier. Désormais, ils twittent et gèrent leur agenda sur smartphone. Doit-on les considérer inadaptés au monde du travail ?

Certes, Ils font partie d’une génération qui travaillait pour l’entreprise avec horaires fixes, encadrement rigide, hiérarchie ultra codifiée. Les technologies actuelles favorisent le management participatif et modifient la répartition entre temps de travail et pauses.

La perspective d’une plus grande autonomie n’est pas faite pour leur déplaire. Au contraire. Le plus souvent libérés de contingences familiales, riches de connaissances et ayant tiré les leçons d’erreurs passées, ils ont le goût du travail bien fait, l’envie de transmettre et de collaborer.

Un avenir à construire

De récentes études montrent également que la mobilité géographique n’est pas un frein pour 80% d’entre eux. La majorité accepterait même un changement de fonction.

Ils couteraient plus cher ? Pas si sûr ! Le temps économisé en formation, en accompagnement et surtout, la quasi-certitude de leur fidélité à l’entreprise peut s’avérer un investissement rentable.

Leur challenge consiste plutôt à se préparer dès maintenant à des évolutions métiers liées aux technologies et nouveaux modes de consommation. On peut penser que l’automatisation de multiples processus fera plus de place à des fonctions transversales, moins pénibles.

Il s’agira de développer des compétences-clés comme l’esprit critique (et les seniors n’en manquent pas !), les qualités relationnelles ou la capacité à résoudre les problèmes.

Aujourd’hui, à 55 ans, on est un jeune président mais un vieux travailleur… Qu’en sera-t-il dans 20 ans ?

Le nombre croissant de seniors, retraités ou non, qui se lancent dans une activité indépendante ou la création d’entreprise est de bon augure. Il n’y a pas d’âge pour entreprendre. Alors oui, les seniors ont un futur professionnel.

Source : http://www.or-gris.org/2017/03/et-si-les-seniors-avaient-aussi-un-futur-professionnel-1/2-ze-village.htmlssée 
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J'aime mon travail, pas mon chef

21 Avril 2017 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

En lançant à l’automne 2016 une vaste enquête sur le travail, la CFDT ne s’attendait à pulvériser ses objectifs de retour : plus de 200.000 personnes (tous niveaux confondus) y ont répondu, tant dans le privé (2/3 des réponses) que dans le public.

Quelques clichés médiatiques et litanies de certains politiques ont volé en éclat. Le travail reste une source d’épanouissement et de partage :

  • 76% des répondants aiment leur travail.
  • 71% y ont des amis.
  • 67% s’entraident.
  • 56% sont fiers de ce qu’ils font.
  • 32% travaillent hors de leurs horaires.
  • et 25% n’arrivent pas à prendre tous leurs RTT.

Mais, attention, tout n’est pas rose :

  • 51% affirment que leur charge de travail est excessive.
  • 44% disent ressentir des douleurs physiques.
  • 36% ont fait un burn-out.

Le coupable ? Le manager et plus généralement la hiérarchie

  • 74% réclament davantage de marges de manœuvre.
  • 60% ont l’impression de passer plus de temps à rendre des comptes qu’à travailler.

Le mot final à la CFDT : « Le modèle de la hiérarchie et du silence semble bien périmé, Qualité de vie au travail et compétitivité sont liées. Le temps est venu de partager le pouvoir dans l’entreprise. La financiarisation des entreprises a contribué à rendre le travail invisible alors qu’il en est le cœur. C’est pour cette raison que le savoir des salariés est central. Le temps est venu de partager le pouvoir dans l’entreprise et non plus seulement les richesses qu’elle crée. »

Je vous invite à rapprocher ce texte du billet de la semaine dernière sur le management à la chinoise. Sommes-nous en train de faire fausse route culturellement ?  

L’étude complète sur Parlonstravail.fr

Source : Ouest-France

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Etes-vous (un manager) Chinois ?

15 Avril 2017 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Si pendant plus de 50 ans, les entreprises américaines rachetaient les entreprises européennes (et notamment françaises), aujourd’hui la tendance est au rachat par des chinois. Tout acquéreur amenant avec lui son mode de management, qu’en est-il de la culture managériale chinoise ? Xavier Camby dans un article d’Atlantico nous la décortique

Selon lui, parler d'un management "made in China" est potentiellement réducteur : il existe en Chine de très nombreuses cultures, avec des référentiels très différents et des comportements incompréhensibles pour nous.

La seule chose certaine est que le positionnement individuel est collectif. Là où nous mettons en avant la personne et la réussite individuelle, les Chinois privilégient le groupe, la famille, dans une solidarité très forte, irriguée de réseaux souvent invisibles ou indécelables.

Par ailleurs, le respect de l'autorité leur est commun : l'ancien ou le chef a raison. L'organisation pyramidale et hiérarchique y est forte. Et tout le reste en découle : nul, dans une entreprise chinoise, ne s'y pose vraiment les questions d'un inutile leadership, de charisme hypothétique ni d'une introuvable assertivité !

Les Chinois considèrent le travail comme un lieu d'apprentissage, de rencontre et de création de valeur ajoutée, d'invention d'un Bien Commun qu'ensuite on peut partager. Un lieu de liberté, d'autonomie ou d'indépendance comme de croissance personnelle, au service de tous. Vivre sans travailler y est donc particulièrement obscène, car faisant peser le poids de sa subsistance sur les autres. Non, le travail n'est pas un lieu de supplice, il est le moyen de contribuer au mieux-être de la communauté.

On est très loin du nombrilisme occidental (et notamment français), à base de complainte sur la rudesse de la vie laborieuse où le fantasme ultime et universel pour une vie parfaite serait de ne rien faire, sauf de se divertir ! Le code du Travail à la française, souffrant d'une obésité maladive et croissante, plein de protectionnismes particuliers et d'interdits généraux, n'est qu'une conséquence de cette vision hédoniste mortifère, pas la matrice !

Enfin, ce n'est pas en Chine, mais en Extrême-Orient néanmoins et dans une culture très proche que le fameux Lean a été inventé. Un groupe d'ouvriers ou d'employés peut améliorer son travail, chacun des postes et les méthodes, dans le respect total de la hiérarchie. Il s'agit d'avoir collectivement et hiérarchiquement raison. C'est simple, c'est immédiat et c'est efficace. Importée en Occident, cette méthode échoue le plus souvent, parce que défigurée.

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Deux idées pour renouveler vos réunions

7 Avril 2017 , Rédigé par Aviad Goz & Gérard Rodach

Dans son mode de management d’Amazon, Jeff Bezos a introduit un certain nombre d’actions un peu inusuelles : pas de diffusion d’informations par télévision, peu d’entretiens individuels et surtout une dynamique de réunion par la lecture.

Alors que les réunions (dans les autres entreprises) sont illustrées par des PowerPoint ou des feuilles Excel, Bezos pense que ces méthodes favorisent la paresse intellectuelle. A son avis, il est facile de se cacher derrière quelques phrases simples : vous n’êtes jamais forcé d’exprimer votre pensée complétement.

Il demande à ses collaborateurs d’écrire leurs présentations en prose, dans ce qu’il appelle « narratives » (= texte, récit). Il veut que les gens réfléchissent et prennent leur temps d’exprimer leurs idées.

Les réunions débutent par la distribution des textes et chacun prend le temps de lire le texte pendant 15 minutes. Chaque texte est limité à six pages maximum. Le format du texte est, en général, le suivant (sur le principe d’une dissertation) :

  • Le contexte et la question
  • Réflexions sur comment y répondre : qui a déjà travaillé sur ce sujet, quelles méthodes déjà utilisées et quels impacts ?
  • La proposition de l’auteur de la note
  • Son impact pour l’organisation, le client et en quoi cela apparaît une innovation pour le client ?

Bien sûr, cela ne plaît pas à tout le monde : certains n’aiment pas écrire, d’autres préfèrent parler et tous les sujets ne s’y prêtent pas.

Néanmoins Jeff Bezos va même plus loin en demandant, lorsqu’il y a une nouvelle situation, décision ou un nouveau produit, de rédiger ce même document sous forme d’un communiqué de presse. Le but est de permettre aux collaborateurs de créer un texte percutant qui permette ensuite aux lecteurs de l’intégrer dans leurs actions et de bien en comprendre l’intérêt pour le client.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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